chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
25 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Septicflesh - Revolution DNA

Chronique

Septicflesh Revolution DNA
A quelques mois de l'an 2000, les Grecs de Septic Flesh prirent avec « Revolution DNA un tournant dans leur carrière. L'imagerie mystique, les thématiques mythologiques furent mises de coté, au profit de la science, une science un peu particulière et franchement flipante, à l'image de cette créature semblant échappée d'un laboratoire clandestin qui illustre la pochette.
Alliant le fond à la forme, le groupe se paya les services pour la première (mais pas la dernière) fois de Fredrik Nordstrom et de son fameux Fredman Studios, qui voyait défiler à l'époque tout le gratin de la scène métal extrême mélodique : il en résulte une production puissante et dans l'air du temps. Fini donc les mixages maladroits des précédentes productions, qui collaient si bien à l'ambiance d'un autre siècle de « Mystic Places of Dawn » ou « Ophidian Wheel », Septic Flesh a fait un pas dans le présent et abandonne du moins provisoirement ses thématiques d'antan pour se réfugier dans le proche futur.

Que l'on se rassure pour autant : si nos Grecs préférés ont reniés les vieux studios décrépits du fin fond du Péloponnèse, et mis de coté les peintures dérangeantes en guise de pochette, le talent musical du combo ne s'est pas envolé pour autant. « Revolution DNA » est sublimement mélodique, probablement même plus que les anciennes productions du groupe, et est à mon sens l'album le plus accessible du groupe, tout simplement. Ne serait-ce qu'au niveau des vocaux, le chant death de Spiros partage ici de façon équitable son temps de parole avec Sotiris et son chant clair magnifique, qui prend même d'ailleurs le dessus sur quelques titres (« Arctic Circle ») ; on garde un pied dans le death métal mais on sent l'influence de l'époque et de l'énorme succès des In Flames & co., qui via des albums comme « Clayman », « Colony » ou bien encore « Projector » ouvraient la voie à un death mélodique qui ne se refuse plus à chanter autrement qu'en growls. Cela tombe bien, Sotiris est un admirable chanteur, et chacune de ses nombreuses interventions est parfaitement cohérente et reste un vrai bonheur, d'autant plus qu'il n'aura jamais pas (à ce jour) autant d'espace pour s'exprimer vocalement par la suite…

Le chant mis à part, si « Revolution DNA » est une nouvelle réussite pour un groupe qui n'a jamais goûté au médiocre de sa carrière, c'est aussi et surtout parce que les compositions sont affûtées jusque dans leurs moindres détails. Que ce soit un « Science » d'ouverture qui met dans l'ambiance, l'inoubliable « Little Music Box » (accompagné du début à la fin par une guitare lead en arrière plan qui sublime aussi bien couplets que refrains), ou la plus classiquement melodeath « Revolution », on retrouve vite ce qui fait le bonheur d'écouter un album de Septic Flesh : des mélodies d'orfèvres, qui ont la délicatesse de ne pas trop se répéter de minute en minute et évitent la surdose via quelques variations toujours la bienvenue. Quelques passages d'exception ? On citera sans trop chercher longtemps la mélodie lead principale d' « Age of the New Messiahs » et son solo qui décidément n'appartient qu'à eux (de tous les solis que j'ai pu entendre, ceux de Septic Flesh ont toujours une personnalité à part, probablement une question de gammes différentes), « Dna » à 2mn12, pour une mélodie simple mais tellement efficace, ou le solo de « Arctic Circle », juste….magnifique ?

Mais nous ne sommes pas en terrain totalement conquis pour autant, à cause de l'aspect quasi oppressant de certains titres, qui tranchent avec le « dreamy emotionnal death metal » d'antan, qui se voulait déclencheur davantage de nos rêves éveillés que de nos cauchemars : ainsi dans une moindre mesure « Chaostar » (qui donnera son nom à un side project de Chris Antoniou à la qualité très variable) et « Radioactive » bien que gardant une approche très mélodique, dégagent un aspect un peu lugubre, mais qui n'est cependant rien en comparaison de « Last Step to Nowhere » et « Android », deux titres qui se font écho l'un à l'autre dans leur construction : batterie quasi absente, de nombreux samples, et des guitares écrasantes qui n'apparaissent qu'en arrière plan : on est pas loin de l'indus, et donc fort éloigné des contrées habituelles de Septic Flesh. « Last Step to Nowhere » est le pendant lumineux d' « Android », dans le sens où ce dernier possède les mêmes caractéristiques précédemment évoquées, mais dans une version déformée, mutante : la guitare ne fait qu'une ritournelle malsaine en boucle, le chant de Sotiris (je suppose que c'est lui) ressemble à une mélopée pleine de menace d'un cobaye de laboratoire qui listerait ses prochaines victimes à l'heure de son évasion…réellement flippant et dérangeant, ce titre montre une autre facette du groupe qui donne à réfléchir sur l'étendue du talent de ses gus là.

