chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
46 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Rosetta - A Determinism Of Morality

Chronique

Rosetta A Determinism Of Morality
Ils sont quand même marrants chez Rosetta. Pas seulement à cause de leur patronyme choupinou ou du titre bien ronflant qu'ils ont choisi pour cet album (les sociologues apprécieront néanmoins), non non, je parle des motivations qui ont enfanté A Determinism Of Morality. Le groupe était fatigué d'être rangé dans la case « Post Hardcore Neurisisien », préférant le terme « Metal For Astronauts » (décidemment, ils font tout pour qu'on les déteste ces cons). Et donc, ils ont cherché à sortir de ce carcan en faisant… du post hardcore. Marrant.

Cependant, cette dernière livraison signe un retour des américains à un son plus brut et dynamique, à rapprocher du premiers disque de The Galilean Satellites. Leur musique est toujours cotonneuse mais les coussins ont été rembourrés avec du gravier. Si un morceau comme « Ayil » perpétue les envolées spatiales de Wake/Lift, sa conclusion virulente et sa batterie qui ne lâche rien en étonneront plus d'un ! Rosetta a gommé la plupart des défauts de son deuxième jet, pourtant déjà de haute tenue, en ajoutant du paradoxe dans sa manière de jouer : là où il s'embourbait dans des mélodies parfois trop aériennes pour retenir l'attention, il se fait ici plus mouvant et spontané, moins « bourgeois ». L'enregistrement de l'album, fait en une heure, sert cette volonté d'aller vers une exécution toujours travaillée mais plus directe. Et mine de rien, ça fait tout. Car en durcissant un peu le propos, les américains rajoutent des tripes, du hardcore à leur post, au point que ces déflagrations que sont le final de « Je n'en connais pas la fin » ou « Release », donnent l'impression de voir un monolithe blanc surgir de l'espace (Rosetta ou la réponse à Kubrick !). Bien que le groupe retombe dans certains travers où il se dilue à en bâiller sur « Blue Day For Croatoa », mal située en troisième place, l'intensité parcourant cet album le rend captivant de bout en bout et transmet cette intention de nous plonger parmi les astres.

A Determinism Of Morality est donc plus consistant que son prédécesseur, compte moins sur les plages ambiants agrémentant les morceaux pour privilégier une superposition d'effets et de mélodies à géométrie variable, semblant sortir de nulle part (le tapping de « Renew », l'introduction mélancolique de « Revolve » rappelant la douce tristesse de « Wake » sur Wake/Lift), une basse lourde et mélodique s'occupant de lier des guitares plus complexes qu'il n'y parait. La production met sur un même plan ces dernières et la batterie (clairement l'instrument le plus intéressant ici), offrant ainsi une atmosphère irréelle aux compositions, comme si elles étaient jouées devant nous et ailleurs à la fois. L'incursion d'un chant clair sur « Release », aux lignes vocales prenantes et appuyées par un shoegaze cosmique, complète parfaitement la voix typiquement post de Michael Armin. Les émotions se font moins classiquement contemplatives au profit de variations allant de l'émerveillement tranquille à une forme de crainte respectueuse, à l'image de ce que doit ressentir un astronaute sortant de son vaisseau pour plonger dans ce noir immense, apaisant mais asphyxiant.

En cette année 2010 maigre en sorties estampillées « Post Hardcore » (ne parlons pas de la déception The Ocean), j'avoue avoir accueilli A Determinism Of Morality les bras ouverts. Pourtant, je ne m'attendais pas à être aussi charmé, prouvant à qui en douter que Rosetta est plus qu'un second couteau, possède une vision personnelle à la croisée entre shoegaze, post hardcore ou drone/ambiant et est à deux doigts de réitérer l'exploit qu'il avait accompli avec son premier album : se retrouver au même niveau que ces idoles avouées. Malgré quelques défauts dont il a du mal à se dépareiller, il comblera sans soucis les amateurs en manque. Mais quelque chose me dit que cette année sera sans lumière…

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

5 COMMENTAIRE(S)

Barak citer
Barak
06/09/2010 00:17
note: 8/10
Oh monsieur est tatillon, ils font tous les deux du postbidule tout en déclarant ne pas en faire, comme tous les groupes du genre Mr Green

Le côté Damnation par contre ouais, ça peut se voir comme ça, c'est intéressant.

