chargement...

haut de page
39 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Clawfinger - Clawfinger

Chronique

Clawfinger Clawfinger
Un premier album à la fois frais et méchamment frontal, rempli ras la gueule de tubes qui auront acquis au fil du temps un statut culte. Puis un second opus certes bon, mais trop prévisible et dont la composition semble avoir été faite en pilote automatique… Non non, il n'est point question ici de brosser un tableau des débuts de la bande à Robb Flynn, mais bien de vous causer de Clawfinger, dont la trajectoire a, il est vrai, bien des ressemblances avec celle de Machine Head – tout au moins si l'on se focalise sur leurs 2 premières sorties. Sauf qu'au lieu de faire fausse route avec un « The Burning Red » accusant une nette baisse de régime, Clawfinger aura balancé son « The Blackening » direct dès le 3e album. Paf! Vous croyiez le groupe somnolent, près à se prendre le bas côté ou un platane des familles? Que nenni: le groupe s'est manifestement fait un shot d'energy drink au moment de remettre du carburant dans le réservoir, et il a une de ces patates!

Et en plus d'avoir les batteries rechargées à bloc, Clawfinger a pris de la bouteille, ce qui fait qu'il sait dorénavant – plus seulement à l'instinct, mais d'expérience – exactement comment ficeler une bombinette aux petits oignons ainsi que les trucs et astuces pour agencer une tracklist ayant un impact maximum.

«Ouais par contre ils abusent avec le coup de l'album éponyme-qui-est-forcément-l'album-de-la-maturité … Les groupes nous ressortent régulièrement les mêmes vieilles ficelles pour nous faire gober que maintenant-c'est-du-sérieux. Bonjour les gros sabots … »

Oui mais non, là c'est beaucoup plus bête que ça: les membres du groupe n'avaient tout simplement pas réussi à se mettre d'accord à temps sur un titre potable, et ce n'est qu'une fois la pochette imprimée qu'a émergé la bonne – mais tardive – idée d'intituler celui-ci « Third Time Lucky » (référence au numéro de l'album et à la séance de roulette russe suggérée par ce pistolet chichement mais sûrement chargé).

Que réserve donc ce 3e opus? Eh bien on ne déroge pas à la règle, et l'on retrouve au rendez-vous un rap metal in your face (compter une bonne moitié de morceaux courts) où règnent des vocaux au débit relativement élevé et à l'abrasivité toute urbaine, des grattes aux riffs simples et directs, et des bidouilleries additives entre scratch et bidibip-pouet électroniques bien présents mais pas envahissants. Les tubes imparables sont toujours là à l'appel: si le choix de « Two Sides » et « Biggest & The Best » pour tourner des clips reflète bien le niveau d'excellence de ceux-ci (surtout le premier!), cela ne doit pas diminuer le mérite d'un « Chances » au superbe refrain sur fond de ricochets guitaristiques, d'un « RealiTV » (oui oui, le bonus!) au riff principal poussant à un headbang bovin complètement irrésistible, et enfin d'un « Nobody Knows » proposant un mixture excellente de pure Clawginguerie et de cordes acoustiques fleurant bon les épices orientales. A noter d'ailleurs que ces incartades exotiques participent pour une bonne part à la grandeur de cette 3e livraison. Que ce soit « Two Sides » avec ses arabesques musicales au clavier, ses cordes zboïïïng-esques à la cannelle ou la mélopée enivrante de sa sirène des Mille et Une nuits, « Don't Wake Me Up » et son trip indo-groovy « j'ai les paupières qui collent, saloperie de narguilé » ou encore « Nobody Knows » et ses sitars électro-acoustiques, on navigue ici tantôt à dos de vache sacrée, tantôt à dos de chameau… Et il en résulte un habile mélange de velours, de chaleur, d'énergie et de groove.

Mais même sans artifice, le groupe tient une forme du tonnerre. Misant toujours autant sur les riffs simples mais terriblement infectieux (« Wrong State of Mind », « Nobody Knows », « RealiTV ») que sur les refrains fédérateurs (« Chances », « Nobody Knows », « Wrong State of Mind » …), les suédois savent à présent qu'il n'est pas forcément nécessaire de nous claquer le beignet à grands coups de pelle pour obtenir un impact maximum. Ainsi « Biggest & The Best » réussit à être incroyablement menaçant et violemment frontal alors qu'il progresse sur un mid tempo coolos. De même « I Can See Them Coming », qui adopte un groove rampant et une approche carrément tortueuse, sort les guns comme jamais sur un refrain aux faux airs de gangsta vendetta. Et comme si cela ne suffisait pas à faire de « Clawfinger » un putain d'album, la bande à Zak s'offre le luxe d'être carrément convaincante sur les morceaux plus softs, que ce soit sur la pause narcoleptique de « Don't Wake Me Up » ou sur un « I guess I'll Never Know » triste et doux comme la dernière caresse dans les cheveux d'un parent qu'on enterre.

