chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
13 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Preludium - Impending Hostility

Chronique

Preludium Impending Hostility
L'annonce de la signature des Polonais de Preludium sur Diabolical Conquest Records n'aurait pu me faire plus plaisir. Le label d'un webzine pour lequel j'ai la plus grande sympathie et un groupe pas forcément le plus connu de son pays mais que j'aime beaucoup, voilà une association qui promettait du lourd. Alors même si Raping Manking Disorder m'avait quelque peu laissé sur ma faim, c'est dès sa sortie que je me suis procuré cet Impending Hostility qui, je l'espérais, permettrait au groupe de retrouver le niveau d'Eternal Wrath.

La déception n'en a été que plus amère. Au lieu de remonter la pente et retrouver la furie de son premier full-length, Preludium continue de baisser dans mon estime. Pas d'évolution particulière à noter pour autant, les Slaves reprennent là ou s'arrêtait Raping Manking Disorder (je n'ai pas le MCD Abomination sorti en début d'année mais ça ne saurait tarder). En gros, si vous n'aimez pas le death polonais, vous pouvez prendre vos jouets et aller jouer sur l'autoroute car le quatuor fait dans le pure polack avec des titres courts sans fioritures. Et sans didgeridoo cette fois. Dommage, ça apportait une petite touche d'originalité même si l'instrument était utilisé avec une grande parcimonie, mais ce n'est pas ce qui plombe l'opus. Le death polonais, c'est normalement rapide et brutal. Impending Hostility comporte certes son lot de blast-beats mais l'opus est loin de dépasser le mur du son avec nombre de rythmiques plus modérées, apportant ainsi de la variété tout en faisant considérablement baisser l'intensité (et le niveau de jouissance lié). En plus, le nouveau batteur Piotr Ungeheuer ne tient jamais longtemps les blasts, préférant les utiliser en courtes rafales. Et niveau rapidité, le départ d'August (machine à blaster de Deception et Stillborn) se fait bien sentir.

Moins intense, moins brutal, moins rapide. Pourquoi pas après tout, pas besoin de blaster à tout va pendant 30 minutes pour faire un bon album de death metal. Mais quand la plupart des riffs manquent d'inspiration et confèrent à la banalité, on se dit que là, ça va quand même être difficile. Comment un groupe qui a sorti Eternal Wrath, recueil de riffs plus jouissifs les uns que les autres, peut se permettre de pondre des riffs aussi plats et peu marquants?! C'est sûr, ils ne sentent plus Morbid Angel à plein nez mais vu le résultat, j'aurais préféré! Pour compléter un tableau bien pâle, on a le droit également à des harmoniques sifflées aussi inutiles qu'énervantes. Et pas la peine d'aller chercher du côté de la basse pour trouver un peu de bonheur, celle-ci est inexistante. Une première bien timide pour le nouveau bassiste Marcin Deszcz (ex-guitariste de Deception).

Rien à retenir alors? Pas grand chose non, mais quelques éléments sauvent heureusement Preludium du naufrage. La production est excellente, puissante et claire avec un son de batterie naturel et une caisse claire sèche et métallique qui résonne bien sans non plus sonner comme une casserole. Même si je préférais le jeu d'August, quand Piotr Ungeheuer blaste, ça pète bien! Je disais que seulement la plupart des riffs étaient bidons, c'est parce que certains, trop peu nombreux, se détachent du lot. Notamment quand on remarque de légères sonorités orientales ("Bitter Cold", "Death Campaign"), ce que font toutefois mieux les leads/solos comme à 4'11 sur "Legacy Of Destinations", "Bitter Cold" à 1'48 et 3'41 ou "Warfare" à 2'41. A noter que trois solos sont gérés par deux guests qui s'en sortent plutôt bien ("Hostile Area" à 1'05, "Death Campaign" à 2'49) sauf sur "Desolation", où il ne sert à rien. Il n'y a d'ailleurs pas que le solo à jeter sur ce morceau et son passage saccadé à la double vu et revu. Seul le riff rapide et méchant qui précède vaut le coup. C'est pas mal aussi sur "Blessing Of War" à 1'29, bien sombre. Mais vous voyez, c'est au compte-goutte qu'on les reçoit les bons riffs. Il en va de même pour les compositions. Deux seulement sont vraiment de qualité: "Hostile Area", sans doute la plus bourrine, et la dernière, "Warfare", plus lente et mélodique que les autres avec un final à la batterie militaire qui reprend l'ouverture de l'album. De quoi finir le disque sur une note positive. Autre satisfaction, le chant. Et là c'est carrément le meilleur album de Preludium à ce niveau grâce à une alternance growls/shrieks plus fréquente et mieux maîtrisée. Dernière chose, l'artwork poussiéreux et post-apocalyptique tue.

