chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
61 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Gaza - He Is Never Coming Back

Chronique

Gaza He Is Never Coming Back
I Don't Care Where I Go When I Die nous avait laissé les genoux sur le sol et cul nu, sévère déculottée arrivée sans prévenir. La suite était attendue fébrilement, Gaza ayant cette rage que l'on n'avait plus entendue depuis les grands moments du hardcore chaotique des années 90, cette force destructrice ne ménageant pas ses coups, balançant sa haine telle quelle et tant pis pour le reste, il y aura droit aussi ! Donner un second souffle à cette baston ne semblait pas chose aisée et c'est avec surprise que l'après… déçoit.

Pas parce qu'ils ont dégraissé le mammouth, loin de là. Il a été gonflé aux stéroïdes d'une production enfin à la hauteur des aspirations poisseuses et puissantes du groupe. Boursouflé à outrance, le pauvre ne peut que ratiboiser en trainant ses couilles sur le gazon. Plus bas que ça, y a la Chine ! Les titres « How It Is. How It's Going To Be. » et « Bishop » sont terrifiants de lourdeur, Gaza choisissant de réduire les plans mathcore et grind, utilisés désormais avec parcimonie (apparitions fugaces sur « Windowless House », « Tombless » ou « The Meat Of A Leg Joint »), pour offrir de la hargne rampante concentrée. Il s'étale moins sur la durée, plus dans les riffs, l'album pouvant être vu comme un monolithe avec quelques incursions ambiant ou clins d'œil entre les morceaux s'occupant de donner du liant à l'ensemble (« The Historian » et sa partie renvoyant à « How It Is. How It's Going To Be. » ou la pause « The Anthropologist »). Le chant de Jon Parkin en est la preuve : les couinements hystériques et autres beuglantes lâchées jusqu'à l'essoufflement ont laissé place à un grognement monocorde renforçant la gravité des compositions. Moins fou-fou, plus réfléchis, le déglingué étant remplacé par la frontale batte cloutée, les américains sortent les poings avec l'ambition de marquer au fer-rouge l'auditeur et la scène (pari réussi, cet album ayant été globalement bien accueilli).

Parcimonie, moins fou-fou, réfléchis… Tu vois le problème. Gaza baignant dans le cholestérol, l'idée a de la gueule, seulement du coup ça brûle moins de calories. Les Ricains en veulent toujours mais la passion qui les animait semble un peu fatiguée, contrôlée, au risque de se répéter, voire carrément d'ennuyer (le dernier morceau, se voulant la lueur blafarde au bout du tunnel et virant vite au sous-Isis). C'est bien ce qu'il manque ici : là où le combo se donnait auparavant en entier, la colère faisant accepter sans problèmes quelques possibles baisses de régime, ces dernières apparaissent trop à la lumière de ces guitares linéaires, timides comparées à un « Sire » par exemple. Le batteur déstructure encore le propos mais l'impression générale est que le savoir-faire est plus sûr de lui et la folie s'est faite la malle. On avait misé gros sur eux, He Is Never Coming Back donne la gueule de bois avec son côté gras bien que finalement trop léger, accessible d'emblée, vite consommé, pas inoubliable et un sentiment tenace d'inachevé parcoure sa traversée (le revers de la médaille : à trop appuyer, ils finissent par rabâcher). Gaza est juste un bon groupe parmi d'autres.

Facile et difficile de dire ce qu'il manque à cette œuvre par rapport à son illustre prédécesseur. Si l'on peut regretter la schizophrénie du premier album, critiquer l'absence de spontanéité, il faut avouer que He Is Never Coming Back offre son lot de passages impressionnants, tant l'on est soufflé par la violence des premières écoutes. Sur la longueur, la galette ne tient pas toutes ses promesses et l'on a envie de retirer ses billes, un peu à la hâte même si le départ d'un des membres (Luke Sorenson, qui composait les parties mathématiques des morceaux et s'occupe désormais à rendre viable la dream team Feminist) ne donne pas beaucoup d'espoir. Un album dont le plus gros défaut est d'être sorti après I Don't Care Where I Go When I Die.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Crom-Cruach
02/08/2012 00:20
Et le petit dernier bien léger vient de sortir...
gulo gulo citer
gulo gulo
01/08/2012 19:50
note: 7.5/10
Worthless a écrit : Raah je ne serai pas aussi sévère que toi. Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait.

