chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
30 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Suffocation - Breeding The Spawn

Chronique

Suffocation Breeding The Spawn
Rares sont les groupes qui ont acquis le statut de cultes dès leur premier album. On pense à Metallica, Machine Head ou Korn mais en death, celui qui a révolutionné le genre c'est bien Suffocation, avec le cultissime "Effigy Of The Forgotten" en 1991. Deux ans après cette perle, les New-Yorkais font à nouveau parler d'eux en larguant un "Breeding The Spawn" sur une scène à jamais transformée. Autant dire que le groupe était attendu au tournant. Allaient-ils confirmer leur supériorité ou allaient-ils se contenter de sortir un "Effigy Of The Forgotten" bis? La réponse leur est largement favorable, bien qu'il faille dans un premier temps tempérer les éloges.

Et oui car à la première écoute, disons le tout de suite, cet album déçoit. Il déçoit parce qu'à cette fameuse première écoute on fait bien trop attention à un facteur capital pour notre chère musique, la production. Et cet album est en effet mal produit. "Effigy Of The Forgotten" n'était pas un modèle du genre mais là c'est vraiment médiocre. Voilà ce que c'est d'avoir laisser tomber Scott Burns! Le groupe a fait appel à Paul Bagin et le résultat s'en ressent. Les guitares sont trop en retrait, manquent de puissance et donc d'impact, ce qui vous vous en doutez nuit quelque peu à l'efficacité et au plaisir de l'écoute. Mais le pire reste la batterie. On a l'impression d'avoir affaire à un kit en plastique Playskool tellement les toms sonnent plat. En plus, la batterie est mixée bien trop en avant et c'est le fouilli le plus total sur les blast-beats... Le grand Mike Smith n'a vraiment pas eu un son à la mesure de son jeu. Il est déjà difficile de rentrer dans un album de Suffocation vu la complexité des structures et l'avalanche de riffs qui déferlent sur nous, et du coup cela devient un sacré défi.

Pourtant, petit à petit, au fil des écoutes, on s'y habitue ou plutôt on essaye d'oublier et on commence à prendre conscience du potentiel de cet opus. Le groupe continue sur la voie ouverte par son premier album et approfondit le concept de technicité: les structures des morceaux sont encore plus tortueuses, les changements de rythme incessants et inattendus encore plus nombreux, les breaks plus lourds et plus lents ("Breeding The Spawn", "Ornaments Of Decrepancy", "Ignorant Deprivation"!!), les riffs plus complexes, les harmoniques sifflantes plus utilisées (l'énorme break de "Prelude To Repulsion"), les solos, bien que toujours chaotiques, plus construits ("Anomalistic Offerings, "Ornaments Of Decrepancy"), les ambiances oppressantes plus travaillées (notamment grâce à basse). Pour faire court, les compos sont plus abouties. Et puis la production n'a pas que des mauvais côtés. Si les guitares et la batterie en ont pris un coût, le chant et la basse ont été épargnés. La voix impressionnante de Frank Mullen a évolué et prend une direction moins gutturale, plus "audible". Il a enlevé les deux mains de son micro et a ainsi gagné en puissance et en personnalité. LA voix Suffo se met en place. Mais la palme d'or (remarquez la référence subtile à l'actualité cinématographique) est décernée à un autre membre, Chris Richards, qui a entre-temps remplacé Josh Barohn au poste de bassiste. La basse est ici l'instrument qui fait toute la différence. Si vous êtes fans de quatre-cordes, vous allez prendre votre pied, je vous le garantis! Omniprésente, parfaitement mise en valeur par le mix, vagabonde, celle-ci est une pure merveille. Affranchie de toutes obligations envers les guitares, la basse se laisse aller, toute heureuse de son indépendance ("Beginning Of Sorrow", le génialissime "Breeding The Spawn", "Epitaph Of The Credulous" et "Ignorant Of Deprivation" offrent les meilleures lignes). Elle vous fera bien souvent frissoner en installant des ambiances aussi froides que la pochette de l'album.

