chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
29 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Mortuus - De contemplanda Morte; De Reverencie laboribus ac Adorationis

Chronique

Mortuus De contemplanda Morte; De Reverencie laboribus ac Adorationis
Mortuus fait dans le lent, mid tempo sournois, pesant et inquiétant. Il laisse traîner ses accords aux sonorités familières sur des mesures qui s'étirent et déforment lentement la réalité pour attraper nos petites oreilles et les emmener dans un univers glauque et blafard. Le duo Suédois, (Tehôm et M. Hinze, multi instrumentiste et batteur, ayant déjà fait leurs armes au sein des formations plus connues, respectivement Ofermod et Ondskapt), aime prendre son temps pour asséner sa sentence. Peu de dynamique, un style plombé, des musiciens entièrement dévoués à la cause d'un feeling profondément sinistre et au final un album rampant qui n'agresse jamais frontalement, préférant adopter une stratégie perfide pour parvenir à ses fins lugubres.

Côté arrangements Moortus ne s'encombre que du minimum, quelques sons très gais de cloche d'église, des voix claires glaçantes et incantatrices éparpillées au fil des morceaux et des effets venteux qui ruinent encore un peu la fête en se mêlant discrètement mais efficacement au riffs et c'est à peu près tout. Peu importe, on demande à l'ensemble de fonctionner et il fonctionne à merveille.
Ne cherchez pas la performance musicale ou le plan qui tue, « De contemplanda Morte; De Reverencie laboribus ac Adorationis « (ouf !!) est un bourbier de son épais qui s'appréhende comme une masse sonore à l'atmosphère funeste. Même quand le rythme semble prêt à s'emballer sur les premières mesures de « Astral Pandemonium » ou encore la fin de « The Illumination of Job », le groupe anéantit aussitôt ce demi souffle de vie en retombant dans sa routine sinistre, la batterie se recale sur son martèlement lancinant, la guitare égraine de nouveau ses notes nécrosées et moi je replonge dans l'abîme.

Niveau harmonique rien de très original, et c'est peut être ce qui pourrait poser un problème. L'album peut s'avérer un peu ennuyeux sur la longueur. Le manque de variation de rythme et l'absence de surprise dans le travail mélodique peut lasser et faire baisser l'attention après 3 ou 4 morceaux si l'atmosphère de l'œuvre n'a pas réussi à captiver l'auditeur avant. Comme toujours avec ces prods tourmentées et entêtantes, la frontière qui sépare l'ennui de la fascination peut se révéler extrêmement fine selon la sensibilité de l'auditeur. Si vous ne jurez que par le Black façon Marduk ou Setherial, que le blast est une religion, vous avez peu de chance de tomber sous le charme cadavérique de Mortuus.

« De contemplanda Morte; De Reverencie laboribus ac Adorationis » ne laissera pas une trace indélibile dans le grand livre du Black Metal mais il pourra aisément satisfaire bon nombre d'amateurs de sensations poisseuses et de musique croupissante.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Haashaastaak citer
Haashaastaak
08/01/2009 08:45
Jolie chro.
Tu me donnerais presque envie de chroniquer à nouveau un peu de BM!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Mortuus
Black Metal
2007 - The Ajna Offensive
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  8/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Mortuus
Mortuus
Black Metal orthodoxe sinueux - 2003 - Suède
  

tracklist
01.  Penetrations of Darkness
02.  Astral Pandemonium
03.  The Constant Descent of Seraphim
04.  The Illumination of Job
05.  Rebirth in the Sterile Triad of Six
06.  Supplication for the Demise of All: Withdrawal into the Lifeless Sanctum

Durée : 40:46

line up
parution
3 Avril 2007

Essayez aussi
Pure
Pure
Art of Loosing One's Own Life

2015 - Obscure Abhorrence Productions
  
Furia
Furia
Marzannie, królowej Polski

2012 - Pagan Records
  
The Legion
The Legion
Revocation

2006 - Listenable Records
  
Dødheimsgard (DHG)
Dødheimsgard (DHG)
Kronet til Konge (Rééd.)

2015 - Peaceville Records
  
Abigail Williams
Abigail Williams
The Accuser

2015 - Candlelight Records
  

Poésique - MoM chronique Ustalost - The Spoor of Vipers
Lire le podcast
Ascension
Under Ether
Lire la chronique
Grimoire
A la lumière des cendres (R...
Lire la chronique
Tomb Mold
The Bottomless Perdition / ...
Lire la chronique
Balmog
Vacuum
Lire la chronique
Imindain
The Enemy of Fetters and th...
Lire la chronique
Target
Master Project Genesis
Lire la chronique
They Live | We Sleep
Self Harm (EP)
Lire la chronique
Mastodon
Emperor of Sand
Lire la chronique
Kalmah
Palo
Lire la chronique
Borgne
[∞]
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Warbringer - Woe to the Vanquished
Lire le podcast
Demonomancy
Poisoned Atonement
Lire la chronique
Visigoth
Conqueror's Oath
Lire la chronique
Skeletal Remains
Devouring Mortality
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Monuments to Thieves
Lire la chronique
Ulsect
Ulsect
Lire la chronique
Antagonism
Thrashocalypse (EP)
Lire la chronique
Napalm Death
Mass Appeal Madness (EP)
Lire la chronique
Veiled
Black Celestial Orbs
Lire la chronique
Disembowel
Plagues And Ancient Rites
Lire la chronique
Black Witchery
Evil Shall Prevail (Compil.)
Lire la chronique
Napalm Death
Mentally Murdered (EP)
Lire la chronique
BLACK METAL Suisse ! (C'est une blague?)
Lire le podcast
Puteraeon
The Dunwich Damnation (EP)
Lire la chronique
Nocturnal Pestilence
Fire & Shade
Lire la chronique
Abigor / Nightbringer / Thy Darkened Shade / Mortuus
Abigor/Nightbringer/Thy Dar...
Lire la chronique
Target
Mission Executed
Lire la chronique
Monster Magnet
Mindfucker
Lire la chronique
Whoresnation
Mephitism
Lire la chronique