chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
42 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

The Acacia Strain - Continent

Chronique

The Acacia Strain Continent
Aaaaaah The Acacia Strain… Aaaaaah « 3750 »… Un album qui m'aura définitivement marqué en cette belle année 2004. Loin encore de toute l'effervescence « deathcore » qui nous asphyxierait presque aujourd'hui, The Acacia Strain emmenait sa petite barque mélangeant métal et hardcore d'une lourdeur éprouvante vers un horizon musical qui n'en était alors qu'à ses premiers balbutiements. Le deathcore on n'en parlait pas encore (ou alors seulement dans les milieux autorisés et avant-gardistes ; cherchez pas vous n'en faites pas partie, et moi non plus) mais avec cette bombe de « 3750 » le groupe du Massachusetts allait mettre le feu à une ligne de poudre dont on ne voit toujours pas le bout aujourd'hui. J'en vois déjà certains ironiser : « Ah c'est à cause d'eux alors toute cette merde de deathcore ?! ». Il serait bien sûr totalement erroné de résumer les origines du deathcore à The Acacia Strain, quoi qu'il en soit ce « 3750 » en est sans conteste l'une des pierres angulaires. Indétrônable et inégalable. C'est pour cette raison que la bande à Vincent Bennett sera toujours pour moi un groupe à part et ne saurait être trop facilement rattaché à la mouvance évoquée ci-dessus, ce qui se confirme à l'écoute de ce « Continent ».

Beaucoup de changements ont ébranlé le groupe depuis ce fameux deuxième opus. Des trois guitaristes originels il n'en reste à ce jour plus qu'un (Daniel Laskiewic), mais ne vous inquiétez pas le bonhomme a pris le soin de continuer à enregistrer trois pistes de guitare afin de garder ce mur de son qui vous applati la face en moins de temps qu'il n'en faut à un tsunami pour transformer un paradis terrestre en véritable enfer ; changement de bassiste aussi, Jack Strong remplace Seth Coleman. Mais tout cela a-t-il affecté en quoi que ce soit la musique du groupe ? Heureusement, pas vraiment.

Deux ans après un « The Dead Walk » plutôt bon mais qui pêchait par une prod bariolée au rimmel par trop aguicheuse et des guitares qui faisaient passer des basses pour des violons, The Acacia Strain nous revient donc sous la forme d'un quatuor cette fois pour un nouvel assaut sonore en bonne et due forme. Premier point remarquable : l'artwork. Aussi surprenant qu'intéressant, cette vision de chaos, de feu et de monstres, avec son côté enfantin, colle tout à fait aux paroles sombres et nihilistes qui semblent refléter à merveille la vision du monde selon l'évangile de Saint Vincent. Musicalement par contre l'auditeur averti (qui en vaut deux je le rappelle) ne sera certainement pas pris au dépourvu par cette nouvelle offrande. On retrouve en effet, comme sur les précédents opus, tout ce qui fait The Acacia Strain, à savoir : un savant mélange de riffs pachydermiques d'une lourdeur à faire trembler Maïté et toujours ces envolées thrash-hardcore absolument imparables qui vous scotchent au mur comme un pauvre moustique sur le pare-brise d'un 35 tonnes lancé à 150 km/h. La rectte n'a pas changé d'un iota. Vincent pour sa part beugle toujours son dégoût du monde et des gens dans son registre ni hardcore ni death mais qui n'a rien à envier à quiconque niveau intensité. Bref que ceux qui ont apprécié les précédents albums se rassurent, ce « Continent » possède tous les atouts pour les séduire.

J'imagine que certains doivent se demander pourquoi je m'évertue à distinguer The Acacia Strain de la scène deathcore. Bon évidemment il y a le fait que cette scène charrie avec elle bon nombre de clichés, de préjugés ou d'aspects qui peuvent en dissuader plus d'un à jeter une oreille sur un groupe portant l'étiquette « deathcore », c'est vrai. Mais il y a aussi tout simplement le fait que pour moi The Acacia Strain ne fait pas vraiment du deathcore ! Et ce pour une raison simple : il n'y a absolument rien de death dans la musique des ricains. Certes la voix de Bennett est rauque et puissante mais on ne peut aucunement parler de growl, de même qu'on ne trouvera aucune trace d'un quelconque pig-squeal ou autre extrémismes vocaux. Musicalement c'est la même chose : trouvez moi le moindre aspect death dans leur musique. Alors bien sûr on pourra toujours rétorquer que The Acacia Strain utilise des mosh parts à foison comme dans ladite scène. Là encore je ferai une disctinction importante car ici, contrairement à des Whitechapel, Carnifex ou autres Emmure (ces derniers seraient ceux qui s'en rapprocheraient le plus) le combo ne se contente pas d'intercaler une grosse mosh part entre deux blasts ou accélérations death (d'ailleurs vous ne trouverez aucun blast) mais cest toute la musique du groupe qui est base sur cette lourdeur, c'en est l'essence même. Ou alors certains titres seraient des grosse mosh parts de trois minutes. Des chansons comme « Balboa towers » ou « Kraken », non contente de vous écraser la tronche au sol, vous assomme à coups de pelle pour bien vous enfoncer la face dans la terre et ceci du début à la fin pour bien s'assurer que jamais vous ne la relevez. Je comprends qu'on puisse être tenté de faire le rapprochement, mais pour moi il n'a pas vraiment lieu d'être. Pour en terminer sur le plan musical des choses, un mot sur le son qui a cette fois été confié à Zeuss (bah alors tête de con tu vois bien que c'est du deathcore !) qui paradoxalement réussi à faire sonner cet album de manière plus naturelle qu' Adam Dutkiewicz sur le précédent, comme quoi… Enfin bon le gros son est toujours au rendez-vous, pas d'inquiétude.

