chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
15 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Obscure Infinity - Dawn Of Winter

Chronique

Obscure Infinity Dawn Of Winter
Dans le genre surprise qui vient de nulle part, Obscure Infinity se pose là! Je matais les nouveautés sur la distro de Sevared Records il y a quelques semaines quand mon attention se porta sur une jolie pochette et un nom de groupe comme je les aime. Une fois lue la description alléchante, la page Metal-Archives consultée pour apprendre qu'aucun des membres ne fait partie d'autres groupes, direction MySpace pour le son. L'accroche est immédiate, ni une ni deux la commande est passée. Et l'écoute intégrale une dizaine de jours plus tard dépassa toutes mes espérances!

L'adage c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe prend sur ce premier album des Allemands tout son sens, bien qu'il s'agisse de tout sauf de soupe. L'originalité n'est en effet pas le fort du quintette, pas vraiment un défaut cela dit quand on parle de death metal. Et difficile de trouver plus death metal que ce Dawn Of Winter. Vous l'avez compris, Obscure Infinity fait dans l'old-school. Mais pas du old-school chiant ou redondant et même les adeptes de brutalité plus moderne devraient y trouver leur compte. Obscure Infinity propose ainsi des morceaux souvent longs au rythme varié, soutenus par une production claire et puissante qui conserve toutefois ce grain un peu âpre indispensable à un opus de death metal. Du mid-tempo headbangant, des passages plus lents et pesants, pas mal de rythmiques thrashies entraînantes, et même des blast-beats jouissifs (ces séquences sur lesquelles se posent la plupart du temps des riffs véloces et sombres me rappellent d'ailleurs Dead Congregation), les Boches ont tout prévu pour dynamiser leurs compositions et les diversifier, un effort appréciable pour un opus qui dépasse les trois quarts d'heure. Le combo de Westerwald nous offre même deux courts interludes acoustiques très réussis, le mélancolique "Foreshadowing Of A Coming Storm" et "The Firmament Breathes Eternal Tranquillity", plus atmosphérique, tandis que l'intro "Summoning Of The Ancient Ones" ouvre l'album de la plus belle façon avec quelques lignes de violon à l'ambiance sombre et là aussi mélancolique. A noter qu'on retrouve également de l'acoustique sur les fins de "Dawn Of Winter" et "Transmitting Life To Darkness". Un peu de poésie dans un monde de brutes qui ne fait pas de mal et une touche de mélodie qu'on retrouve également dans quelques solos de très bonne facture ("Sacrificial Ritual" à 3'58, "Morbid Ways Of God" à 2'17, "Wreak Havoc - A Blackened Mind" à 2'28, "Transmitting Life To Darkness" à 4'14, etc) ainsi que dans...les riffs.

Ça y est, le mot est lancé. Car riff est le maître mot de Dawn Of Winter, sa grande force, source de sa puissance et de sa beauté. Le guitariste Stefan, unique compositeur, a un talent fou en la matière et ne se prive pas pour le prouver à chaque titre, chaque motif. Les morceaux de l'album sont longs mais ne comportent pas cinquante riffs pour autant, ici c'est plutôt qualité que quantité. Toujours simples et efficaces, les riffs d'Obscure Infinity ont le feeling des grands, un côté légèrement mélodique qui permet une assimilation et une mémorisation rapides. A ce niveau, Dawn Of Winter m'a foutu la trique comme rarement. Tous les morceaux propose LE (souvent LES) riff qui tue, qui ne va plus te quitter et qui va te donner envie d'appuyer sur repeat. Et pourtant, tout ça c'est du classique mais ils ont ce petit quelque chose en plus qui fait les grands albums. Inutile de citer tous les titres mais voilà une belle palette: le riff blasté à 0'50 sur "Sacrificial Ritual" (un très grand titre de death metal) entrecoupé de chucka-chuka thrashy, celui rapide, sombre et evil de "Morbid Ways Of God" à 1'37, l'intro mélodique d'"Everlasting Fires" et à 5'00, toujours mélodique mais plus headbangant, le début groovy et entraînant d'"Incinerator" ainsi que sur le passage blasté bien sombre vers 1'06, le riff d'ouverture d'"In The Depths Below" à la mélodie discrète mais prenante et celui plus lent à 3'19, ou encore le final assez énorme de "Wreak Havoc - A Blackened Mind", sombre et mélodique. Ah merde désolé, j'ai pratiquement tout cité! Mais c'est tellement dur de résister. Et ce n'est pas fini puisque la palme du meilleur riff est décernée au dernier titre "Transmitting Life To Darkness", final somptueux de plus de 7 minutes au riff principal entêtant, tout comme le rythme modéré de la piste. Quel feeling! En plus, à 6'10, le chant se fait carrément plaintif à la Shining, un régal! Ce qui me fait penser que le chant de Jules est lui aussi un des points forts du disque. Un growl certe classique mais d'une puissance rare, intelligible et fédérateur. Ecoutez donc le refrain énorme d'"Everlasting Fires" ou le début de "Dawn Of Winter", ça fout une patate d'Enfer! Cerise sur le gâteau, quelques shrieks black metal viennent enrichir la performance en quelques occasions qui pourraient toutefois se faire plus fréquentes.

