chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
15 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Annihilator - Alice In Hell

Chronique

Annihilator Alice In Hell
Il y a plusieurs façons de se planter et de passer à côté de ce groupe fantastique qu'est ANNIHILATOR. La première est de penser qu'avec un nom pareil, on ne peut avoir affaire qu'à un groupe de death bas du front tout juste bon à imiter le bruit d'un motoculteur.
La seconde consiste à tomber sur le mauvais album (on trouve de tout dans leur disco, du menu terroir au burger faisandé, mais surtout du caviar) au mauvais moment (si vous êtes en plein revival gore-grind, revenez plus tard !). Pour ne rien arranger, le combo canadien a multiplié les changements de line-up au cours de sa longue et prolifique carrière. Pas moins de six chanteurs se sont succédés derrière le micro tandis que maître Waters s'amusait à brouiller les pistes instrumentales en orientant son ANNIHILATOR sur des rives heavy rock ou indus peu affriolantes. Compte tenu de la discographie conséquente de ce vétéran de la scène thrash, mieux vaut prendre le groupe par le bon riff : les dernières sorties en date (All for you et Schizo deluxe, tous deux excellents) ou les cultissimes premiers albums, "Alice in hell en tête".

Sorti au crépuscule des années 80, "Alice in hell" a fait un carton avec plus de 250 000 exemplaires écoulés à travers le monde. Plus qu'un TESTAMENT qui tarde à confirmer les espoirs placés en lui, ANNIHILATOR est alors considéré comme l'outsider le plus sérieux de METALLICA. Alors que la bande à Hetfield n'en finit plus de marquer le monde de son empreinte, le groupe de Jeff Waters creuse le même sillon que "Ride the Lightning", le chef d'œuvre des Four Horsemen. Il faut dire que le combo canadien compte en ses rangs un guitariste extraordinaire, capable d'enterrer les meilleurs artificiers du genre. Alignant des compositions agressives (l'héritage du thrash, voire du death lorsqu'on écoute les premières démos du groupe) mais puissamment mélodiques, "Alice in hell" synthétise le meilleur du heavy thrash d'hier ; on y trouve des solos de dingues labellisés METALLICA/EXODUS, une rythmique sous influence de JUDAS PRIEST et SLAYER, ainsi qu'une forte propension à la surenchère de riffs comme chez Mustaine, pardon, MEGADETH !
Avec pareil contenu, on aurait pu s'attendre à un chant haut perché façon FORBIDDEN ou DEATH ANGEL mais il n'en est rien ; Jeff Waters fait appel au hargneux Randy « redneck » Rampage pour les vociférations thrash, son chant venimeux et rampant faisant ici merveille.

L'album débute par un instrumental somptueux, "Crystal Ann", une incitation au voyage et à la rêverie qui introduit de la meilleure manière le classique absolu du groupe. Dès les premières mesures de "Alison Hell", Waters et ses sbires tissent la trame d'un univers musical tour à tour féerique et démoniaque, une fantasmagorie sonore évoquant implicitement Lewis Carroll et son Alice in wonderland. De ce va et vient continuel entre le ciel et l'enfer émerge un parc d'attraction hybride, un Disneyland dégénéré ou Donald finirait en broche et Minnie débitée en fines lamelles (ouais, j'aime pas trop Minnie) pour servir de hors d'œuvre aux goules et autres créatures cauchemardesques.
Tout ANNIHILATOR ou presque est résumé en un seul titre d'enfer ; un intro à la guitare acoustique aussitôt suivi d'une rythmique en béton, des leads à la virtuosité effrayante, plus de breaks que dans un match Safin-Santoro et surtout cette science quasi chirurgicale du riff tueur, de ceux qui marquent votre allégeance au métal et vous hantent jusqu'à la dernière pinte.

Bien lancé par un mid-tempo ravageur, le space mountain canadien donne alors la pleine mesure de son potentiel sur les morceaux suivants, quatre titres speed qui mettent en valeur le jeu subtil du batteur Ray Hartmann, qu'on retrouvera sur "Never, neverland" et plus tard "Carnival diablos". Monstres de virtuosité technique, "Word salad" et "Schizos are never alone" finissent de convaincre qu'on est pas au pays des manchots mais bien celui des caribou enragés, ceux qui chassent le trappeur en chemise à carreaux toutes dents dehors.
Après 7 premières attractions à couper le souffle, la machine de guerre donne toutefois quelques signes d'essoufflement en fin de parcours. De bonne facture, "Ligeia" et "Human insecticide" n'atteignent pas le niveau de perfection d'un "Alison hell" ou d'un "Wicked mystic".
Un légère baisse de régime sans conséquence pour un classique instantané, un remarquable coup d'essai très vite transformé par le chef d'œuvre à venir, l'immense "Never, neverland".