Avant d'en finir j'aimerais évoquer un aspect souvent occulté dans les chroniques (et par moi le premier) : l'ordre des titres. A l'instar de son prédécesseur « The Dead Walk » ce « Continent » semble avoir été pensé en deux parties, en effet tous les titres possédant ces riffs thrash-hardcore destructeurs se retrouvent dans la première moitié de l'opus, alors que la dernière partie ne contient que les titres les plus lourds. Une telle chose ne peut qu'émaner d'une volonté sciemment réfléchie du groupe, comme pour rendre encore plus éprouvante voire étouffante l'écoute de cet album. Seul l'excellente instrumentale « The behemoth » viendra mettre un terme à nos souffrances avec sa douce mélodie.

Vous l'aurez évidemment bien compris The Acacia Strain est un groupe que j'aime tout particulièrement. Alors deathcore ou pas, finalement on s'en branle un peu, je sais. La meilleure des choses à faire reste d'aller poser un pied sur ce « Continent » ou sur les précédents pour se faire une opinion sur la musique en elle-même car une étiquette reste une étiquette. Et The Acacia Strain reste The Acacia Strain.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

3 COMMENTAIRE(S)

JowJow citer
JowJow
09/10/2008 21:55
note: 9/10
J'aime !
Nathan citer
Nathan
05/10/2008 23:29
Voilà un groupe qui a le mérite d'être direct en tout cas
Niktareum citer
Niktareum
03/10/2008 22:35
note: 8/10
Du bon son par zici. Headbang

Hey mais dites donc j'ai fait un doublon là!! Moqueur

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

The Acacia Strain
Metal Hardcore pachydermique
2008 - Prosthetic Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (2)  8/10
Webzines : (17)  6.41/10

plus d'infos sur
The Acacia Strain
The Acacia Strain
Metal Hardcore Poussif - Etats-Unis
  

vidéos
Skynet
Skynet
The Acacia Strain

Extrait de "Continent"
  

tracklist
01.   Skynet
02.   Seaward
03.   Dr Doom
04.   Forget-me-now
05.   Cthulhu
06.   Baby buster
07.   Balboa towers
08.   JFC
09.   Kraken
10.   The combine
11.   The behemoth

Durée : 40'28

line up
parution
8 Octobre 2008

voir aussi
The Acacia Strain
The Acacia Strain
Wormwood

2010 - Prosthetic Records
  
The Acacia Strain
The Acacia Strain
3750

2004 - Prosthetic Records
  

Winterfront
Northwinds
Lire la chronique
Bring Me The Horizon
Suicide Season
Lire la chronique
Fen
Carrion Skies
Lire la chronique
Necrowretch
Bestial Rites 2009-2012 (Co...
Lire la chronique
Wolfkrieg
Another Battle
Lire la chronique
Thaw
Earth Ground
Lire la chronique
Mizery
Survive The Vibe (EP)
Lire la chronique
Jesus Chrüsler Supercar
Among The Ruins And Desolat...
Lire la chronique
Stallion
Rise And Ride
Lire la chronique
The Deathtrip
Deep Drone Master
Lire la chronique
Electric Wizard
Time to Die
Lire la chronique
Varathron
Untrodden Corridors of Hades
Lire la chronique
Mors Principium Est
Dawn Of The 5th Era
Lire la chronique
Pure
Kingdom of Wrath
Lire la chronique
Skelethal
Interstellar Knowledge Of T...
Lire la chronique
Bastard Sapling
Instinct Is Forever
Lire la chronique
Eternal Sex And War
Negative Monoliths
Lire la chronique
13th Moon
Abhorrence Of Light (EP)
Lire la chronique
Sacrificia Mortuorum / Orthanc
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Maybeshewill
Fair Youth
Lire la chronique
Ancient Crypts
Devoured By Serpents (Démo)
Lire la chronique
Overkill
White Devil Armory
Lire la chronique
Deathronation
Hallow The Dead
Lire la chronique
Pornography : interview à l'occasion de la sortie de leur compilation
Lire l'interview
Horrendous
Ecdysis
Lire la chronique
The Duskfall
Where The Tree Stands Dead
Lire la chronique
Khold
Til Endes
Lire la chronique
''Betty'' 20th Anniversary Tour
Helmet
Lire le live report
Absentia Lunae
Vorwärts
Lire la chronique
Mudvayne
L.D. 50
Lire la chronique