chargement...

haut de page
25 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Comecon - Converging Conspiracies

Chronique

Comecon Converging Conspiracies
Avec son 2e album en titre, Comecon décide d'attiser encore un peu plus les velléités blaguifères des métalleux français à l'humour vaseux. En effet, comme si son patronyme n'y suffisait pas, le groupe sort un album à la thématique définitivement con-con, une galette au préfixe redondant malicieusement appelée « Converging Conspiracies » - qui aurait initialement dû s'appeler « Conspiracy at the Conference against Condom Contamination by Contact with Constipated Consumers », d'après mes informateurs travaillant au service culturel de « Tuning & Biscotos ».



La vache, vous imaginez: le chapitre précédent était initialement censé débuter cette chronique!? 'tain, heureusement, à la dernière minute, dans un éclair de lucidité salvateur, j'y ai renoncé. Encore heureux! T'imagines le début de merde que ça aurait été? Ze grosse honte quoi … On est passé à 2 doigts de la catastrophe, les autres ne m'auraient pas pardonné cet excès, et à raison.

* tente de détourner l'attention *
Et sinon, euh: vous avez appris pour Jean Ferrat ? Quel malheur …
Hum. Bon, on continue quand même?

C'est donc tout juste un an après leur premier méfait que les deux suédois de Comecon nous reviennent la fleur au fusil pour nous causer gros décibels et lattage de popotins. Deux suédois, oui. Mais si, je sais compter! Parce que, et de un: c'est encore une fois un faux batteur que le groupe fait figurer dans son line-up, histoire de tromper son monde. La batterie est en fait toujours autant programmée, et cela s'entend toujours aussi peu (Ok, les plans de batterie ne sont pas démentiels. Ok, je ne suis pas batteur. Mais nom de nom il faut avoir l'oreille fine pour déceler la supercherie si on n'est pas au jus!). Et de deux: le micro a de nouveau été confié à un session brailleur de renom. C'est cette fois la goule batave Martin Van Drunen qui vient nous baver des insanités dans l'oreille. Et bien que le gaillard ait un style reconnaissable entre mille – et que son prédécesseur qui officiait sur « Megatrends in Brutality », Lars Goran Petrov, ait lui aussi un grain de voix bien particulier – on constate que le groupe a réussi sans mal à assurer la continuité stylistique d'un album à l'autre. Certes il y a bien là une certaine évolution, mais nulle impression d'écouter un groupe entièrement nouveau, ça non.

Il faut dire que l'enveloppe sonore aide à maintenir une certaine cohérence. Ainsi Thomas Skogsberg a une fois de plus concocté au groupe un son bien épais et sourd, avec finition au gros gravier et mur de guitares rythmiques bourdonnantes de série (bien que l'option « épaisse coulée de lave » à la Grave ne soit pas incluse sur ce modèle). De plus le groupe continue de pratiquer sur deux bons tiers de l'album son death metal à l'ancienne, qui laisse cette fois encore filtrer des influences rock'n'roll (sur certains soli et leads) et – principalement – punk/crust. Bref, on se sent encore à la maison, le papier peint a un peu changé, mais le fauteuil est toujours à sa place, au coin du feu.

Bon c'est vrai quand même que l'arrivée de M. Van Drunen nous amène de temps à autre à penser à ce bon vieux Pestilence (par exemple à 0:45 sur « The House That Man Built », ou quand le groupe patauge dans le gras de « Bleed / Burn », vers 0:47). Et surtout la grosse nouveauté, c'est que le groupe a désormais une envie manifeste d'innover. C'est évident à un point tel que ça justifie – presque – le « experimental » aguicheur placé, il est vrai un peu aux forceps, en haut à droite dans la description du style de l'album. N'empêche que le groupe se fait vraiment plaisir: entre les grésillements organiques furtifs de l'intro de « Democrator », le kazoo (ou le peigne musical?) et les grattes qui se la jouent démarrage de vieille 2CV au début de « The Ethno-Surge », le ping-pong guitaristique plugged/unplugged à 1:02 sur « Community » ou encore ce solo qui part dans un trip bidibip spatial en fin de « Aerie », c'est carrément la fête du slip d'avant-garde! Et si ce n'est pas toujours intégré de manière hyper naturelle à l'ensemble, il n'y a ma foi pas non plus de quoi se plaindre. Moins sympa par contre: le groupe semble absolument vouloir se vautrer dans des lourdeurs pataudes (Ah le pénible début de « Morticide »! Et la douloureuse gueule de bois introduisant « Dipstick ») et autres plans retors ou dissonants (les cassures du début de « Aerie », la prise à rebrousse-poils démarrant « Worms »), ce qui casse le rythme et perturbe cette aventure musicale aussi sûrement qu'une saloperie de préservatif qui refuse de se laisser dérouler gentiment en ces endroits où ces choses se déroulent habituellement refroidit la libido de quelques centimètres… Ces divagations poussent donc nos suédois à la faute, et si « Aerie » et « Morticide » contiennent suffisamment de moments jouissifs pour faire oublier leurs travers les plus gênants (en particulier une décharge crusty à 1:03 pour le premier, et un milieu de morceau qui regagne en punch death pour le second), le constat est moins positif pour un « Dipstick » au mieux peu inspiré, au pire soporifique.