N.B. Pour ce qui est du son, "Alice" a goûté aux remasters de Roadrunner comme les premiers OBITUARY, ce qui rend son acquisition d'autant plus indispensable !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

5 COMMENTAIRE(S)

armageddon200 citer
armageddon200
07/02/2011 09:30
note: 8/10
Bonne chro... je suis assez d'accord mais moi j'aime bien Annihilator quand ça tabasse donc Alison Hell j'ai moyennement accroché... pour le reste ça envoie du gros et ça fait bien plaisir!
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
19/02/2007 07:13
note: 9/10
Merci à tous, et c'est noté pour les guillemets, je ferais l'effort pour les prochaines kros. Et preparez vous à bouffer du Annihilator dans les semaines à venir !
Niktareum citer
Niktareum
18/02/2007 21:11
note: 9/10
J'aime bien Annihilator, mais faudrait que je me penche plus en détail sur leur disco...un jour... Roll Eyes


ps: sinon juste un détail, est-ce que tu pourrais mettre les titres d'album ou de chanson entre guillemets, c'est plus clair. Clin d'oeil
Dead citer
Dead
18/02/2007 18:34
Encore une bien belle chronique !
Ca change de voir des albums des années 80 Clin d'oeil
Kleim Antyne citer
Kleim Antyne
18/02/2007 16:06
C'est marrant, le guitariste de Unmoored s'appelle aussi Thomas Johansson ! *oui je sais qu'on s'en fout*

Bonne kro en tout cas ! Je ne connais d'Annihilator qu'un titre sur un sampler mais cette review me donne envie d'en connaître d'avantage!
Bienvenue dans la team Sourire


AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Annihilator
Heavy thrash
1989 - Roadrunner Records
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (12)  9/10
Webzines : (10)  8.93/10

plus d'infos sur
Annihilator
Annihilator
Thrash metal - Canada
  

écoutez
tracklist
01.  Crystal Ann
02.  Alison Hell
03.  W.T.Y.D.
04.  Wicked Mystic
05.  Burns Like a Buzzsaw Blade
06.  Word Salad
07.  Schizos (Are Never Alone) Parts 1&2
08.  Ligeia
09.  Human Insecticide

Durée : 37:45

line up
voir aussi
Annihilator
Annihilator
Never, Neverland

1990 - Roadrunner Records
  
Annihilator
Annihilator
Double Live Annihilation (Live)

2003 - AFM Records
  
Annihilator
Annihilator
Bag Of Tricks (Compil.)

1994 - Roadrunner Records
  
Annihilator
Annihilator
Set The World On Fire

1993 - Roadrunner Records
  
Annihilator
Annihilator
Schizo Deluxe

2005 - AFM Records
  

Essayez aussi
Testament
Testament
The Ritual

1992 - Atlantic Records
  
Soilwork
Soilwork
The Chainheart Machine

1999 - Listenable Records
  
Biomechanical
Biomechanical
The Empires Of The Worlds

2005 - Elitist Records
  
Children Of Bodom
Children Of Bodom
Chaos Ridden Years (DVD)
(Stockholm Knockout Live)

2006 - Spinefarm Records
  
Cryonic State
Cryonic State
Voice Of The Insane (Démo)

2008 - Autoproduction
  

State Faults
Desolate Peaks
Lire la chronique
Conqueror
War Cult Supremacy
Lire la chronique
Kataklysm
Of Ghosts And Gods
Lire la chronique
One Life Crew
Crime Ridden Society
Lire la chronique
Adversarial
Death, Endless Nothing And ...
Lire la chronique
Parce qu'on a tous été ados
Jouer au blindtest
Loudblast
Sublime Dementia
Lire la chronique
Motocultor Festival 2015
Lire le dossier
Uncle Acid And The Deadbeats
The Night Creeper
Lire la chronique
Interment
Where Death Will Increase 1...
Lire la chronique
Aetherius Obscuritas
MMXV
Lire la chronique
LVTHN
The Grand Uncreation (Compil.)
Lire la chronique
Der Weg einer Freiheit
Unstille
Lire la chronique
Soilwork - The Ride Majestic
Lire le dossier
Lugubrum / Urfaust
Het Aalschuim der Natie (Sp...
Lire la chronique
Venefixion
Defixio (Démo)
Lire la chronique
Ulcerate
Everything is Fire
Lire la chronique
Pure
Art of Loosing One's Own Life
Lire la chronique
Metal Méan 2015
(DOLCH) + Drowned + Grand M...
Lire le live report
Suis La Lune
Distance / Closure (EP)
Lire la chronique
New Noise Festival 10
Birds In Row + Earthship + ...
Lire le live report
Crown
Natron
Lire la chronique
Leprous
The Congregation
Lire la chronique
Various Artists
A Treasure to Find (Tribute...
Lire la chronique
Vardan
Between the Fog and Shadows
Lire la chronique
Birds In Row
You, Me & the Violence
Lire la chronique
Weird Fate
Cycle of Naught
Lire la chronique
Mercyless
Abject Offerings
Lire la chronique
Acherontas
Ma-IoN (Formulas Of Reptil...
Lire la chronique
Myrkur
M
Lire la chronique