chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
51 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Overkill - Bloodletting

Chronique

Overkill Bloodletting
Déjà orphelins de l'ex-ANVIL Sébastian Marino au sortir d'un « Necroshine » assez moyen dans l'ensemble, les new-yorkais ont la mauvaise idée d'embarquer avec ANNIHILATOR pour une tournée en co-headlining en février 2000. Pas que l'affiche soit mauvaise (avec DEW-SCENTED pour essuyer les plâtres, loin s'en faut !) mais Jeff Waters ayant bouté Randy Rampage hors de son one man band, il fallait bien trouver quelqu'un pour le remplacer. Qui de mieux que l'ancien chanteur de LIEGE LORD Joe Comeau, reconverti guitariste chez OVERKILL le temps de trois albums à la touche power/hardcore plus prononcée que d'habitude ? Pas rancuniers pour un sou, Bobby Blitz et D.D. Verni s'en vont recruter le six cordiste de ANGER ON ANGER, Dave Linsk, et embrayent illico sur l'enregistrement de leur onzième full length en compagnie de Colin Richardson, déjà aux commandes sur le nettement plus recommandable « From The Underground And Below » (1997).

Et si OVERKILL semble s'être affaibli dans l'intervalle (le groupe passant de cinq membres à quatre), la haute tenue de ce « Bloodletting » balayera tous les doutes à grand renfort de mosh parts cinglantes, de refrains heavy mémorables et d'une vigueur retrouvée au sein d'une section rythmique un peu somnolente sur les indigestes « 80 Cycles », « Stone Cold Jesus » ou encore « Dead Man ». Ainsi, contrairement à ce que sa réputation d'oublié de la discographie des américains pourrait le faire croire, ce premier effort studio au carrefour des années 2000 restera le plus solide témoignage de ce qu'un bon OVERKILL est capable d'offrir durant la décennie à venir, lorsqu'il se donne la peine de faire le lien entre les différentes facettes de son jeu. Et si on peut légitimement regretter l'absence de titre vraiment véloce (un bon passage brise nuque sur « Death Comes Out To Play », quelques passages semi rapides disséminés sur « Left Hand Man », sur la bondissante « Bleed Me » et une « My Name Is Pain » qui mule comme il faut), la dynamique et le tracklisting de « Bloodletting » sont en revanche inattaquables. Tour à tour généreusement groovy et percutant sur l'addictive « Let It Burn », véritable incitation au headbang sur laquelle Blitz hurle à plein poumons, franc du collier sur l'énergique « What I'm Missin' » - et son refrain fédérateur en diable à reprendre la main sur le cœur – et son break ravageur à 2 :16 ou habilement conservateur le temps d'un « Thunderhead » classique juste ce qu'il faut pour rassurer les fans, OVERKILL fait ici forte impression sur un album dénombrant bien peu de temps faibles, les titres les moins intéressants (« I Hurricane », « Can't Kill A Dead Man ») ayant tous pour eux un ou deux passages vraiment jouissifs qui tiennent l'auditeur en haleine jusqu'au décompte final. Suffisament rare pour être souligné (surtout chez OVERKILL) ?

Grâce en soit rendue au newcomer Dave Linsk, qui fait oublier en deux leads trois couinements de gratte ses plus besogneux prédécesseurs ; ses solis impeccables sauvent de la banalité quelques passages plus quelconques (la construction bateau des deux derniers titres notamment, tous deux sauvés par un break bien consistant), quant ils ne tirent pas vers les cieux le meilleur extrait de « Bloodletting », une « Blown Away » qui apparaît comme la seule réminiscence du OVERKILL plus sombre et mélancolique de « Horrorscope » ou « The Years Of Decay ». Un titre absolument formidable (le solo de Linsk est une merveille de progression dramatique), maîtrisé de mains de maîtres par des musiciens qui savent ce que montée en puissance et déflagration sonore veulent dire. Les qualités traditionnelles de la chauve souris à tête de mort (encore un artwork interchangeable pour le coup, vous prendrez bien un vieux jaune ?) ne s'étant pas non plus volatilisées comme sur les piteux « ReliXIV » et « Immortalis » à venir – basse omniprésente, gueulantes inspirées de l'inimitable Bobby Ellsworth – « Bloodletting » émargeait donc sans problème parmi les meilleures productions du groupe depuis « The Killing Kind », avant que l'incontournable « Ironbound » ne mette tout le monde d'accord en ce début d'année.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Overkill
Thrash metal
2000 - SPV
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  7.17/10
Webzines : (8)  7.71/10

plus d'infos sur
Overkill
Overkill
Thrash - Etats-Unis
  

tracklist
01.  Thunderhead
02.  Bleed Me
03.  What I'm Missin'
04.  Death Comes Out To Play
05.  Let It Burn
06.  I, Hurricane
07.  Left Hand Man
08.  Blown Away
09.  My Name Is Pain
10.  Can't Kill A Dead Man

Durée : 51:32

line up
voir aussi
Overkill
Overkill
Killbox 13

2003 - Spitfire Records
  
Overkill
Overkill
Ironbound

2010 - Nuclear Blast
  
Overkill
Overkill
W.F.O.

1994 - Atlantic Records
  
Overkill
Overkill
The Grinding Wheel

2017 - Nuclear Blast
  
Overkill
Overkill
ReliXIV

2005 - Regain Records
  

Essayez aussi
Dew-Scented
Dew-Scented
Intermination

2015 - Metal Blade
  
Algebra
Algebra
Procreation (EP)

2009 - Hungry Ghosts
  
Entombed
Entombed
Morning Star

2001 - Music For Nations
  
Nuestros Derechos
Nuestros Derechos
Struggling With The Dark

2007 - Autoproduction
  
Lethal Mind
Lethal Mind
When Logic Fails (EP)

2008 - Autoproduction
  

Mutoid Man
War Moans
Lire la chronique
Nortt
Gudsforladt
Lire la chronique
Morfin
Consumed By Evil
Lire la chronique
Oceano
Revelation
Lire la chronique
Soundgarden
Superunknown
Lire la chronique
Deflesher - Interview pour l'album "Ossuary"
Lire l'interview
Black Sabbath
Black Sabbath
Lire la chronique
Gods Forsaken
In A Pitch Black Grave
Lire la chronique
Essaie de ne pas te suicider !!!
Lire le podcast
Insidious one
Хочу, чтобы все умерли...
Lire la chronique
Deflesher
Ossuary
Lire la chronique
Obelyskkh
The Providence
Lire la chronique
The Furor
Cavalries Of The Occult
Lire la chronique
Slaamaskin
2016 (EP)
Lire la chronique
Nicolas Muller
Abécédaire pour les musicie...
Lire la chronique
In Death...
The Devil Speaks
Lire la chronique
Nargaroth
Era of Threnody
Lire la chronique
Skáphe
Untitled (EP)
Lire la chronique
Neverlight Horizon
Dead God Effigies
Lire la chronique
Sabbath Assembly
Rites of Passage
Lire la chronique
Black Sabbath
Forbidden
Lire la chronique
Unchained
Chasing Shadows
Lire la chronique
Feller Buncher
203040 (EP)
Lire la chronique
Smoke Mountain
Smoke Mountain (EP)
Lire la chronique
No One is Innocent + Tagada Jones + Ultra Vomit
Lire le live report
Clutch + Valient Thorr
Lire le live report
Martyr Defiled
Young Gods
Lire la chronique
Sarkrista
Summoners of the Serpents W...
Lire la chronique
Beheaded
Beast Incarnate
Lire la chronique
No Omega
Culture
Lire la chronique