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Overkill - Bloodletting

Chronique

Overkill Bloodletting
Déjà orphelins de l'ex-ANVIL Sébastian Marino au sortir d'un « Necroshine » assez moyen dans l'ensemble, les new-yorkais ont la mauvaise idée d'embarquer avec ANNIHILATOR pour une tournée en co-headlining en février 2000. Pas que l'affiche soit mauvaise (avec DEW-SCENTED pour essuyer les plâtres, loin s'en faut !) mais Jeff Waters ayant bouté Randy Rampage hors de son one man band, il fallait bien trouver quelqu'un pour le remplacer. Qui de mieux que l'ancien chanteur de LIEGE LORD Joe Comeau, reconverti guitariste chez OVERKILL le temps de trois albums à la touche power/hardcore plus prononcée que d'habitude ? Pas rancuniers pour un sou, Bobby Blitz et D.D. Verni s'en vont recruter le six cordiste de ANGER ON ANGER, Dave Linsk, et embrayent illico sur l'enregistrement de leur onzième full length en compagnie de Colin Richardson, déjà aux commandes sur le nettement plus recommandable « From The Underground And Below » (1997).

Et si OVERKILL semble s'être affaibli dans l'intervalle (le groupe passant de cinq membres à quatre), la haute tenue de ce « Bloodletting » balayera tous les doutes à grand renfort de mosh parts cinglantes, de refrains heavy mémorables et d'une vigueur retrouvée au sein d'une section rythmique un peu somnolente sur les indigestes « 80 Cycles », « Stone Cold Jesus » ou encore « Dead Man ». Ainsi, contrairement à ce que sa réputation d'oublié de la discographie des américains pourrait le faire croire, ce premier effort studio au carrefour des années 2000 restera le plus solide témoignage de ce qu'un bon OVERKILL est capable d'offrir durant la décennie à venir, lorsqu'il se donne la peine de faire le lien entre les différentes facettes de son jeu. Et si on peut légitimement regretter l'absence de titre vraiment véloce (un bon passage brise nuque sur « Death Comes Out To Play », quelques passages semi rapides disséminés sur « Left Hand Man », sur la bondissante « Bleed Me » et une « My Name Is Pain » qui mule comme il faut), la dynamique et le tracklisting de « Bloodletting » sont en revanche inattaquables. Tour à tour généreusement groovy et percutant sur l'addictive « Let It Burn », véritable incitation au headbang sur laquelle Blitz hurle à plein poumons, franc du collier sur l'énergique « What I'm Missin' » - et son refrain fédérateur en diable à reprendre la main sur le cœur – et son break ravageur à 2 :16 ou habilement conservateur le temps d'un « Thunderhead » classique juste ce qu'il faut pour rassurer les fans, OVERKILL fait ici forte impression sur un album dénombrant bien peu de temps faibles, les titres les moins intéressants (« I Hurricane », « Can't Kill A Dead Man ») ayant tous pour eux un ou deux passages vraiment jouissifs qui tiennent l'auditeur en haleine jusqu'au décompte final. Suffisament rare pour être souligné (surtout chez OVERKILL) ?

Grâce en soit rendue au newcomer Dave Linsk, qui fait oublier en deux leads trois couinements de gratte ses plus besogneux prédécesseurs ; ses solis impeccables sauvent de la banalité quelques passages plus quelconques (la construction bateau des deux derniers titres notamment, tous deux sauvés par un break bien consistant), quant ils ne tirent pas vers les cieux le meilleur extrait de « Bloodletting », une « Blown Away » qui apparaît comme la seule réminiscence du OVERKILL plus sombre et mélancolique de « Horrorscope » ou « The Years Of Decay ». Un titre absolument formidable (le solo de Linsk est une merveille de progression dramatique), maîtrisé de mains de maîtres par des musiciens qui savent ce que montée en puissance et déflagration sonore veulent dire. Les qualités traditionnelles de la chauve souris à tête de mort (encore un artwork interchangeable pour le coup, vous prendrez bien un vieux jaune ?) ne s'étant pas non plus volatilisées comme sur les piteux « ReliXIV » et « Immortalis » à venir – basse omniprésente, gueulantes inspirées de l'inimitable Bobby Ellsworth – « Bloodletting » émargeait donc sans problème parmi les meilleures productions du groupe depuis « The Killing Kind », avant que l'incontournable « Ironbound » ne mette tout le monde d'accord en ce début d'année.

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Overkill
Thrash metal
2000 - SPV
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  7.17/10
Webzines : (8)  7.71/10

plus d'infos sur
Overkill
Overkill
Thrash - 1980 - Etats-Unis
  

tracklist
01.  Thunderhead
02.  Bleed Me
03.  What I'm Missin'
04.  Death Comes Out To Play
05.  Let It Burn
06.  I, Hurricane
07.  Left Hand Man
08.  Blown Away
09.  My Name Is Pain
10.  Can't Kill A Dead Man

Durée : 51:32

line up
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