chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
16 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Death Angel - Killing Season

Chronique

Death Angel Killing Season
Quoi de plus approprié que les alentours de la St Valentin pour s'en retourner vers ses vieilles amours thrash d'antan ? Rassurez-vous, je ne vous ferai pas le coup du vieux briscard qui a ses habitudes dans les alcôves de la Bay Area, Death Angel n'ayant commencé à me caresser l'organe auditif que tardivement. En effet, pour d'inexplicables raisons conjoncturelles actuellement inconnues de nos services, la bombe « The Ultra-Violence » et sa coquine de petite sœur « Frolic through the Parc » ont soigneusement évité mes draps, pourtant régulièrement souillés au son des meilleures galettes thrash. Ce n'est que sur la fin de sa 1ere vie, avec le contesté « Act III » – pièce qui intégrait des influences funky et prog au thrash d'alors –, que l'Ange de la Mort m'avait finalement séduit, même si j'avais été préalablement régalé de ses précédents exploits au travers du chouette album photos souvenir live qu'est « Fall From Grace » (au son particulièrement à chier, mais je pense que c'est ma vieille copie K7 pourrie qui est à blâmer …).

En 2003 déjà, Bam !, speed dating choc lors du No Mercy à la Loco: Death Angel revient d'entre les morts de façon flamboyante aux côtés de ses potes de Testament et Nuclear Assault. Et là, verdict: le volcan qu'on croyait trop vieux crache encore la purée comme un Rocco après sa ration quotidienne de soupe de viagra au gingembre. S'ensuivit l'année d'après un « The Art Of Dying » qui en convainquit plus d'un quant à la pertinence de ce retour. Pourtant ce n'est qu'en ce début 2008 qu'il m'est finalement donné de m'abandonner à nouveau à l'étreinte vigoureuse de la bande à Mark Osegueda.

Et vigoureux, c'est bien le mot. Ils nous avaient prévenu d'ailleurs, par médias interposés, que ce retour devait être celui de l'efficacité et du coup de genou dans les parties, et … Ouch (Si pour vous ça ne reflète pas bien le bruit du testicule qui se ratatine au contact d'une rotule vindicative, faites vous latter l'entre-jambe, enregistrez le tout, et envoyez-moi la bande son, j'essaierai d'en tirer une onomatopée plus appropriée …) ! … Ils n'avaient pas menti ! Poins de funky attitude, pas d'expérimentations prog ou pop: on reste en terres thrash, et ça latte, ça latte et ça latte. Et pour arriver à ce résultat, pas question de se conformer aux tendances actuelles: pas de vintagerie « plus roots que moi tu meurs » à la Evile, Dekapitator ou Merciless Death. Pas non plus de lifting à grands coups d'injections de death-collagène-metal et de ravalement de façade chez les Docteurs Tue Madsen ou Jacob Hansen. Non, juste du bon vieux putain de thrash racé, une grosse envie d'en découdre et une prod puissante mais pas envahissante qui ne vole pas la vedette au travail de composition et d'exécution.

Le groupe nous revient donc avec une grosse patate (ce qui est sensible dès le premier titre, « Lord Of Hate »), une démarche parfois guerrière et conquérante (« God Vs God »), voire quelques invitations au street fight où le groupe sort la batte de baseball et ne fait pas de cadeau (« Sonic Beatdown » , « Carnival Justice »). Le riffing est à la fois rond, puissant et incisif, mais par-dessus tout, c'est du chant de Mark qu'émane avec le plus d'évidence un sentiment d'urgence, de tension revancharde, voire de rage: quelle pêche il a le gaillard ! On remarque aussi que, si le groupe ne s'éloigne plus trop d'une ligne de conduite électrique nerveuse (quoique l'album soit un peu plombé par des compos plus ballado-mollasse, genre « Soulless » - qui finit heureusement bien – ou « Resurrection Machine » - qui clôt malheureusement l'album), il n'hésite pas à aller puiser son inspiration aux racines du genre, et à faire ressortir avec plus ou moins d'évidence celles-ci à travers son thrash. Ainsi un « The Noose » est très rock'n'roll (écoutez-moi ces leads qui concluent chaque phrase sur les couplets, ou ce solo à 1:56), tout comme « When Worlds Collide » (qui commence comme un bon gros morceau de Hard Rock) ou « Steal The Crown » qui ferait presque Big Rock. A la limite, on aurait presque l'impression parfois que Death Angel veut se lancer dans la création de l'étiquette Thrash'N'Roll.

