chargement...

haut de page
56 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Audrey Horne - No Hay Banda

Chronique

Audrey Horne No Hay Banda
Au vu du nom du groupe, peut-être vous demandez-vous qui est cette Audrey Horne ? Est-ce la chanteuse du groupe ? Pourquoi le groupe porte-t-il son nom ? Est-ce une compositrice multi instrumentiste ? Est-ce qu’elle est bonne ? Bande d’incultes ! Audrey Horne est un personnage de Twin Peaks de David Lynch ! Le groupe, lui, est composé de membres d’Enslaved, Gorgoroth, Deride et Sylvia Wane (et même Paul Di'Anno), alors on calme ses ardeurs s’il vous plaît. Restons avec David Lynch pour préciser que le titre de l’album, No Hay Banda, est une référence à Mulholland Drive : c’est une phrase prononcée par Rita et en espagnol, cela signifie « il n’y a pas de groupe ». Avouez que cela est plutôt bien trouvé pour le premier album d’un side-project.

Membres issus de groupe de black (mis à part Sylvia Wane), références plus ou moins poussées à David Lynch, je vous vois déjà en train d’imaginer un groupe inaccessible évoluant dans un monde lynchien où le corpsepainting blanc et noir, les crucifix à l’envers et les brassards à piques seraient la règle. Et bien pas du tout ! Audrey Horne est très éloigné des groupes suscités et le public visé est nettement plus large que celui de Gorgoroth par exemple. Le groupe n’est donc pas près de passer à Top Of The Pops, à moins que les djeunz se mettent au metal mélodique à tendance dépressive : la musique d’Audrey (oui on est intime) est plutôt lente, lourde et froide…

Tout ce que ne sont pas les premières secondes de l’album ! J’ai rarement vu une entame de disque aussi trompeuse : le riff est saccadé, deux types de chants se répondent, dont un qui n’est pas du meilleur effet. C’est mal parti… Le refrain mélodique qui suit est nettement plus intéressant mais l’enchaînement n’est pas extraordinaire. Il faut attendre le break pour que la formule du groupe se mette réellement en place : des riffs lourds, une batterie bien carrée, le tout blindé d’arrangements au clavier. Si ça ne vous tente pas, passez votre chemin car c’est là l’identité du groupe : on y a droit tout le long de l’album. La monotonie pourrait donc se faire sentir si les compos n’étaient pas bien construites, ce qui n’est heureusement pas le cas. Certains morceaux sont organisés autour d’un riff central répétitif (Listening) et c’est la seconde guitare, quelques notes de piano, mais surtout les claviers qui viennent étoffer le tout.
Au niveau du chant, Toschie varie énormément tout en gardant une unité pas forcément évidente : on pense souvent à Mike Patton dans son registre chanté et parlé (Get A Rope, Crust) ou à feu-le chanteur d’Alice In Chains, Lane Staley, pour l’expressivité du chant (Deathrope). Sur Crust, il y a même un effet de voix souvent utilisé par Anders Frieden sur les derniers In Flames. C’est vraiment anecdotique mais comme j’ai cherché relativement longtemps, je vous en fais part. ;-) C’est vraiment la voix qui porte toute la mélancolie, la tristesse des morceaux, comme sur la magnifique Confessions & Alcohol.

Tout ça c’est bien beau, mais il y a quelques points faibles :
- Les refrains n’évoluent pas assez du début à la fin d’une chanson. Du coup, ça manque un peu de gradation et c’est d’autant plus frustrant que le chanteur semble vraiment à l’aise. S’il excelle sur le chant très calme (couplet de Deathrope), l’ensemble manque un peu de puissance. J’aurais aimé qu’il pousse un peu plus, enfin, on peut pas tout avoir !
- Quelques morceaux sont un peu en deçà : Candystore un morceau aux couplets parlés, sur le même principe que Sane Vs. Normal de Mnemic, qui est beaucoup plus réussi. Il faut dire que sur 4’53, ce n’est peut-être pas adapté… Autre moment passable, le début de The sweet taste of revenge où les claviers sont kitsch et le refrain trop lent. Regrettable étant donné la deuxième partie du morceau qui vient finir l’album en beauté.

En me relisant, je m’aperçois que même dans la partie « critiques » je finis par dire du bien de cet album ! Je crois qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que mettre un 7.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

1 COMMENTAIRE(S)

space monkey citer
space monkey
20/05/2005 0:01
Sortie lundi 16/05.


On peut écouter 1'30 de chaque chanson sur le site du groupe.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Audrey Horne
Metal
2005 - Dogjob (Tuba Records)
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (15)  7.17/10

plus d'infos sur
Audrey Horne
Audrey Horne
Metal - Norvège
  

écoutez
vidéos
Dead
Dead
Audrey Horne

Extrait de "No Hay Banda"
  

tracklist
01.  Dead
02.  Listening
03.  Get A Rope
04.  Deathhorse
05.  Confessions & Alcohol
06.  Candystore
07.  Blackhearted Visions
08.  Bleed
09.  Crust
10.  Weightless
11.  The Sweet Taste Of Revenge

Durée : 49’40

line up
Essayez aussi
Warrel Dane
Warrel Dane
Praises To The War Machine

2008 - Century Media
  
Metallica
Metallica
Death Magnetic

2008 - Vertigo
  
Tool
Tool
Opiate (MCD)

1992 - Volcano
  
Ugly Kid Joe
Ugly Kid Joe
Menace To Sobriety

1995 - Mercury Records
  

chronique Chronique
Mitochondrion
Antinumerology (EP)
chronique Chronique
Musk Ox
Woodfall
chronique Chronique
Terminal Death
Terminal Death (Compil.)
chronique Chronique
Амезарак
Daemonolatreia
chronique Chronique
Royal Blood
Royal Blood
chronique Chronique
Darkspace
Dark Space III I
dossier Dossier
Kill-Town Death Fest 2014 / The Funeral Edition
chronique Chronique
1349
Hellfire
report Live report
No Compromise Metal Fest 2
Bulldozing Bastard + Crystal Viper + Eliminator...
chronique Chronique
Pulling Teeth
Martyr Immortal
chronique Chronique
Mortuus
Grape of The Vine
chronique Chronique
The Haunted
Exit Wounds
chronique Chronique
Petrychor
Makrokosmos
chronique Chronique
Dark Funeral
The Secrets Of The Black Arts
chronique Chronique
Horn Of The Rhino
Summoning Deliverance
chronique Chronique
Stryvigor
Забуте віками
(Forgotten by Ages)
chronique Chronique
Immortal
Battles In The North
chronique Chronique
Immortal
Diabolical Fullmoon Mysticism
chronique Chronique
Sarpanitum
Fidelium (EP)
chronique Chronique
Sigh
Imaginary Sonicscape
chronique Chronique
Botanist
VI: Flora
chronique Chronique
Noctem Cursis
Nocturnal Frost
chronique Chronique
Tamerlan
Ain
chronique Chronique
Nachtmystium
The World We Left Behind
chronique Chronique
Abigor
Leytmotif Luzifer
chronique Chronique
Ofdrykkja
A Life Worth Losing
chronique Chronique
Ichor
Depths
chronique Chronique
Altars
Paramnesia
chronique Chronique
Blood Of Kingu
Dark Star on the Right Horn of the Crescent Moon
report Live report
Metal Méan 2014
Aeternus + Ascension + Avatarium + Coroner + De...