chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
35 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Infest - Moshroom

Chronique

Infest Moshroom
Bien heureux les aliénés, fous, malades mentaux et autres frappés du cigare, qui n'ont même pas besoin qu'on leur serve une dose de décibels pour headbanger furieusement dans un charmant 3 m² aux murs capitonnés, agrémenté d'une petite lucarne donnant sur l'autoroute A7. Nul doute que leurs médecins traitants trouveraient là matière à réflexion en étudiant les réflexes comportementaux de la frange la plus brutale des métalleux, et particulièrement ceux issus du mouvement grindcore. A ce titre, on appréciera le jeu de mot donnant son titre au nouvel album d'INFEST (le second après « Feel The Rage » en 2007), « Moshroom » et son grind à connotation HxC ne favorisant guère la formation de champignons au fond des godasses. Car avec la bagatelle de vingt titres pour une petite demi heure de temps de jeu, INFEST savate dur, dans un registre assez proche de LOCKUP (en moins death toutefois), histoire d'éviter une énième filiation avec un autre combo d'outre manche dans lequel Shane Embury sévit depuis plus de vingt ans.

Forts d'un deuxième full length au contenu on ne peut plus rageur, il apparaît difficile de bayonner des frenchies dont l'expérience en matière d'extrême commence à se faire sentir, la passion du gruik leur collant aux basques depuis leur formation en 2003. Le tempo est donc très soutenu, les morceaux aussi longs qu'un discours de Jacques Santini en conférence de presse et la sacro sainte intensité indispensable à toute galette grind qui se respecte bien présente. Gros point fort du disque, les riffs, tous excellents quoique très respectueux du genre dans lequel INFEST s'illustre, Bard, Flow, Pat et Sbeu s'extrayant de la mass appeal madness par le biais de compositions féroces mais fleurant bon la maîtrise. La louable alternance entre un chant hardcore criard et des vocaux typiquement porcins permet d'éviter de prendre en grippe le braillard de service, Bud jonglant habilement entre les aboiements d'écorchés vif HxC et remontées gruikisantes souvent redondantes dans le grind, qu'il soit gore, death, bio ou hydro (un jour, il faudra m'expliquer cette étiquette cher Keyser!). Et si la basse gagnerait à trouver meilleure place dans le mix, la batterie elle, claque bien, en dépit du systématisme de certaines parties et du rendu un poil trop aigü de l'ensemble. A attendre donc de « Moshroom », du solide, de l'efficace et du blast-beat à foison, garanti sans leads mais agrémentés de quelques élucubrations vocales bienvenues dans un ensemble furieusement contagieux qui devrait ravir les fans de BLOCKHEADS. Passés comme leurs camarades de SEDATIVE entre les mains de Mats Lindfors au Cutting Room Studio, les quatre serial grinders d'INFEST, vus récemment en première partie de SEPULTURA, ont donc les moyens de tirer leur épingle de la meute de chiens enragés emmenées par MUMAKIL, GRIND-O-MATIC et INHUMATE, tous auteurs d'un excellent skeud en une année 2009 qui envoie décidément du très lard (et du cochon) en matière de grind!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Saku' citer
Saku'
08/11/2009 16:54
Mon dieu cette pochette Mort de Rire
citer
Desanusor
06/11/2009 13:37
Ma foi ça déboite bien comme il faut !
Ander citer
Ander
06/11/2009 11:46
Oula, tu parles du Ulcerate Néo-Zélandais? Si oui, je vois pas trop le rapport mais bon... xD
citer
Sardounizionitarionatiello
06/11/2009 00:28
Une sorte de Ulcerate en vraiment vraiment moins bon. 5/10

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Infest
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (10)  7.25/10

plus d'infos sur
Infest
Infest
Grindcore - 2003 - France
  

tracklist
01.  Peace Love Freedom & Flowers
02.  Murphy's Law
03.  I Ate A Bin
04.  Identical Bodies
05.  20th Century Fuck's
06.  How Many Minds
07.  Greatest Hits
08.  Future Is For Us
09.  Could Anybody Answer
10.  100% Malin
11.  Paberse Matao
12.  This Song Is Called
13.  The Slyness Of Repercution
14.  C2H50H
15.  Playboy Square
16.  Moshroom
17.  Shoot The Pope
18.  Mr Pollak
19.  Rent A Wife
20.  Polype

Durée : 30:00

line up
parution
1 Juillet 2009

Essayez aussi
Grind-O-Matic
Grind-O-Matic
Welcome To Grind-O-Land

2009 - Autoproduction
  
Brutal Truth
Brutal Truth
Extreme Conditions Demand Extreme Responses

1992 - Earache Records
  
Napalm Death
Napalm Death
Utopia Banished

1992 - Earache Records
  
Brutal Truth
Brutal Truth
Evolution Through Revolution

2009 - Relapse Records
  
Nasum
Nasum
Helvete

2003 - Relapse Records
  

Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique
Extremity
Extremely Fucking Dead (EP)
Lire la chronique
Eternal Valley
The Falling Light
Lire la chronique
Tomb Mold
Manor Of Infinite Forms
Lire la chronique
Blackened
The Aftermath (EP)
Lire la chronique