Des défauts? Non, pas vraiment, même la basse reste bien audible et se fait remarquer de temps en temps. On peut éventuellement noter deux titres plus faibles que les autres ("Morbid Ways Of God" et "Wreak Havoc - A Blackened Mind") mais ils pourraient être les meilleurs morceaux de beaucoup d'autres groupes. Pour vous dire le niveau! Non, franchement, ce Dawn Of Winter m'a bluffé, d'autant que je ne m'y attendais pas du tout. L'opus serait sorti au début des années 1990, il aurait sans doute accédé au rang de classique. Du groove, des rythmiques variées, de la brutalité, de la puissance, de la mélodie, du feeling, une ambiance assez sombre et surtout, des putains de riffs, Obscure Infinity a tout compris au death metal. C'est d'autant plus impressionnant que même en faisant du old-school, les Teutons ne copient aucun autre groupe, tout juste peut-on sentir quelques influences, notamment scandinaves, la musique légèrement mélodique du groupe étant plus orientée européenne malgré un côté frontal plus typique des formations américaines. La meilleure surprise de cette année? Sans aucun doute, et sûrement le meilleur album de pur death metal de 2010. Interdiction de passer à côté!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

8 COMMENTAIRE(S)

Keyser citer
Keyser
03/01/2011 18:23
note: 8.5/10
von_yaourt a écrit : Non la vitesse moyenne je m'en fous aussi par contre faut que le tempo varie un peu. Là c'est pas le cas, ou alors les variations sont minimes... Même dans le death old-school on peut faire bien mieux de ce côté là. Je trouve au contraire que ça varie bien assez parce que sinon les albums de death old-school toujours coincés sur le même tempo moi aussi ça m'emmerde. Tu devrais écouter l'album dans son ensemble en tout cas.

Mais bon je m'attends pas à ce que tu sois d'accord avec moi un jour Mr Green
von_yaourt citer
von_yaourt
03/01/2011 18:19
Non la vitesse moyenne je m'en fous aussi par contre faut que le tempo varie un peu. Là c'est pas le cas, ou alors les variations sont minimes... Même dans le death old-school on peut faire bien mieux de ce côté là.
Keyser citer
Keyser
03/01/2011 18:16
note: 8.5/10
von_yaourt a écrit : C'est sympa mais sans réel plus pour ma part, la faute à un batteur ultra basique et un manque de variation dans les tempos qui rend le tout trop monotone pour moi, comme si le groupe restait bloqué à moyen régime alors que l'autoroute est dégagée (c'est quoi le tempo max sur l'album, 170, 180, parce que dans les extraits je ne suis même pas sûr qu'ils soient atteints ?). C'est dommage les mélodies sont agréables, l'esprit authentique et effectivement ce n'est pas un bête pastiche de ce qui a déjà été fait, mais je trouve ça bien trop plat. Un groupe à suivre néanmoins, en espérant qu'ils penseront à accélérer un peu de temps à autre (et changer de batteur au passage) tout en conservant leur identité.

