chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
38 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Spearhead - Decrowning The Irenarch

Chronique

Spearhead Decrowning The Irenarch
(The Doctrine Of Imperial Fidelity And The Supertemporal Divine Right Of War)

Spearhead, soit fer de lance dans la langue de Shakespeare. Autant dire que ce groupe se la pète pas mal. Et pourquoi pas appeler son album Follow The Leader aussi pendant qu'on y est?! Le truc c'est que si le nom de ce combo peut paraître présomptueux, c'est qu'il a des arguments à faire valoir! Fer de lance peut-être pas car celui-ci ne révolutionne rien réellement mais Spearhead se place au moins parmi les plus intéressants, en nous proposant un produit ma foi fort bien foutu.

Ah oui merde, j'allais oublier les présentations. Spearhead est donc un quartette britannique formé en 2003 et signé sur Invictus Productions pour lequel il sortira un 1er album en 2005, Deathless Steel Command, un album dont je n'ai même pas honte de dire que je n'en ai pas écouté la moindre note. Après une chtite (pour coller à l'actualité cinématographique) démo l'année suivante, les Anglais donnent un petit frère à leur premier rejeton lors des fraîches nuits de décembre 2007. Baptisé Decrowning The Irenarch, cet opus devrait donner à la formation la force de frappe nécessaire à son putsch.

Pochette magnifique, ça commence bien. Thématique guerrière et philosophique, on continue dans les bons points. Maîtrise technique parfaite avec personnalité dans les riffs, c'est sûr, on tient un bon client! Difficile de cataloguer Spearhead dans un quelconque genre, les Britanniques jouant à la fois du death (riffs, batterie), du black (voix, riffs) et du thrash (rythme, solis) mais plutôt un mélange savamment dosé des trois, sans pouvoir être étiqueté war métal car pas assez sauvage. Du métal extrême quoi finalement, pour faire vague, comme en Thailande. Souvent véloce, très agile, le groupe fait la démonstration durant 9 titres (plus 2 instrumentaux samplés, "Prolegomenon" et "Interregnum") qu'il manie les armes de façon extrêmement précise avec une technique top niveau. C'est clair on a affaire à d'excellents musiciens, très carrés. Seule la basse, audible mais aux lignes très conventionelles, fait un peu tâche parmi un batteur surexcité qui ne laisse jamais de répit à ses pauvres fûts, des guitaristes impressionnants que ce soit en rythmique ou en lead et un chanteur formidable. Mais s'il n'y avait que deux choses à retenir, c'est bien ces deux derniers. Barghest, l'orateur (et qui est aussi le bassiste d'où sans doute le manque d'initiative de la quatre-corde), possède une voix black mais pas trop, éraillée et très compréhensible, au flow très accrocheur. Car oui, Decrowning The Irenarch est un album accrocheur, vous le verrez. Invictus, l'homme à la rythm guitar comme ils disent là-haut, nous délivre lui des riffs ingénueux, techniques, virulents, mélodiques et toujours entraînants (celui d'"In the Face Of The Absolute" est un pur bijou!). Et quant au soliste Nephilim c'est évidemment par ses nombreux solis chaotico-mélodico-tatayoyo-technique qu'il se distingue (mon dieu la conclusion de "Thus Always to Tyrants", sacré bouquet final!). Si malgré un jeu tout à fait juste je n'ai pas retenu le batteur Vortigern pour les honneurs, c'est que le bonhomme ne blaste pas assez à mon goût, se contentant souvent de semi-blastouille, même si ça bourre quand même pas mal la plupart du temps!

Et voilà la magnifique transition vers les reproches trouvée, parce qu'il y en a toujours. Cette pénurie de bons gros blasts des familles va de paire avec un manque de brutalité qui je trouve impacte sur l'aura guerrière et tranchante de Spearhead. Decrowning The Irenarch est ainsi un peu trop propre sur lui, pas assez bestial. Un sentiment renforcée par une production limpide, mais justement trop limpide. Les guitares portent trop dans les aigües et le son de batterie clinique manque de naturel. Et pour finir, si la plupart des riffs s'avèrent exemplaires, d'autres bien que toujours accrocheurs se révèlent trop simplistes par rapport à ce que le groupe est capable de faire, les rendant ainsi dispensables.

Ne restez toutefois pas sur ce dernier paragraphe critique, Decrowning The Irenarch est un très bon album que tout bon fan de métal extrême avec un minimum de goût saura apprécier de par son accroche rapide malgré une technicité supérieure à la moyenne, et ce grâce à des riffs percutants, des soli mélodiques très appréciables et des vocals patterns péchus. Spearhead possède également sa propre patte et pourrait être décrit comme une version plus sophistiquée d'Angelcorpse. Seul un quota moyen de sauvagerie m'a un peu laissé sur ma faim mais ceci, on l'expliquera de cette manière: Spearhead n'a malgré son nom pas vocation à pénétrer les rangs ennemis en 1ère ligne tel un vulgaire fantassin déjà condamné. C'est un fin stratège qui, comme les plus grands maîtres de guerre de l'histoire l'ont fait avant lui, prend le temps d'établir un plan ingénueux afin d'assurer sa victoire, qui n'en sera que plus écrasante. Un groupe qui a grave la classe quoi!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Ander citer
Ander
30/12/2016 15:16
note: 8/10
A priori c'était pas parti pour me plaire (écouté le tilte track après achat seulement), finalement j'accroche bien à ce death/thrash guerrier. C'est fun la guerre des fois.

Keyser a écrit : (mon dieu la conclusion de "Thus Always to Tyrants", sacré bouquet final!)

C'est plutôt le final de Mors Trimphalis dont tu veux parler, non?


Caacrinolas citer
Caacrinolas
18/03/2008 20:12
note: 8/10
Très bonne découverte que cet album et j'espère sincerement que la future tournée avec Impiety passera par Paris
Xenocidist citer
Xenocidist
18/03/2008 13:52
"pour faire vague, comme en Thailande"
Ouarf, j'adore!
Keyser citer
Keyser
18/03/2008 13:45
note: 8/10
Trois extraits vous sont proposés sur MySpace.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Spearhead
Death/Black/Thrash
2007 - Invictus Productions
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (4)  8/10
Webzines : (7)  8.17/10

plus d'infos sur
Spearhead
Spearhead
Elitist Blackened Death Metal - 2005 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Prolegomenon
02.   Decrowning The Irenarch
03.   When The Pillars Fall
04.   Road To Austerlitz
05.   Interregnum
06.   Iulianus Augustus Apostata
07.   In The Face Of The Absolute
08.   Thus Always To Tyrants
09.   Mors Triumphalis
10.   Brotherhood Of Arms
11.   Aftermath

Durée : 38'20

line up
parution
6 Décembre 2007

Essayez aussi
Charon
Charon
Sulphur Seraph
(The Archon Principle)

2012 - Sepulchral Voice Records
  
Exordium Mors
Exordium Mors
The Apotheosis Of Death

2014 - Iron, Blood & Death Corporation
  
Sacramentum
Sacramentum
Thy Black Destiny

1999 - Century Media Records
  
Merciless
Merciless
Unbound

1994 - Black Lodge Records
  
Solar Demise
Solar Demise
Archaic War

2018 - Narcoleptica Prod.
  

Nuclear Assault
Game Over
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report