chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
59 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Evergrey - Solitude - Dominance - Tragedy

Chronique

Evergrey Solitude - Dominance - Tragedy
Un an seulement après leur premier opus, Evergrey sort un nouvel album qui est peut-être l'album le plus difficile à cerner de leur discographie. La musique du groupe semble s'enfoncer dans sa propre complexité mais ce n'est pas un mal pour quelqu'un qui aime bien revenir sur ses premières écoutes afin de creuser et découvrir ce que le cd a vraiment à nous offrir.
Ainsi pour tout vous dire, j'avais été un peu déçue à la première écoute de l'album, rien que par sa durée, trois petits quarts d'heure. Mais je suis revenue à ce disque de nombreuses fois par la suite et c'est petit à petit qu'il a dévoilé ses qualités.

La première évolution par rapport à The Dark Discovery c'est la qualité du son. La production de cet album sert mieux les musiciens, mettant plus la voix en valeur et accordant une profondeur plus importante aux instruments même si nous sommes encore loin du son qu'ils ont aujourd'hui.
Musicalement, la complexité de l'album vient de ses structures et des enchaînements des chansons qui peuvent donner l'impression d'un ensemble décousu. Mais quand on y regarde, de plus près, on voit que l'ensemble est pourtant très cohérent, très homogène, et au final je ne suis toujours pas à même de vous dire ce qui fait le mystère de cet album…

On retrouve dans ce Solitude Dominance Tragedy, tous les ingrédients propres à Evergrey : les rythmiques saccadées, les passages instrumentaux avec évolution de rythmes, le clavier en lignes mélodiques typiques au groupe, le chant toujours aussi amer, éraillé révolté et les apparitions d'autres instruments. Cette fois-ci Evergrey nous offre une harpe et un violon ainsi que de véritables chœurs même s'ils se font assez discrets.
Le mid-tempo serait caractéristique de l'album de manière globale même si l'intro de « Solitude Within », ainsi que les titres « Nosferatu », « She speaks to the Dead », « When Darkness Falls » sont un peu plus speed.

Les titres sont assez longs et très fourre-tout. Je m'explique. Autant les intros que les couplets ou les ponts, tout est toujours en éternelle évolution. Il n'y a pas deux couplets qui aient la même orchestration, les intros sont souvent longues (« Solitude Within », « Nosferatu », « A Scattered Me », « When Darkness Falls », « The Corey Curse »), et le chant à chacune de ses entrées introduit une nouvelle ambiance ou casse le rythme. Evergrey est le genre de groupe qui fait des intros assez speed et accrocheuse avec une grosse orchestration pour qu'ensuite le chant débarque sur une ligne rythmique et mélodique épurée. Cela constitue une variation constante du volume sonore et l'ensemble peut être assez difficile à suivre. Mais la musique n'en est pas forcément mauvaise. Tous les titres sont très fouillés, et les variations sont recherchées. A aucun moment le groupe ne tombe-t-il dans la facilité à mettre un riff efficace pour être sûr que l'auditeur ne décroche pas, à aucun moment vous aurez une ligne de chant très claire sur un fond minimaliste. Autant vous dire que cet album est court mais qu'il est très dense. Le seul titre un peu plus accessible dès la première écoute est la ballade « Words Mean Nothing ». Très joli titre où le refrain est chanté de façon très touchante par Tom.

Le point commun à tous les titres est cette ambiance sombre, dramatique mais jamais pompeuse ni emphatique assurée par la tonalité des chansons, par les instruments utilisés et par le chant toujours poignant de Tom. Cette obscurité découle aussi de cette complexité, des ces changements de rythme et de mélodies et d'instruments sans arrêt. De plus, cette ambiance est couplée à un aspect assez intimiste de l'album. En effet, les titres 3 à 6 inclus commencent par une voix off qui parle de manière assez feutrée enveloppant un peu plus de mystère encore, le contenu des titres, leur sens et leur portée. Des esprits trop étriqués pourraient penser que c'est redondant et inutile…

Je ne peux vous parler d'avantage de cet album sans rentrer trop dans les détails mais pour conclure je peux dire que cet album est bien le plus mystérieux et le plus secret de la discographie d'Evergrey qui progresse et développe avec talent et profondeur le style qu'il s'est donné, en suivant ses émotions, son sens esthétique et sans se soucier de l'avis du public.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Evergrey
Heavy/Dark Mélodique
1999 - Hall Of Sermon
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (2)  8.75/10
Webzines : (2)  8/10

plus d'infos sur
Evergrey
Evergrey
Heavy/Dark Mélodique - 1995 - Suède
  

tracklist
01.   Solitude Within
02.   Nosferatu
03.   The Shocking Thruth
04.   A scattered Me
05.   She speaks to the Dead
06.   When Darkness Falls
07.   Words Mean Nothing
08.   Damnation
09.   The Corey Curse

line up
voir aussi
Evergrey
Evergrey
The Dark Discovery

1998 - InsideOut Music
  
Evergrey
Evergrey
In Search Of Truth

2001 - InsideOut Music
  

FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique
Extremity
Extremely Fucking Dead (EP)
Lire la chronique
Eternal Valley
The Falling Light
Lire la chronique