chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
30 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Gaza - He Is Never Coming Back

Chronique

Gaza He Is Never Coming Back
I Don't Care Where I Go When I Die nous avait laissé les genoux sur le sol et cul nu, sévère déculottée arrivée sans prévenir. La suite était attendue fébrilement, Gaza ayant cette rage que l'on n'avait plus entendue depuis les grands moments du hardcore chaotique des années 90, cette force destructrice ne ménageant pas ses coups, balançant sa haine telle quelle et tant pis pour le reste, il y aura droit aussi ! Donner un second souffle à cette baston ne semblait pas chose aisée et c'est avec surprise que l'après… déçoit.

Pas parce qu'ils ont dégraissé le mammouth, loin de là. Il a été gonflé aux stéroïdes d'une production enfin à la hauteur des aspirations poisseuses et puissantes du groupe. Boursouflé à outrance, le pauvre ne peut que ratiboiser en trainant ses couilles sur le gazon. Plus bas que ça, y a la Chine ! Les titres « How It Is. How It's Going To Be. » et « Bishop » sont terrifiants de lourdeur, Gaza choisissant de réduire les plans mathcore et grind, utilisés désormais avec parcimonie (apparitions fugaces sur « Windowless House », « Tombless » ou « The Meat Of A Leg Joint »), pour offrir de la hargne rampante concentrée. Il s'étale moins sur la durée, plus dans les riffs, l'album pouvant être vu comme un monolithe avec quelques incursions ambiant ou clins d'œil entre les morceaux s'occupant de donner du liant à l'ensemble (« The Historian » et sa partie renvoyant à « How It Is. How It's Going To Be. » ou la pause « The Anthropologist »). Le chant de Jon Parkin en est la preuve : les couinements hystériques et autres beuglantes lâchées jusqu'à l'essoufflement ont laissé place à un grognement monocorde renforçant la gravité des compositions. Moins fou-fou, plus réfléchis, le déglingué étant remplacé par la frontale batte cloutée, les américains sortent les poings avec l'ambition de marquer au fer-rouge l'auditeur et la scène (pari réussi, cet album ayant été globalement bien accueilli).

Parcimonie, moins fou-fou, réfléchis… Tu vois le problème. Gaza baignant dans le cholestérol, l'idée a de la gueule, seulement du coup ça brûle moins de calories. Les Ricains en veulent toujours mais la passion qui les animait semble un peu fatiguée, contrôlée, au risque de se répéter, voire carrément d'ennuyer (le dernier morceau, se voulant la lueur blafarde au bout du tunnel et virant vite au sous-Isis). C'est bien ce qu'il manque ici : là où le combo se donnait auparavant en entier, la colère faisant accepter sans problèmes quelques possibles baisses de régime, ces dernières apparaissent trop à la lumière de ces guitares linéaires, timides comparées à un « Sire » par exemple. Le batteur déstructure encore le propos mais l'impression générale est que le savoir-faire est plus sûr de lui et la folie s'est faite la malle. On avait misé gros sur eux, He Is Never Coming Back donne la gueule de bois avec son côté gras bien que finalement trop léger, accessible d'emblée, vite consommé, pas inoubliable et un sentiment tenace d'inachevé parcoure sa traversée (le revers de la médaille : à trop appuyer, ils finissent par rabâcher). Gaza est juste un bon groupe parmi d'autres.

Facile et difficile de dire ce qu'il manque à cette œuvre par rapport à son illustre prédécesseur. Si l'on peut regretter la schizophrénie du premier album, critiquer l'absence de spontanéité, il faut avouer que He Is Never Coming Back offre son lot de passages impressionnants, tant l'on est soufflé par la violence des premières écoutes. Sur la longueur, la galette ne tient pas toutes ses promesses et l'on a envie de retirer ses billes, un peu à la hâte même si le départ d'un des membres (Luke Sorenson, qui composait les parties mathématiques des morceaux et s'occupe désormais à rendre viable la dream team Feminist) ne donne pas beaucoup d'espoir. Un album dont le plus gros défaut est d'être sorti après I Don't Care Where I Go When I Die.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Crom-Cruach
02/08/2012 00:20
Et le petit dernier bien léger vient de sortir...
gulo gulo citer
gulo gulo
01/08/2012 19:50
note: 7.5/10
Worthless a écrit : Raah je ne serai pas aussi sévère que toi. Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait.

