chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
55 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Dylath-Leen - Semeïon

Chronique

Dylath-Leen Semeïon
Décidément, du début à la fin « Semeïon » aura tout eu du rendez-vous manqué … Et ce dès la mise en bouche – qui aura finalement constitué une mise en abyme préliminaire visionnaire: en effet le premier promo s'étant perdu dans la nature postale, plusieurs semaines plus tard, un 2e trouva finalement le chemin de ma boite aux lettres, simple CD « gravé maison » enrobé d'une photocopie couleur de la pochette de l'album … OK, pas de quoi fouetter un chat, un Whourkr au packaging pourtant encore moins doté de paillettes s'étant déjà vu porté aux nues. Ce n'est pas ces présentations cheap qui freineront mon enthousiasme, crénom!

Sauf que sans m'en rendre compte, j'avais insidieusement laissé monter la pression et m'étais mis à attendre beaucoup trop de cet album. Au vu des très nombreuses bonnes surprises hexagonales de ces dernières années, des quelques premiers bons échos glanés ci et là sur le Net et de la présence au sein du groupe d'un fan d'Amoral (Bertrand) – preuve indéniable de bon goût s'il en est -, je m'étais inconsciemment préparé à recevoir la bombe de l'été. Et manifestement, bien que « Semeïon » ne soit pas non plus un pétard mouillé, je n'aurais pas du m'emporter de la sorte si j'avais voulu apprécier les bienfaits de cet album en toute objectivité et sans amertume aucune.

A la première écoute, petite déception: pas de grosse baffe dans la tronche, plutôt de l'anodin. Mais après maintes écoutes répétées, j'étais quand même un peu rassuré: de plus en plus de passages agréables se mettaient à me rester accrochés dans la caboche. Finalement, il semblait bien que l'album pourrait passer sans trop de problème l'épreuve finale et décisive avant l'élaboration de cette chro: l'écoute attentive de l'album crayon en main, qui permet à votre serviteur de tirer la substantifique moelle de la bête. Mais en fait de réussite haut la main, plouf: beaucoup trop d'imperfections, retour à la déception initiale.

Le décor étant maintenant planté, venons-en aux faits. Sur « Semeïon », Dylath-Leen pratique un death mélodique certes varié, mais à l'indéniable dominante « atmosphérique » old school, faisant tantôt penser à Arch Enemy (pas très old school ça, j'en conviens), Catacomb (les français), Loudblast (d'ailleurs le mixage est de S. Buriez), Tiamat, voire Nocturnus pour certains plans de synthé. Car oui, il est bien question de synthé ici, mais pas du truc encombrant Children of Bodomien qui lutte au coude à coude avec la guitare pour aligner les plans branlette, non: on parle bien ici de l'instrument destiné à poser des ambiances tantôt éthérées, tantôt épiques, tantôt mélancoliques. Côté prod', le travail est OK … pour un bon album de death mélodique des 90s. Bref rien de bien violent à reprocher, mais ça manque un peu de la puissance chaleureuse et de la clarté des gros groupes de mélodeath actuels. En gros, on n'a pas tout à fait l'impression d'être face à la dernière grosse bombe scandinave du moment quoi ...

Point fort mis en avant par beaucoup, le chant de la très polyvalente Kathy ne m'a pas convaincu plus que ça. Mais j'avoue que personnellement, les éructation black, féminines ou non, ne sont pas ma tasse d'été. Par contre quand la miss se positionne dans un grain plus death Angela Gossowien, ça passe plutôt bien (voire carrément mieux quand c'est Igor qui growle). Concernant le chant clair, celui-ci peut-être tout à fait bien senti (à 0:30 sur « Adoring wounds », à 2:49 sur « Frozen … ») comme il peut être pataud ( »No-one-else, can-feel-my dis-te-ress » à 1:49 sur « Buy Me a Smile »), voire carrément crispant (à 1:33 sur « Leering sky » ou encore les « hi-ho » à 1:51 sur « So Ill-Fated »). Bref, du bon comme du moins bon d'après les oreilles à bibi.

Pour finir, et c'est le plus important, la qualité des compos est inégale. D'un côté on a « In memory of those halcyon days » qui propose un bon death atmosphérique aux relents épiques légèrement Septic Fleshien, « Abhoth » qui fait dans le Loudblast mélodique inspiré, « Frozen reflect in a broken mirror » qui fait mouche et « So Ill-Fated » qui montre une vraie personnalité. Mais de l'autre on a aussi le poussif « Leering Sky », le début balourd de « Scars as victories » et des lourdeurs ou des naïvetés éparses, comme ce passage terriblement pataud qui arrive comme un cheveu sur la soupe de 1:57 à 3:05 sur « Contain », où la cassure à 1:59 sur « Adoring wounds » et son prolongement à 2:35, qui brisent un instant la magie du morceau.