On aurait pu penser que ces ruines représentaient les dégâts causés par Preludium et un Impending Hostility dévastateur, elles ne sont en fait que le reflet de son manque d'inspiration et du vide de ses compositions. Ca peut paraître sévère envers un album qui resterait correct pour un groupe lambda mais pour Preludium, j'attends beaucoup plus que ça. Je voyais en eux de potentiels leaders de la scène polonaise, je me suis bien planté. A y réfléchir, Preludium est sans doute le groupe d'un seul album. Ils ont beau utiliser des samples de guerre, les munitions se font désormais rares et c'est bien un pétard mouillé que nous a livré le combo...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

supersinep citer
supersinep
11/12/2010 23:04
deux rien !
Keyser citer
Keyser
11/12/2010 20:59
supersinep a écrit : ça ne SAURAIT tarder *

Corrigé, merci de ta précieuse intervention!
supersinep citer
supersinep
11/12/2010 17:24
ça ne SAURAIT tarder *

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Preludium
notes
Chroniqueur : 5.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (6)  7.33/10

plus d'infos sur
Preludium
Preludium
Death Metal - Pologne
  

écoutez
tracklist
01.   Legacy Of Destinations
02.   Realm Of Void
03.   Desolation
04.   Hostile Area
05.   Bitter Cold
06.   Blessing Of War
07.   Death Campaign
08.   Execution
09.   Warfare

Durée : 31'34

line up
parution
2 Octobre 2010

voir aussi
Preludium
Preludium
Abomination (EP)

2010 - Redrum666
  
Preludium
Preludium
Eternal Wrath

2004 - Fallen Angel
  
Preludium
Preludium
Raping Mankind Disorder

2008 - Redrum666
  
Preludium
Preludium
Redemption

2013 - Transcending Obscurity
  

Essayez plutôt
Hate Eternal
Hate Eternal
I, Monarch

2005 - Earache Records
  
Amongst The Deceit
Amongst The Deceit
Tribulations Of Man

2011 - Autoproduction
  
Decrepit Birth
Decrepit Birth
Diminishing Between Worlds

2008 - Unique Leader Records
  
Abraxas
Abraxas
Wretched Existence (EP)

2009 - Relapse Records
  
Human Filleted
Human Filleted
Blunt Force Embludgeonment

2010 - Sevared Records
  

Hats Barn
A Necessary Dehumanization
Lire la chronique
Savage Master
Mask Of The Devil
Lire la chronique
Swallowed
Lunarterial
Lire la chronique
Dephosphorus
Ravenous Solemnity
Lire la chronique
Earth and Pillars
Earth I
Lire la chronique
Raise Hell
Holy Target
Lire la chronique
Domains
Sinister Ceremonies
Lire la chronique
Dir En Grey
Arche
Lire la chronique
N.K.V.D.
Hakmarrja
Lire la chronique
Hypomanie
A City in Mono
Lire la chronique
Calm Hatchery
Fading Reliefs
Lire la chronique
Witchden
Consulting The Bones
Lire la chronique
Gloomy Grim
Grimoire (Démo)
Lire la chronique
More Than Life
Love Let Me Go
Lire la chronique
Combichrist
Lire le live report
AC/DC
Rock Or Bust
Lire la chronique
Cadaveric Fumes / Demonic Oath
Entwined In Sepulchral Dark...
Lire la chronique
Behemoth
Zos Kia Cultus
Lire la chronique
Defeater
Travels
Lire la chronique
Sordide
La France a Peur
Lire la chronique
Khthoniik Cerviiks
Heptaedrone (Démo)
Lire la chronique
Riot V
Unleash The Fire
Lire la chronique
Heart In Hand
A Beautiful White
Lire la chronique
Artificial Brain
Labyrinth Constellation
Lire la chronique
Latitude Egress
To Take Up The Cross
Lire la chronique
Bring Me The Horizon
There Is a Hell, Believe Me...
Lire la chronique
Starofash
Lakhesis
Lire la chronique
Ad Patres + Gorod + Morbid Angel
Lire le live report
Dressed In Streams
The Search for Blood (EP)
Lire la chronique
Cendres de Haine
Nihil Mirari
Lire la chronique