ah tiens, enfin : moi aussi, à peu près tout pareil

"boursouflé à outrance", "couilles sur le gazon", "monocorde", "fatigué" : que de qualités !
le nouveau a l'air un peu entre les deux, vite fait ; pas sûr que j'y trouve mon compte
Momos citer
Momos
12/12/2010 18:32
Worthless a écrit : Raah je ne serai pas aussi sévère que toi. Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait. Cet album m'envoie six pieds sous terre à chaque écoute, il y avait longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque. Mandale confirmée avec la prestation live du Ieper de cette année.
Bizarrement, je crois qu'on se doutais tous de ton avis. Moqueur
Worthless citer
Worthless
12/12/2010 17:52
Raah je ne serai pas aussi sévère que toi.
Gaza c'est la découverte de l'année pour moi. Je trouve cet album assez incroyable de lourdeur. N'étant pas un grand amateur de mathcore et autres bizarreries, je le préfère peut-être au précédent album. L'atmosphère poisseuse de ce disque me convient parfaitement. La voix de Jon est juste énorme, monolithique à souhait.


Cet album m'envoie six pieds sous terre à chaque écoute, il y avait longtemps que je ne m'étais pas pris une telle claque. Mandale confirmée avec la prestation live du Ieper de cette année.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Gaza
Doomed Hardcore
2009 - Black Market Activities
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (6)  6.5/10
Webzines : (9)  7.56/10

plus d'infos sur
Gaza
Gaza
Doomed chaotic Hardcore - Etats-Unis
  

tracklist
01.   How It Is. How It's Going To Be.
02.   The Kicking Legs
03.   Bishop
04.   The Biologist
05.   Windowless House
06.   He Is Never Coming Back
07.   Canine Disposal Unit
08.   The Anthropologist
09.   The Meat Of A Leg Joint
10.   The Astronomer
11.   Tombless
12.   The Historian
13.   Carnivore
14.   [Untitled]

Durée : 51 Mns

line up
parution
10 Novembre 2009

voir aussi
Gaza
Gaza
No Absolute In Human Suffering

2012 - Black Market Activities
  

Mourning Mist
Mourning Mist
Lire la chronique
Katatonia
Sanctitude (Live)
Lire la chronique
Anatomia
Decaying in Obscurity
Lire la chronique
Gruesome
Savage Land
Lire la chronique
Unleashed
Dawn Of The Nine
Lire la chronique
Khors
Night Falls onto the Fronts...
Lire la chronique
Hardingrock
Grimen
Lire la chronique
Embrace Of Thorns
Praying For Absolution
Lire la chronique
Achetez-vous des éditions limitées ?
Chacun ses faiblesses, on n...
Voir le sondage
Anatomia
Dissected Humanity
Lire la chronique
Cannabies
Sativa Syn
Lire la chronique
Drudkh
A Furrow Cut Short (Борозна...
Lire la chronique
Turnstile
Nonstop Feeling
Lire la chronique
XII Boar
Pitworthy
Lire la chronique
Shining
IX - Everyone, Everything, ...
Lire la chronique
Wake Up The Souls
System Of A Down
Lire le live report
Demonical
Black Flesh Redemption (EP)
Lire la chronique
No Omega
Shame
Lire la chronique
Malmort
Excerpta Funebris
Lire la chronique
Monstrosity
Imperial Doom
Lire la chronique
Sect Pig
Self Reversed (EP)
Lire la chronique
One Tail, One Head
One Tail, One Head (Compil.)
Lire la chronique
Sigh
Graveward
Lire la chronique
Very 'Eavy 2015 - 2ème Jour
Air Raid + Ear Danger + Rav...
Lire le live report
Very 'Eavy 2015 - 1er Jour
Elise + Enchantress + Night...
Lire le live report
Northlane
Singularity
Lire la chronique
Nekkral
Nekkral
Lire la chronique
De Jeffrey Walker à Alexi Laiho
Jouer à The Small Metal World Experiment
Délétère
Les heures de la peste
Lire la chronique
Pseudogod
The Pharynxes Of Hell (EP)
Lire la chronique