A l'écoute des meilleurs moments de l'album, j'ai un peu l'impression d'avoir été sévère avec le groupe: mon attente était sans doute trop grande. Il est sûr que Dylath-Leen n'est pas encore à un niveau de maturité qui permette la comparaison avec les plus grands du death mélodique, que ce soit en terme d'écriture ou de production. Ainsi je doute que l'accueil soit aussi dithyrambique à l'étranger que ce que j'ai pu lire pour l'instant par chez nous. Mais on trouve quand même sur « Semeïon » beaucoup de ces très bons passages, de ces idées lumineuses et de ces instants magiques qui font les grands albums. Une fois gommées les imperfections que j'ai essayé de mettre en avant dans cette chro, je ne doute pas un instant que Dylath-Leen acquerra une envergure tout autre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Ant'oïn citer
Ant'oïn
23/10/2008 00:50
Les extraits sont plutot tres simpa, la note n'est pas si mauvaise et la chronique met surtout ce qu'il manque a ce groupe pour sortir. Mais ca y'ai presque.

Au hellfest j'avais cependant bien pris mon pied (2007).
citer
glocome
22/10/2008 16:27
Une reference pour le death meatl. Excellent album !
citer
myriam
15/09/2008 00:45
Je trouve cette review assez dure... Vous avez l'air d'avoir du mal avec ce groupe (et les CD gravés). J'aime bien cet album !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Dylath-Leen
Death mélodique
2008 - Great Dane Records
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  8.5/10

plus d'infos sur
Dylath-Leen
Dylath-Leen
Death mélodique - 1999 - France
  

tracklist
01.   Buy Me a Smile
02.   Adorning Wounds
03.   Contain
04.   Leering Sky
05.   Frozen Reflect in a Broken Mirror
06.   So Ill-Fated
07.   Scars as Victories
08.   My Worldly Goods
09.   My Despair
10.   Abhoth
11.   In Memory of Those Halcyon Days

Durée : 55:10

line up
parution
3 Mars 2008

voir aussi
Dylath-Leen
Dylath-Leen
Insecure

2005 - Thundering Records
  

Essayez plutôt
In Flames
In Flames
Trigger (EP)

2003 - Nuclear Blast Records
  
Destinity
Destinity
Resolve In Crimson

2012 - Lifeforce Records
  
Martriden
Martriden
The Unsettling Dark

2008 - Candlelight Records
  
Fatal Embrace
Fatal Embrace
Shadowsouls' Garden

1997 - Candlelight Records
  
Pale King
Pale King
Monolith Of The Malign

2017 - Soulseller Records
  

Ascension
Under Ether
Lire la chronique
Grimoire
A la lumière des cendres (R...
Lire la chronique
Tomb Mold
The Bottomless Perdition / ...
Lire la chronique
Balmog
Vacuum
Lire la chronique
Imindain
The Enemy of Fetters and th...
Lire la chronique
Target
Master Project Genesis
Lire la chronique
They Live | We Sleep
Self Harm (EP)
Lire la chronique
Mastodon
Emperor of Sand
Lire la chronique
Kalmah
Palo
Lire la chronique
Borgne
[∞]
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Warbringer - Woe to the Vanquished
Lire le podcast
Demonomancy
Poisoned Atonement
Lire la chronique
Visigoth
Conqueror's Oath
Lire la chronique
Skeletal Remains
Devouring Mortality
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Monuments to Thieves
Lire la chronique
Ulsect
Ulsect
Lire la chronique
Antagonism
Thrashocalypse (EP)
Lire la chronique
Napalm Death
Mass Appeal Madness (EP)
Lire la chronique
Veiled
Black Celestial Orbs
Lire la chronique
Disembowel
Plagues And Ancient Rites
Lire la chronique
Black Witchery
Evil Shall Prevail (Compil.)
Lire la chronique
Napalm Death
Mentally Murdered (EP)
Lire la chronique
BLACK METAL Suisse ! (C'est une blague?)
Lire le podcast
Puteraeon
The Dunwich Damnation (EP)
Lire la chronique
Nocturnal Pestilence
Fire & Shade
Lire la chronique
Abigor / Nightbringer / Thy Darkened Shade / Mortuus
Abigor/Nightbringer/Thy Dar...
Lire la chronique
Target
Mission Executed
Lire la chronique
Monster Magnet
Mindfucker
Lire la chronique
Whoresnation
Mephitism
Lire la chronique
Hardcore Anal Hydrogen
Hypercut
Lire la chronique