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Taake - Taake

Chronique

Taake Taake
Malgré des pochettes toutes plus magnifiques les unes que les autres (celle-ci ne déroge pas à la règle !), et un frontman sympathique qui semble grand adepte du bouddhisme, je dois l'avouer, Taake ne m'a jamais follement intéressé. Déjà, parce qu'à l'heure de ses premiers albums, le groupe était orienté black/folk, mais aussi parce que son album précédent, Hordalands Doedskvad, avait déjà un peu tendance à flirter avec un commun inhabituel pour les norvégiens. J'aurais volontiers laissé cette chronique à notre cher Mikaël – que je salue au passage – mais il s'en est depuis allé… Alors c'est moi qui me charge de la chronique de l'album éponyme de Taake, avec l'espoir que le groupe continue sur sa très bonne lancée.

De prime abord, on est rassuré par la tournure que prend « Atternatt », qui malgré son « OUHH » dans la plus pure tradition de Celtic Frost, se tient sacrément bien. Les riffs sont indéniablement black metal, et le ralentissement lancinant au milieu du morceau plonge l'auditeur dans un état léthargique propre à ceux qui fréquentent les débits de boisson plus que de raison. Sans jamais atteindre de hauts tempos, Taake réussit malgré tout à maintenir l'auditeur en éveil grâce à excellent travail sur les ambiances et une voix toujours plus envoûtante. Si certes cet album éponyme ne révolutionne pas le genre, il a au moins le mérite de bien remplir son job, seulement…

Seulement, et il faut attendre le break vers la troisième minute de « Umenneske » pour s'en rendre compte, Hoest a dû un peu trop se replonger dans sa discothèque des années 70 avant de composer son nouvel opus. Pendant plus de trois minutes s'y étale un passage ultra lent et il faut bien l'avouer, un peu soporifique, qui n'est sauvé que par un excellent travail sur la basse ; à la septième minute par contre, c'est le naufrage : un bon gros riff catchy des familles façon« je joue toujours le même accord que je descends de temps à autre avec la caisse claire sur le temps pour bien souligner que c'est là qu'il faut headbanguer » vient clôturer le morceau. J'en aurais presque oublié que j'étais en train d'écouter un album de black metal si l'excellent riff d'intro de « Lukt Til Helbete » n'était pas venu me réveiller. Seulement encore une fois, au bout d'une minute trente, le morceau se transforme en un magnifique rock n roll simpliste aussi entraînant qu'un opéra-ballet à deux heures du matin sur Arte.

Et ainsi en sera-t-il de tout cet album, alternant des passages black metal de très bonne facture avec d'autres ressemblant plus à une pâle copie de Motorhead croisée de temps à autre à du Black Sabbath. Taake saute à pieds joints dans le plat du black n roll miteux et facile d'accès, fait pour faire headbanguer ceux qui arrivent encore à trouver de l'intérêt aux derniers Satyricon. Je veux bien que ce soit la mode, et que le mid-tempo soit un art délicat en matière de black metal dès qu'on veut jouer autre chose que des arpèges, mais parfois on se dit que le classicisme a du bon. Personnellement j'attendais autre chose de ce groupe que j'avais jusqu'à présent en plus haute estime.

Malgré les écoutes répétées, je n'arrive pas à retenir autre chose que ces passages chiantissimes de black n roll aussi vifs qu'un escargot sous tranquillisants qui ne composent pourtant qu'à peine plus de la moitié de Taake. Même si le simplisme a parfois du bon, il faut quand même plus qu'une simple voix et une production aux petits oignons pour instaurer une ambiance sur des riffs aussi répétitifs. Dommage, car quand le groupe reste fidèle aux canons du genre il excelle particulièrement à rendre sa musique prenante, j'en veux pour preuve la fin de « Motpol », qui est avec le morceau d'ouverture l'un des plus réussis de l'album. J'espère désormais que Taake retrouvera des couleurs plus sombres pour son prochain essai, et que Hoest en jouant avec Slavia se rappellera ce qu'est le black metal, c'est-à-dire une musique sombre, froide et malsaine, et non qui sent à moitié la bière, le cambouis et les dessous de bras.

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5 COMMENTAIRE(S)

ChoKos
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ChoKos
26/03/2009 22:46
Globalement d'accord avec la chro
Je ne retrouve pas les émotions qui avaient fait la force de la trilogie Nattestid/Over Bjoergvin/Doedskvad sur cet album...
von_yaourt
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von_yaourt
23/03/2009 18:40
note: 6/10
Dead a écrit : Dark Nico a écrit : Parfaitement d'accord avec la chronique. mais moins indulgent avec la note !

Si notre yaourt devient indulgent maintenant... Roll Eyes

Mr Green


C'est exactement ce que j'ai pensé moi même ! Mort de Rire
N'empêche cette note et pensée, vu que je vais bientôt faire la chronique d'un album qui souffre des mêmes défauts en plus accentués mais qui ne mérite tout de même pas une note en dessous de la moyenne.
Saku'
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Saku'
23/03/2009 14:43
Je suis particulièrement fan du 1er album et du groupe en général, mais à écouter les extraits myspace, rien ne me tente ! Vraiment !
Dead
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Dead
23/03/2009 13:04
Dark Nico a écrit : Parfaitement d'accord avec la chronique. mais moins indulgent avec la note !

Si notre yaourt devient indulgent maintenant... Roll Eyes





Mr Green
Dark Nico
citer
Dark Nico
22/03/2009 17:17
note: 4.5/10
Parfaitement d'accord avec la chronique. mais moins indulgent avec la note !

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Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Taake
Black metal
2008 - Dark Essence Records
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs : (4)  4.88/10
Webzines : (23)  7.57/10

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Umenneske
Umenneske
Taake

Extrait de "Taake"
  

tracklist
01.  Atternatt
02.  Umenneske
03.  Lukt Til Helvete
04.  Doedsjarl
05.  Motpol
06.  September Omsider
07.  Velg Bort Livet

Durée : 46:27

line up

parution
Sortie : 17/10/2008

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