Pour ne pas finir sur une note trop positive, je noterais simplement que « Dictatorship of the Mediocre » aurait pu rester dans les B-sides du groupe, son esprit punk et sa structure simpliste n'ayant pas grand-chose à faire au milieu de ces innombrables perles. Mais ne me demandez pas davantage de dire du mal de « Revolution DNA », c'est encore une victoire de Canar….de Septic Flesh, et je le répète une excellente introduction pas trop difficile à l'univers du groupe. Je garde quand même une affection toute particulière à ses prédécesseurs, mais il faudrait avoir de la merde dans les oreilles pour nier que « Revolution DNA » est un album majeur du groupe ; et il préfigure de l'évolution que prendra le groupe avec les non moins excellents « Sumerian Daemons » et « Communion »

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

NightSoul citer
NightSoul
02/03/2011 20:02
note: 9/10
Je me le suis réécouté dernièrement avec grand plaisir et je l'adore toujours autant ! Totalement différent de ce qui a été fait avant sans être non moins excellent. Quelques ambiances sur Sumerian Deamons et des bribes sur Communion notamment via ses mélodies et le chant juste magnifique de Sotiris (le bonus track Misery King piano/chant est à pleurer)
Un des meilleurs albums melodeath un tant soit peu "moderne", futuriste, qui soit.

A noter la "french version" du titre "Telescope" plutôt pas mal sur l'édition limitée.
cglaume citer
cglaume
22/07/2010 13:08
Je ne me suis que récemment fait retourner par "Communion", et ça m'a donné envie de combler mon retard courant du post-"Ophidian Wheel" au petit dernier ... Va falloir que j'essaie celui-ci, en attendant le prochain !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Septicflesh
Death Metal Mélodique
1999 - Holy Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (9)  7.72/10
Webzines : (3)  8.42/10

plus d'infos sur
Septicflesh
Septicflesh
Death Metal Orchestral - Grèce
  

tracklist
01.   Science
02.   Chaostar
03.   Radioactive
04.   Little Music Box
05.   Revolution
06.   Nephilim Sons
07.   DNA
08.   Telescope
09.   Last Stop to Nowhere
10.   Dictatorship of the Mediocre
11.   Android
12.   Arctic Circle
13.   Age of New Messiahs

line up
voir aussi
Septicflesh
Septicflesh
The Eldest Cosmonaut (EP)

1998 - Holy Records
  
Septicflesh
Septicflesh
Ophidian Wheel

1997 - Holy Records
  
Septicflesh
Septicflesh
Temple Of The Lost Race (EP)

1991 - Autoproduction
  
Septicflesh
Septicflesh
The Great Mass

2011 - Season of Mist
  
Septicflesh
Septicflesh
Sumerian Daemons

2003 - Hammerheart Records
  

Essayez aussi
Eternal Lies
Eternal Lies
Spiritual Deception

2002 - Arctic Music Group
  
Marionette
Marionette
Spite

2008 - Listenable Records
  
Neaera
Neaera
Let The Tempest Come

2006 - Metal Blade
  
MyGrain
MyGrain
Planetary Breathing

2013 - Spinefarm Records
  
Dark Age
Dark Age
Minus Exitus

2008 - Remedy Records
  

Okkultokrati
Raspberry Dawn
Lire la chronique
Les détournements de Dead : Sun Wars
Lire le podcast
Necronautical
The Endurance at Night
Lire la chronique
Earth and Pillars
Pillars I
Lire la chronique
Brame
Basses Terres
Lire la chronique
Deicide
Once Upon The Cross
Lire la chronique
Temisto
Temisto
Lire la chronique
Testament
Brotherhood Of The Snake
Lire la chronique
GxSxD (God Send Death)
The Adversary
Lire la chronique
Black Fucking Cancer
Black Fucking Cancer
Lire la chronique
Neurosis
Fires Within Fires
Lire la chronique
Cradle Of Filth
Dusk... and Her Embrace - T...
Lire la chronique
Bölzer
Hero
Lire la chronique
Ranger
Speed & Violence
Lire la chronique
Les détournements de Dead : Swallow the Rumor
Lire le podcast
Mortualia
Wild, Wild Misery
Lire la chronique
Esben and the Witch
Older Terrors
Lire la chronique
Hexecutor
Poison, Lust And Damnation
Lire la chronique
In Aeternum
The Blasphemy Returns (EP)
Lire la chronique
Motörhead
Snake Bite Love
Lire la chronique
Fluisteraars
Gelderland (EP)
Lire la chronique
Revel In Flesh
Emissary Of All Plagues
Lire la chronique
Dysylumn
Chaos Primordial (EP)
Lire la chronique
Enthroned
Prophecies Of Pagan Fire
Lire la chronique
Qrixkuor
Three Devils Dance (EP)
Lire la chronique
Khonsu
The Xun Protectorate
Lire la chronique
While They Sleep
La Nausee
Lire la chronique
Ragnarok Tour
Dayazell + Wardruna
Lire le live report
Belligerent Intent
The Crucifire
Lire la chronique
In Flames
Battles
Lire la chronique