Ne croyez pas que cet album ne foutra la patate qu'aux vieux thrasheurs ayant passé la trentaine (qui a dit « et la date limite » ?): il ne sonne absolument pas daté, est facile d'accès bien que riche, entraînant en diable et plein de la pêche du jeune groupe sortant sa première galette. Essayez-le: le groupe a mis l'intégralité de l'album en streaming sur sa page myspace.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

5 COMMENTAIRE(S)

citer
Järi
08/03/2008 17:18
Pas fan du style, mais tres bon album !!
Niktareum citer
Niktareum
15/02/2008 19:17
note: 7.5/10
cglaume a écrit : Nikta, tu attribues "Darkness Descends" à Death Angel ? Et tu es encore admis dans les rangs de la rédaction ?????????? Moqueur

Tu viens de perdre ton étoile du mérite Thrashocorien. Ne jamais confondre Dark Angel et Death Angel, rogntudju ! Moqueur

Mouarf quel con! Mort de Rire Ouais enfin bref ça change rien je connais pas trop non plus. Mr Green
cglaume citer
cglaume
15/02/2008 16:43
note: 8.5/10
Nikta, tu attribues "Darkness Descends" à Death Angel ? Et tu es encore admis dans les rangs de la rédaction ?????????? Moqueur

Tu viens de perdre ton étoile du mérite Thrashocorien. Ne jamais confondre Dark Angel et Death Angel, rogntudju ! Moqueur
Hellswrath citer
Hellswrath
15/02/2008 16:34
Excellent album ! Tout comme le précédent ! Miom ! Je préfère nettement ce thrash là, plus léger et effectivement plus rock, à l'espère de nouvelle vague de thrash ricain, old schoolisant Sourire
Niktareum citer
Niktareum
15/02/2008 14:11
note: 7.5/10
Pareil que toi Death Angel n'a jamais atterri dans ma chaine hi-fi dans les années 90, je sais pas pourquoi... Après j'ai juste vite fait écouté "Darkness descends" mais j'en garde pas un souvenir impérissable.
Bref j'essaierai d'écouter celui là si j'en ai l'occasion, sinon tant pis. Sourire

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Death Angel
Thrash Metal
2008 - Nuclear Blast
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (8)  7.88/10
Webzines : (19)  7.89/10

plus d'infos sur
Death Angel
Death Angel
Heavy thrash - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Lord of Hate
02.   Sonic Beatdown
03.   Dethroned
04.   Carnival Justice
05.   Buried Alive
06.   Soulless
07.   The Noose
08.   When Worlds Collide
09.   God vs God
10.   Steal the Crown
11.   Resurrection Machine

Durée : 47:38

line up
parution
29 Février 2008

voir aussi
Death Angel
Death Angel
Relentless Retribution

2010 - Nuclear Blast
  

Essayez aussi
Sodom
Sodom
Better Off Dead

1990 - Steamhammer Records (SPV)
  
Sepultura
Sepultura
Beneath The Remains

1989 - Roadrunner Records
  
Exumer
Exumer
Fire & Damnation

2012 - Metal Blade
  
Headhunter
Headhunter
A Bizarre Gardening Accident

1992 - Major Records
  
Megadeth
Megadeth
Rust In Peace

1990 - Capitol Records
  

Sepulchral
Back From The Dead (Compil.)
Lire la chronique
Skull Parade
Skullparade
Lire la chronique
Cytotoxin
Gammageddon
Lire la chronique
The World I Knew
Fuck a 9-5 (EP)
Lire la chronique
Infinity
Hybris
Lire la chronique
Anasarca
Survival Mode
Lire la chronique
The Fatalist
Dark Ecriture (EP)
Lire la chronique
Dead Witches
Ouija
Lire la chronique
Black Metal in french : Les destructeurs
Lire le biographie
Formicarius
Black Mass Ritual
Lire la chronique
Bloody Rabbeat
Use Your Head (EP)
Lire la chronique
Dzö-nga
The Sachem's Tales
Lire la chronique
Wacken Open Air 2017
28 years louder than anythi...
Lire le live report
Expulsion
Nightmare Future (EP)
Lire la chronique
Once Awake
Ever So Cold
Lire la chronique
Contorsion
United Zombie Nation (U.z.N)
Lire la chronique
The Gault
Even as All Before Us
Lire la chronique
Hangman's Chair / Greenmachine
Hangman's Chair / Greenmach...
Lire la chronique
Dawn Of Disease
Ascension Gate
Lire la chronique
Nokturnal Mortum
Verity
Lire la chronique
Beneath
Ephemeris
Lire la chronique
Fall Of Summer 2017
Lire l'interview
The Midnight Ghost Train
Cypress Ave.
Lire la chronique
Cloven Hoof
Who Mourns For The Morning ...
Lire la chronique
Charnel Winds
Verschränkung
Lire la chronique
Desecresy
The Mortal Horizon
Lire la chronique
Venomous Maximus
No Warning
Lire la chronique
Mirrored in Secrecy : de l'autre côté du miroir
Lire l'interview
Profanity
The Art Of Sickness
Lire la chronique
Rings Of Saturn
Ultu Ulla
Lire la chronique