chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
66 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Havok - Burn

Chronique

Havok Burn
Attention, cas d'école. Comment un groupe techniquement très solide, proposant une musique percutante et sans défauts apparents peut-il à ce point louper le coche pour échouer loin, très loin des places d'honneur réservées aux newcomers les plus méritants des douze derniers mois? La réponse tient - en partie - en une abréviation : NWOATM (pour new wave of american thrash-metal). A l'inverse de Niktareum et Keyser, plutôt bienveillants à l'égard d'une nouvelle génération de shredders encore un peu tendre, je n'ai jusqu'alors guère trouvé matière à secouer ma tignasse (normal, j'ai les cheveux aussi longs que Vic Mackey) sur ces premiers émois thrash, exception faite des speederies crossover des toxic avengers de MUNICIPAL WASTE. « Massive Aggressive », le lance-flammes qui crâme la forêt? Pourtant, en écoutant les extraits de « Burn », j'ai bien cru un instant trouver en la personne de HAVOK, from Denver Colorado, un digne héritier du big four thrash de l'époque, avec un goût prononcé pour les rythmiques carrées d'un METALLICA qui dominait alors tout le monde de la tête et des épaules.

METALLICA et SACRED REICH auquels on pense souvent tout au long d'un album à l'impact indéniable, parfaitement interprété par trois jeunes musiciens tombés de l'avant dernière pluie (formé en 2004, HAVOK est déjà bien plus en place qu'un RAMMING SPEED ou un WARBRINGER). Un niveau technique fort décent, moults changements de rythme et cavalcades de riffs, du backing vocals à l'ancienne bien balancé (sur « Identity Theft » notamment), le tout réhaussé par de nombreux solis qui, sans taper dans la même catégorie que ceux de Alex Skolnick ou du Kirk Hammett grande époque, sont suffisament virtuoses pour convaincre. Autre point positif, le chant, pour une fois pas le talon d'achille : sans être inoubliables, les gueulantes de David Sanchez sont suffisament variées pour séduire, passant sans vergogne de screams à l'allemande (DESTRUCTION et HATRED ne sont parfois pas bien loin sur « Afterburner ») à du chant en cadence typiquement hetfieldien, sans oublier quelques vomissements thrash du plus bel effet sur « Path To Nowhere ». Soit, à l'arrivée, du bon thrash tape pied réhaussé par quelques lignes de guitare plus mélodiques (« Ivory Tower », « Identity Theft ») où HAVOK dégaine l'arsenal d'arpèges et de leads cajoleuses typiquement heavy thrash.

Les meilleurs moments de « Burn »? Une repompe de « Metal Militia » à 3:06 sur « Path To Nowhere » et un pont mélodique superbe à 2:10 sur « Identity Theft » qu'on applaudirait des deux mains et des dix doigts de pieds si les Mets avaient omis de composer «Orion » en 1986. James Hetfield et Dave Mustaine apprécieront l'effort, d'autant qu'en bon copycat, HAVOK n'hésite pas à piller tout le monde, de TESTAMENT (décalque de « Into The Pit » d'entrée de jeu sur « The Root Of Evil ») à KREATOR (l'intro « Wrecquiem » singe habilement celle de « Pleasure To Kill ») en passant par MEGADETH - ne serait-ce pas le démarrage de « She Wolf » que j'entends là, sur « The Disease »? Ah non, en fait c'est ANTHRAX qui s'est fait piquer le riff central de « Madhouse » - . Comment ça je n'ai pas cité SLAYER? Et « Category Of The Dead » alors? C'est du FORBIDDEN peut être? Quoi qu'en y réfléchissant bien ...

Bref, au petit jeu fort distrayant de la repompe quasi intégrale, « Burn » est un sacré client, mais Frankenstein ayant prouvé qu'un assemblage de morceaux divers (aussi brillants soit-ils) ne donne pas forcément naissance à une bête de concours, la lassitude guette passé trois malheureux titres. Conséquence directe de ce qu'on n'osera même plus appeler un manque d'originalité par respect pour les illustres détroussés, « Burn », malgré de notables qualités d'interprétation, paraît durer dix plombes et souffre d'un tracklisting foncièrement inefficace. Quarante huit minutes pour une banale resucée, vous avouerez que c'est un peu longuet pour une passe, d'autant plus si la demoiselle en question privilégie la vitesse d'exécution aux coups de langue aussi bien placés que le break de « Ivory Tower » à 1:27. Dommage car de tous les nouveaux prétendants qui sont passés entre mes oreilles, HAVOK est sans doute un de ceux qui tapent le moins en dessous de la ceinture.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