(et j'aime bien Radiohead)
Ikea citer
Ikea
05/09/2010 17:26
note: 8/10
Barak a écrit : Mais alors pour le coup, le pompage de Radiohead sut Providence, je vois pas trop où tu le trouves.

Nulle part, c'était juste pour te faire chier, vu que tu adores "Providence" et leur virage plus calme (et que tu compares ce qui pour moi n'est pas comparable tant les deux groupes sont différents) Sourire

Je penserais plus au Opeth de "Damnation" pour ce dernier, avec toujours de fortes réminiscences CoLiennes...
Barak citer
Barak
05/09/2010 14:31
note: 8/10
Ouais, je sais qu'ils sont différents, mais ils jouent dans la même division, celle des plus ou moins suiveurs de Neurosis, COL, Isis.
Mais alors pour le coup, le pompage de Radiohead sut Providence, je vois pas trop où tu le trouves.
Ikea citer
Ikea
05/09/2010 08:18
note: 8/10
C'est quand même bien différent !

Après, si tu préfères un groupe qui a pompé (avec talent) Cult Of Luna pour finalement sucer (avec moins de talent) Radiohead, c'est ton problème Mr Green
Barak citer
Barak
05/09/2010 01:26
note: 8/10
Bien bon album.

Mais je préfère Callisto Mr Green

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Rosetta
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (5)  7.3/10
Webzines : (13)  7.48/10

plus d'infos sur
Rosetta
Rosetta
Post Hardcore - Etats-Unis
  

écoutez
tracklist
01.   Ayil
02.   Je n'en connais pas la fin
03.   Blue Day For Croatoa
04.   Release
05.   Revolve
06.   Renew
07.   A Determinism Of Morality

Durée : 47 Mns

line up
parution
25 Mai 2010

voir aussi
Rosetta
Rosetta
The Galilean Satellites

2005 - Translation Loss Records
  

Essayez aussi
Art Of Falling
Art Of Falling
Extending Behind This Shape (EP)

2006 - Several Bleeds Records
  
Cult of Luna
Cult of Luna
Vertikal

2013 - Indie Recordings
  
Helms Alee
Helms Alee
Sleepwalking Sailors

2014 - Sargent House
  
Isis
Isis
Panopticon

2004 - Ipecac Records
  
Terra Tenebrosa / The Old Wind
Terra Tenebrosa / The Old Wind
The Disfigurement Bowl / Serpent Me (Split 7")

2014 - Pelagic Records
  

Stallion
Rise And Ride
Lire la chronique
The Deathtrip
Deep Drone Master
Lire la chronique
Electric Wizard
Time to Die
Lire la chronique
Varathron
Untrodden Corridors of Hades
Lire la chronique
Mors Principium Est
Dawn Of The 5th Era
Lire la chronique
Pure
Kingdom of Wrath
Lire la chronique
Skelethal
Interstellar Knowledge Of T...
Lire la chronique
Bastard Sapling
Instinct Is Forever
Lire la chronique
Eternal Sex And War
Negative Monoliths
Lire la chronique
13th Moon
Abhorrence Of Light (EP)
Lire la chronique
Sacrificia Mortuorum / Orthanc
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Maybeshewill
Fair Youth
Lire la chronique
Ancient Crypts
Devoured By Serpents (Démo)
Lire la chronique
Overkill
White Devil Armory
Lire la chronique
Deathronation
Hallow The Dead
Lire la chronique
Pornography : interview à l'occasion de la sortie de leur compilation
Lire l'interview
Horrendous
Ecdysis
Lire la chronique
The Duskfall
Where The Tree Stands Dead
Lire la chronique
Khold
Til Endes
Lire la chronique
''Betty'' 20th Anniversary Tour
Helmet
Lire le live report
Absentia Lunae
Vorwärts
Lire la chronique
Mudvayne
L.D. 50
Lire la chronique
Queens Of The Stone Age
...Like Clockwork
Lire la chronique
Midnight
No Mercy For Mayhem
Lire la chronique
Oozing Wound
Earth Suck
Lire la chronique
Sam Bean, ou la vie à 300 BPM
Lire l'interview
Dagoba lors de leur passage à Lyon
Lire l'interview
Down
Down IV Part II (EP)
Lire la chronique
Saille
Eldritch
Lire la chronique
Schammasch
Contradiction
Lire la chronique