"Breeding The Spawn" est un album qui ne s'apprécie que si vous lui laissez le temps. Sa complexité, sa richesse, sa brutalité, sa froideur et malheureusement sa production ne facilitent pas la tâche mais une fois dompté, il s'avère proprement excellent. Suffocation confirme son énorme potentiel et compte bien s'installer sur le trône pour longtemps (aucune allusion à une quelconque constipation ici je vous vois venir!). Pourtant, à cause de cette satanée production, les Américains sont passés à côté de quelque chose de vraiment très grand comme l'avait été "Effigy Of The Forgotten". Le groupe aurait mérité un son à la hauteur de son talent, pour magnifier ses géniales compos. Ce problème sera résolu avec le retour de Scott Burns sur l'album suivant, "Pierced From Within", considéré comme beaucoup comme l'un des tous meilleurs albums de death de l'histoire.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

11 COMMENTAIRE(S)

citer
(ancien membre)
29/08/2009 16:13
note: 3/10
Album inécoutable tant la prod est exécrable (non, pas "mauvaise" - complètement à chier). Inutile d'écrire de la bonne musique c'est pour la mettre aussi peu en valeur.
Ander citer
Ander
29/12/2005 20:24
note: 8.5/10
Keyser a écrit : Exactement Arnold, il me semblait que c'était clair dans la kro, la prod est mauvaise oui mais la musique en elle-même est très bonne. Et puis on s'y habitue même si au début on a du mal. Cet album mérite amplement un 8/10. Descendre un skeud parce qu'il a une prod de merde alors que les compos sont bonnes c'est une faute de goût je pense alors j'ai simplement enlevé 0.5 on va dire. Le 8 va dans une logique de ma première kro de Effigy (8.5) et de ma future kro de Pierced. Alors Ander je te conseille de l'écouter cet album. Si tu aimes le groupe tu vas forcément aimer et passer outre la prod'. Ne prends pas ce que disent les autres pour argent comptant, forge toi ta propre opinion. Quand tu auras écouté plusieurs fois et que tu auras bien assimilé les compos, revient mettre un com' pour nous donner un avis plus personnel Clin d'oeil

Et putain heureusement que t' es là! Je serai passer à côté de cet excellent (mais mal produit) album...

Dommage que le son soit au ras des paquerettes, il manque de patate faut vraiment tendre l' oreille pour se plonger dedans...

Mais dans son ensemble je préfère cet album à Pierced From Within! Oo J' aime toutes les songs (dans Piered, j' aime moins The Invoking et Synthetecaly Revived...), les paroles sont encore plus travaillées, une basse énorme...

PS: comment se fait-il que la song Breeding The Spawn soit plus courte que dans Pierced From Within?
Ander citer
Ander
06/12/2005 19:10
note: 8.5/10
Je l' ai commandé! J' aurais bien tout les albums du groupe, content Ander. :o
Alexis citer
Alexis
16/05/2005 20:44
Yeah ! Très bonne kro... Mais avec Suffo comme support, ça aide ! Moqueur

Il faut que je me le procure un jour ou l'autre pour parfaire ma discographie du groupe...
Ander citer
Ander
16/05/2005 13:58
note: 8.5/10
Je vais me pencher sur Souls To Deny d' abord, je verrai après pour Breeding. La chanson Breeding The Spawm (sur Pierced) est excellente, donc si le reste de l' album est du même tonneau, je "dis" rien. :x
Backstaber citer
Backstaber
15/05/2005 19:26
note: 8/10
Hey mais elle est géniale cette kro ! Gros sourire

Wai perso je l'ai écouté une semaine, l'ai laissé tomber pendant un mois et j'ai pas pu m'en déllaisser !