M'enfin tous ces écarts à la ligne du Parti des Garants de l'Orthodoxie du Death Made In Stockholm ne peuvent occulter le plaisir pris lors de l'écoute de l'éjaculation crust'n'roll d'un « God Told Me To » jubilatoire, lors des superbes leads sur rythmique galopante en 2e partie de « Worms » ou encore sur l'arrivée grandiose des twin guitares qui se font écho à 2:14 sur « Community ». Et s'il est évident que Comecon se met à semer ses graines à tous les vents histoire de voir si quelque chose de sympa et d'inattendu pourrait résulter de ces escapades extra-brutasseries, il le fait tout en restant solidement ancré dans une tradition death suédoise old school mâtinée de punk et de rock. Et dans ce domaine, on peut compter sur sa maîtrise et son inspiration.

Bref, nouvel album, nouveau chanteur, nouvelles perspectives … Mais résultat identique! Comecon livre un 2e album toujours aussi sympathique, qui apporte son lot de satisfactions à l'amateur du genre, mais sans pour autant réussir à écrire l'album définitif qui lui aurait permis de se faire un nom aux côtés de ses compatriotes du haut de l'affiche, Entombed, Dismember et consort.
Notice: Object of class QueryTemplate could not be converted to int in /srv/www/deadEngine/class/Thrasho/StatPub/Collection.php on line 13

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

2 COMMENTAIRE(S)

cglaume citer
cglaume
04/01/2011 22:02
note: 7.5/10
NORDDD a écrit : Un bon premier album de Death Swedish pour ce groupe, ni plus ni moins ! Sinon, chronique sympa !

Pour toi "Megatrends in Brutality" n'était pas "Swedish" ??
Sinon merci pour l'appréciation Clin d'oeil
NORDDD citer
NORDDD
04/01/2011 18:29
note: 7.5/10
Un bon premier album de Death Swedish pour ce groupe, ni plus ni moins !

Sinon, chronique sympa !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Comecon
Old school "experimental" death metal
1993 - Century Media
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (1)  8.5/10

plus d'infos sur

écoutez
tracklist
01.  Democrator
02.  The Ethno-Surge
03.  Community
04.  Aerie
05.  Bleed / Burn
06.  Morticide
07.  Worms
08.  Pinhole View
09.  The Whole World
10.  God Told Me To
11.  Dipstick
12.  The House That Man Built

Durée : 45:11

paroles
line up

achetez sur
thrashothèque
voir aussi
Comecon
Comecon
Megatrends in Brutality

1992 - Century Media
  

chronique Chronique
Wormreich
Wormcult Revelations (EP)
report Live report
Enthroned + Mortuary Drape + Archgoat + Lvcifyre + Bestial Raids + Possession
chronique Chronique
Obscure Sphinx
Void Mother
chronique Chronique
Amestigon
Sun Of All Suns
chronique Chronique
A Very Old Ghost Behind The Farm
La Came Crude
chronique Chronique
Menace
Impact Velocity
chronique Chronique
Cynic
Kindly Bent To Free Us
chronique Chronique
Mysticum
In The Streams of Inferno
chronique Chronique
Erebus Enthroned
Temple Under Hell
chronique Chronique
Luror
The Iron Hand of Blackest Terror
chronique Chronique
Lifelover
Dekadens (EP)
chronique Chronique
Darkspace
Dark Space II
chronique Chronique
Ormgård
Ormblot
chronique Chronique
Gravehill
Death Curse
chronique Chronique
Aborym
Dirty Remix (Compil.)
chronique Chronique
Seven Sisters of Sleep
Seven Sisters of Sleep (EP)
chronique Chronique
Sarke
Aruagint
chronique Chronique
Terra Tenebrosa / The Old Wind
The Disfigurement Bowl / Serpent Me (Split 7")
chronique Chronique
Castevet
Summer Fences
chronique Chronique
Om
Pilgrimage
chronique Chronique
Sacrilege
Behind The Realms Of Madness
chronique Chronique
Merkabah
Moloch
chronique Chronique
Blut Aus Nord
Debemur MoRTi (EP)
chronique Chronique
Bestia Arcana
To Anabainon Ek Tes Abyssu
chronique Chronique
Mass Infection
For I Am Genocide
chronique Chronique
Abraham
The Serpent, the Prophet & the Whore
chronique Chronique
Rauhnåcht
Urzeitgeist
chronique Chronique
Vanhelga
Längtan
chronique Chronique
Cultes Des Ghoules
Henbane
chronique Chronique
Behemoth
The Satanist