C'est du death (old-school), pas du brutal death, faut pas s'attendre à du blast continu hein...la vitesse moyenne n'a rien à voir dans la qualité d'un album d'ailleurs pour moi (bon ok quand c'est vraiment trop lent, ce qui n'est pas le cas ici).
von_yaourt citer
von_yaourt
03/01/2011 15:54
C'est sympa mais sans réel plus pour ma part, la faute à un batteur ultra basique et un manque de variation dans les tempos qui rend le tout trop monotone pour moi, comme si le groupe restait bloqué à moyen régime alors que l'autoroute est dégagée (c'est quoi le tempo max sur l'album, 170, 180, parce que dans les extraits je ne suis même pas sûr qu'ils soient atteints ?). C'est dommage les mélodies sont agréables, l'esprit authentique et effectivement ce n'est pas un bête pastiche de ce qui a déjà été fait, mais je trouve ça bien trop plat. Un groupe à suivre néanmoins, en espérant qu'ils penseront à accélérer un peu de temps à autre (et changer de batteur au passage) tout en conservant leur identité.
Invité citer
carnioxus
20/12/2010 10:45
Effectivement, les titres en écoute sont attrayants, bonne chro, très juste, et bien, comme on dit, merci du renseignement.
sijj citer
sijj
19/12/2010 14:48
note: 8.5/10
Merci pour la chronique qui a tout dit sur ce petit chef-d'oeuvre. Moi je l'ai acheté sur le site de Obscure Domain, sans problème.
Keyser citer
Keyser
19/12/2010 14:42
note: 8.5/10
Surt a écrit : La chro donne envie et les morceaux en écoute sont juste énormes !! Une question : où peut-on l'acheter ??

Moi comme indiqué je l'ai acheté sur Sevared Records. Il n'est pas sur Amazon par contre et si tu ne veux pas commander aux USA, tu peux contacter le groupe directement sur MySpace ou le label Obscure Domain Prods qui est basé en Allemagne.
Surt citer
Surt
19/12/2010 14:33
La chro donne envie et les morceaux en écoute sont juste énormes !! Une question : où peut-on l'acheter ??

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Obscure Infinity
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (4)  7.15/10

plus d'infos sur
Obscure Infinity
Obscure Infinity
Death Metal - Allemagne
  

tracklist
01.   Summoning Of The Ancient Ones
02.   Sacrificial Ritual
03.   Morbid Ways Of God
04.   Foreshadowing Of A Coming Storm
05.   Everlasting Fires
06.   Incinerator
07.   In The Depths Below
08.   The Firmament Breathes Eternal Tranquillity
09.   Dawn Of Winter
10.   Wreak Havoc - A Blackened Mind
11.   Transmitting Life To Darkness

Durée : 46'13

line up
parution
15 Août 2010

voir aussi
Obscure Infinity
Obscure Infinity
Putrefying Illusions

2012 - Obscure Domain Productions
  

Essayez aussi
Death
Death
Leprosy

1988 - Combat Records
  
Electrocution
Electrocution
Inside The Unreal (Rééd.)

1993 - Contempo Records
  
Kaamos
Kaamos
Scales Of Leviathan (EP)

2007 - Nuclear Winter
  
Miseration
Miseration
Tragedy Has Spoken

2012 - Lifeforce Records
  
Morgoth
Morgoth
Odium

1993 - Century Media
  

Surprise de l'année
Hats Barn
A Necessary Dehumanization
Lire la chronique
Savage Master
Mask Of The Devil
Lire la chronique
Swallowed
Lunarterial
Lire la chronique
Dephosphorus
Ravenous Solemnity
Lire la chronique
Earth and Pillars
Earth I
Lire la chronique
Raise Hell
Holy Target
Lire la chronique
Domains
Sinister Ceremonies
Lire la chronique
Dir En Grey
Arche
Lire la chronique
N.K.V.D.
Hakmarrja
Lire la chronique
Hypomanie
A City in Mono
Lire la chronique
Calm Hatchery
Fading Reliefs
Lire la chronique
Witchden
Consulting The Bones
Lire la chronique
Gloomy Grim
Grimoire (Démo)
Lire la chronique
More Than Life
Love Let Me Go
Lire la chronique
Combichrist
Lire le live report
AC/DC
Rock Or Bust
Lire la chronique
Cadaveric Fumes / Demonic Oath
Entwined In Sepulchral Dark...
Lire la chronique
Behemoth
Zos Kia Cultus
Lire la chronique
Defeater
Travels
Lire la chronique
Sordide
La France a Peur
Lire la chronique
Khthoniik Cerviiks
Heptaedrone (Démo)
Lire la chronique
Riot V
Unleash The Fire
Lire la chronique
Heart In Hand
A Beautiful White
Lire la chronique
Artificial Brain
Labyrinth Constellation
Lire la chronique
Latitude Egress
To Take Up The Cross
Lire la chronique
Bring Me The Horizon
There Is a Hell, Believe Me...
Lire la chronique
Starofash
Lakhesis
Lire la chronique
Ad Patres + Gorod + Morbid Angel
Lire le live report
Dressed In Streams
The Search for Blood (EP)
Lire la chronique
Cendres de Haine
Nihil Mirari
Lire la chronique