Sur ce 3e opus, Clawfinger réussit donc à rééditer l'exploit de « Deaf Dumb Blind », l'excès de fougue post-adolescent ayant cette fois cédé la place à un savoir-faire brillamment mis à l'oeuvre. Même les moins exceptionnels « I'm Your Life & Religion » ou « Crazy » n'ont franchement rien de titres que l'on zappe. Si en plus vous réussissez à vous procurer la version limitée digipack avec les 3 titres bonus – dont l'excellent « RealiTV » –, je vous colle en prime et gratuitement la garantie « satisfait ou remboursé 2 fois par Chris ».
Notice: Object of class QueryTemplate could not be converted to int in /srv/www/deadEngine/class/Thrasho/StatPub/Collection.php on line 13

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

2 COMMENTAIRE(S)

cglaume citer
cglaume
15/04/2010 10:19
note: 9/10
Chris a écrit : Je ne sais pas si tu as remarqué que les paroles de "Crazy" sont un clin d'oeil à leurs groupes fétiches, dans le sens où elles utilisent un certain nombre de titres majeurs de ceux ci: il y a du Slayer, Faith No More, Alice Cooper, Nirvana, RHCP, Simon & Garfunkel...et j'en ai probablement laissé passé pas mal. Quel parolier ce Zak Tell (au nom de famille prédestiné qui plus est...)

J'avoue n'avoir que récemment racheté ce CD que j'avais au format copie-K7 pourrie depuis mes années lycée (sans les bonus !) ... et que je ne me suis pas encore plongé dans les lyrics. Je vais réparer ça ce soir ! Clin d'oeil
Chris citer
Chris
15/04/2010 08:08
note: 9/10
S'il ne devait rester qu'un album de Clawfinger, ce serait celui là. Après 2 albums remplis d'une rage juvénile, cet éponyme est l'album de la maturité, le groupe ayant ciselé ses compositions avec peut être un peu moins d'énergie mais bien davantage d'efficacité et de "catchiness", constante au 1er au dernier titre.
C'est une usine à tubes, "Two Sides", "Bigger & The Best", "I"m Your Life & Religion", "Don't Wake Me Up", titre rempli de zénitude et de grâce, "I'll Guess I'll Never Know", ballade à fendre le coeur du métalleux le plus endurci..
Je ne sais pas si tu as remarqué que les paroles de "Crazy" sont un clin d'oeil à leurs groupes fétiches, dans le sens où elles utilisent un certain nombre de titres majeurs de ceux ci: il y a du Slayer, Faith No More, Alice Cooper, Nirvana, RHCP, Simon & Garfunkel...et j'en ai probablement laissé passé pas mal. Quel parolier ce Zak Tell (au nom de famille prédestiné qui plus est...)

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Clawfinger
Fusion rap metal in your face
1997 - WEA
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (1)  9/10
Webzines : (5)  7.24/10

plus d'infos sur

écoutez
vidéos
Two Sides
Two Sides
Clawfinger

Extrait de "Clawfinger"
  
Biggest & The Best
Biggest & The Best
Clawfinger

Extrait de "Clawfinger"
  

tracklist
01.  Two Sides
02.  Hold Your Head Up
03.  Biggest & The Best
04.  Chances
05.  Don't Wake Me Up
06.  Not Even You
07.  Nobody Knows
08.  I Can See Them Coming
09.  Wrong State of Mind
10.  I'm Your Life & Religion
11.  Crazy
12.  I Guess I'll Never Know
13.  RealiTV (Bonus Track)
14.  Runnerboy (Bonus Track)
15.  What Gives Us the Right (Bonus Track)

Durée : 55:46

paroles
line up

achetez sur
thrashothèque
voir aussi
Clawfinger
Clawfinger
Hate Yourself With Style

2005 - Nuclear Blast
  
Clawfinger
Clawfinger
Deaf Dumb Blind

1993 - WEA
  
Clawfinger
Clawfinger
Use Your Brain

1995 - WEA
  

chronique Chronique
Skeletonwitch
Forever Abomination
chronique Chronique
Belphegor
Conjuring The Dead
chronique Chronique
Arkha Sva
Donusdogama: En Accrochant Le Mendiant Qui Tomb...
chronique Chronique
Tuman
The Past is Alive
chronique Chronique
Odraza
Esperalem tkane
chronique Chronique
Sabbatory
Endless Asphyxiating Gloom
interview Interview
Dead Congregation pour l'album ''Promulgation Of The Fall''
chronique Chronique
Thou
Heathen
report Live report
Hellfest 2014 - 3ème Jour
Annihilator + Black Sabbath + Carnal Lust + Dar...
report Live report
Hellfest 2014 - 2ème Jour
Aerosmith + Benighted + Brutal Truth + Gorguts ...
report Live report
Hellfest 2014 - 1er Jour
Angelus Apatrida + Deströyer 666 + Hail Of Bull...
chronique Chronique
Sigrblot
Blodsband (Blood Religion Manifest)
chronique Chronique
Ars Moriendi
La singulière noirceur d'un astre
chronique Chronique
Within The Ruins
Phenomena
interview Interview
Belphegor pour l'album ''Conjuring The Dead''
chronique Chronique
Duszę Wypuścił
Ludowy nihilizm absolutny (EP)
interview Interview
Behind the Curtain : entretien avec Emptiness
chronique Chronique
Lyrside
And Thus The Elder One (EP)
chronique Chronique
Antartandes
Rising Okkult Spiritus
chronique Chronique
Pact
The Infernal Hierarchies, Penetrating the Thres...
chronique Chronique
Blut Aus Nord / P.H.O.B.O.S.
Triunity (Split-CD)
chronique Chronique
Goatwhore
Constricting Rage of the Merciless
chronique Chronique
Mondkopf
Hadès
chronique Chronique
King Of Asgard
Karg
chronique Chronique
Castleumbra
Cthulu Wgah'nagl Fntagn (EP)
chronique Chronique
Illdisposed
With The Lost Souls On Our Side
chronique Chronique
Conan
Blood Eagle
chronique Chronique
Sacrilege
Within The Prophecy
chronique Chronique
Plaga
Trąby Zagłady / Pożeracze Słońc (Compil.)
chronique Chronique
Chasma
Omega Theorian