ah tiens, enfin : moi aussi, à peu près tout pareil

"boursouflé à outrance", "couilles sur le gazon", "monocorde", "fatigué" : que de qualités !
le nouveau a l'air un peu entre les deux, vite fait ; pas sûr que j'y trouve mon compte
Momos citer
Momos
12/12/2010 18:32
Worthless a écrit : Raah je ne serai pas aussi sévère que toi. Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait. Cet album m'envoie six pieds sous terre à chaque écoute, il y avait longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque. Mandale confirmée avec la prestation live du Ieper de cette année.
Bizarrement, je crois qu'on se doutais tous de ton avis. Moqueur
Worthless citer
Worthless
12/12/2010 17:52
Raah je ne serai pas aussi sévère que toi.
Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait.


Cet album m'envoie six pieds sous terre à chaque écoute, il y avait longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque. Mandale confirmée avec la prestation live du Ieper de cette année.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Gaza
Doomed Hardcore
2009 - Black Market Activities
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (6)  6.5/10
Webzines : (9)  7.56/10

plus d'infos sur
Gaza
Gaza
Doomed chaotic Hardcore - Etats-Unis
  

tracklist
01.   How It Is. How It's Going To Be.
02.   The Kicking Legs
03.   Bishop
04.   The Biologist
05.   Windowless House
06.   He Is Never Coming Back
07.   Canine Disposal Unit
08.   The Anthropologist
09.   The Meat Of A Leg Joint
10.   The Astronomer
11.   Tombless
12.   The Historian
13.   Carnivore
14.   [Untitled]

Durée : 51 Mns

line up
parution
10 Novembre 2009

voir aussi
Gaza
Gaza
No Absolutes In Human Suffering

2012 - Black Market Activities
  

Essayez plutôt
Cult Leader
Cult Leader
Lightless Walk

2015 - Deathwish Inc.
  

Unearthly Trance
Stalking the Ghost
Lire la chronique
Motörhead
Motörizer
Lire la chronique
Absolvtion
Obscure Catharsis (Démo)
Lire la chronique
Charlotte the Harlot
Agamogir (EP)
Lire la chronique
Ozzy Osbourne
Blizzard Of Ozz
Lire la chronique
Taphos
Demo MMXVI (Démo)
Lire la chronique
Throane
Derrière-Nous, La Lumière
Lire la chronique
Oathbreaker
Rheia
Lire la chronique
Manetheren
The End
Lire la chronique
Bekëth Nexëhmü
De Dunkla Herrarna
Lire la chronique
Lock Up
Demonization
Lire la chronique
Benighted
Lire le live report
Pestifer
Execration Diatribes
Lire la chronique
Black Metal Japonais - L'homme qui en savait trop
Lire le podcast
Diablerie
The Catalyst Vol. 1: Control
Lire la chronique
Sale Freux
Vindilis
Lire la chronique
Atomikylä
Keräily
Lire la chronique
Infamovs
Under The Seals Of Death
Lire la chronique
Sinmara / Misþyrming
Ivory Stone / Hof (Split 10")
Lire la chronique
Bear Mace
Butchering The Colossus
Lire la chronique
Impious
Terror Succeeds
Lire la chronique
Malevolent Creation
Retribution
Lire la chronique
Machinae Supremacy
Into the Night World
Lire la chronique
Goûter d'anniv'Asile !
Atavisma + Grusterror
Lire le live report
Mordbrand
Wilt
Lire la chronique
Omnizide
NekroRegime
Lire la chronique
Satan
Un Deuil Indien
Lire la chronique
Cnoc An Tursa
The Forty Five
Lire la chronique
Power Trip
Nightmare Logic
Lire la chronique
Code Orange
Forever
Lire la chronique