Exeptionnel Suffocation ! Headbang
Keyser citer
Keyser
15/05/2005 18:06
note: 8/10
Exactement Arnold, il me semblait que c'était clair dans la kro, la prod est mauvaise oui mais la musique en elle-même est très bonne. Et puis on s'y habitue même si au début on a du mal. Cet album mérite amplement un 8/10. Descendre un skeud parce qu'il a une prod de merde alors que les compos sont bonnes c'est une faute de goût je pense alors j'ai simplement enlevé 0.5 on va dire. Le 8 va dans une logique de ma première kro de Effigy (8.5) et de ma future kro de Pierced. Alors Ander je te conseille de l'écouter cet album. Si tu aimes le groupe tu vas forcément aimer et passer outre la prod'. Ne prends pas ce que disent les autres pour argent comptant, forge toi ta propre opinion. Quand tu auras écouté plusieurs fois et que tu auras bien assimilé les compos, revient mettre un com' pour nous donner un avis plus personnel Clin d'oeil
Arn0ld citer
Arn0ld
15/05/2005 17:52
oui, mais prod de merde n'empeche pas bonne musique, et apparament, sa kro dit que cet album est bien. Et puis il a pas à adapter sa note en fonction d'autres kros.
Enfin c'est a Keyser de voir, du moment qu'il chronique Pierced from within ... Moqueur
Ander citer
Ander
15/05/2005 17:50
note: 8.5/10
C' est Effigy Of The Forgotten qui est dans le "2 from the vault".

Sinon, ouais bonne critique mais j' ai aps lu que d bien sur cet album, et rien que pour la production médiocre, tu pourrais baisser un tantinet la note, je pense. Clin d'oeil
Keyser citer
Keyser
15/05/2005 17:44
note: 8/10
Merci NicoClin d'oeil

Le "Two From The Vault" réuni "Effigy Of The Forgotten" et "Pierced From Within", les deux meilleurs albums de Suffo. C'est ce cd que j'ai acheté pour parfaire ma culture sur ce groupe. Achète-le sans hésiter, tu verras qui est le maître!
Niktareum citer
Niktareum
15/05/2005 17:30
très belle chro Keyser, on sent le passionné! ;-)
perso je connais pas trop Suffoc, a part "souls to deny", mais y'a un ptit "2 from the vault" avec "pierced from within" (et je sais plus quel autre) qui me fait de l'oeil! je crois ke je vais bientot craquer!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Suffocation
Brutal Death technique
1993 - Roadrunner Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (15)  7.73/10
Webzines : (7)  6.42/10

plus d'infos sur
Suffocation
Suffocation
Brutal Death - 1988 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Beginning Of Sorrow
02.   Breeding The Spawn
03.   Epitaph Of The Credulous
04.   Marital Decimation
05.   Prelude To Repulsion
06.   Anomalistic Offerings
07.   Ornaments Of Decrepancy
08.   Ignorant Deprivation

Durée totale: 36'00

line up
voir aussi
Suffocation
Suffocation
Souls To Deny

2004 - Relapse Records
  
Suffocation
Suffocation
Effigy Of The Forgotten

1991 - Roadrunner Records
  
Suffocation
Suffocation
... Of The Dark Light

2017 - Nuclear Blast
  
Suffocation
Suffocation
Pinnacle Of Bedlam

2013 - Nuclear Blast
  
Suffocation
Suffocation
Pierced From Within

1995 - Roadrunner Records
  

Essayez aussi
Defeated Sanity
Defeated Sanity
Disposal Of The Dead / Dharmata

2016 - Willowtip Records
  
Cryptopsy
Cryptopsy
None So Live (Live)

2003 - Century Media
  
Reciprocal
Reciprocal
Reciprocal

2009 - Autoproduction
  
Arkaik
Arkaik
Reflections Within Dissonance

2010 - Unique Leader Records
  
Cryptopsy
Cryptopsy
Whisper Supremacy

1998 - Century Media
  

Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report
Paradise Lost
Medusa
Lire la chronique
W.E.B.
Tartarus
Lire la chronique
Havukruunu
Kelle surut soi
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique
Fretmiden
Omen
Lire la chronique
Air Raid
Across The Line
Lire la chronique
Les concepts dans le BM ! Pffffffffff.
Lire le podcast
Venere
Venere (Démo)
Lire la chronique
Foreseen
Grave Danger
Lire la chronique
Black Rainbows
Holy Moon (EP)
Lire la chronique
Spectrale
Lire la chronique
Cadaveric Incubator
Sermons Of The Devouring Dead
Lire la chronique
Satyricon
Deep Calleth upon Deep
Lire la chronique
Auðn
Farvegir Fyrndar
Lire la chronique
Taake
Kong Vinter
Lire la chronique