5 COMMENTAIRE(S)

thrashard citer
thrashard
19/01/2018 23:34
note: 7/10
Outre un coté un peu brouillon, cet album 'écoute très bien et s'apprécie au fil des écoutes. Un bon premier album.
Niktareum citer
Niktareum
26/08/2009 10:32
Thomas Johansson a écrit : J'ai peut être la dent dure mais vu que les meilleurs passages sont tous calqués sur du Metallica 1ère période, à un moment donné, ça mérite une sanction.
Je comprends tout à fait ton point de vue Toto et que les trop grandes similitudes puissent être rédhibitoires pour certains, mais au final moi ça ne me dérange pas plus que ça.
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
26/08/2009 08:06
note: 6.5/10
J'ai peut être la dent dure mais vu que les meilleurs passages sont tous calqués sur du Metallica 1ère période, à un moment donné, ça mérite une sanction.
Niktareum citer
Niktareum
25/08/2009 18:22
Effectivement moi je trouve les extraits très sympas! Mr Green Même si y'a de gros repiquages comme le début de "The root..." clairement. Moi ça ne me gène pas plus que ça au final.

edit: par contre pour "Orion" t'es un peu dur je trouve, c'est juste deux guitares leads sur fond d'arpège quoi... y'en a des centaines des comme ça.
Keyser citer
Keyser
25/08/2009 18:14
Sympatoche mais vraiment sans plus en effet!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Havok
Thrash metal
2009 - Candlelight Records
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (3)  7.17/10
Webzines : (15)  6.49/10

plus d'infos sur
Havok
Havok
Thrash metal - 2004 - Etats-Unis
  

tracklist
01.  Wrecquiem
02.  The Root Of Evil
03.  Path To Nowhere
04.  Morbid Symmetry
05.  Identity Theft
06.  The Disease
07.  Scabs Of Trust
08.  Ivory Tower
09.  To Hell
10.  Category Of The Dead
11.  Melting The Mountain
12.  Afterburner

Durée : 48:56

line up
parution
20 Juillet 2009

voir aussi
Havok
Havok
Time Is Up

2011 - Candlelight Records
  
Havok
Havok
Unnatural Selection

2013 - Candlelight Records
  

Essayez plutôt
Annihilator
Annihilator
Feast

2013 - UDR Music
  
Dust Bolt
Dust Bolt
Violent Demolition

2012 - Napalm Records
  
Exodus
Exodus
Tempo Of The Damned

2004 - Nuclear Blast
  
The Haunted
The Haunted
The Haunted

1998 - Earache Records
  
Warfect
Warfect
Exoneration Denied

2013 - Cyclone Empire
  

Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
Z Family
Chapter II : Origin
Lire la chronique
Autopsy
Puncturing The Grotesque (EP)
Lire la chronique
Life Of Agony
River Runs Red
Lire la chronique
Mortis Mutilati
The Stench of Death
Lire la chronique
Pissgrave
Suicide Euphoria
Lire la chronique
Disfuneral
Disfuneral (EP)
Lire la chronique
Harakiri for the Sky
Arson
Lire la chronique
I I (Infernal Invocation) / Lihhamon
Miasmal Coronation (Split-CD)
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Morbid Angel
Kingdoms Disdained
Lire la chronique
Unhuman
Unhuman
Lire la chronique
False Gharial
Birth (EP)
Lire la chronique
Watain
Trident Wolf Eclipse
Lire la chronique
Holmgang
Dømt til døden
Lire la chronique
Iphicrate
Résurgence (EP)
Lire la chronique
Sublime Cadaveric Decomposition
Raping Angels in Hell
Lire la chronique
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Necrophobic
Mark Of The Necrogram
Lire la chronique
Almyrkvi
Umbra
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Goat
Lire la chronique
Scuorn
Parthenope
Lire la chronique
Portrait
Burn The World
Lire la chronique
Deinonychus
Ode to Acts of Murder, Dyst...
Lire la chronique
Hegemon pour l'EP "Initium Belli"
Lire l'interview
Black Label Society
Grimmest Hits
Lire la chronique
Nydvind
Seas of Oblivion
Lire la chronique
Bolt Thrower
The Peel Sessions 1988-90 (...
Lire la chronique
Bark
Like Humans Do
Lire la chronique
The Ruins Of Beverast
Exuvia
Lire la chronique