chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
41 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Syphilis - Ride The Sickness

Chronique

Syphilis Ride The Sickness
Après une démo prometteuse, Gang Bang, sortie l'année dernière et chroniquée en ces pages par votre dévoué serviteur, les Français de Syphilis reviennent déjà nous contaminer avec un full-length complet baptisé Ride The Sickness. De quoi faire plus ample connaissance avec ce cher tréponème pâle, armé ici de nouveaux agents infectieux puisque Fuch (chant), Fatal (guitare) et Seb (basse) ont rejoint les Vérolés, alors qu'Ely passe de la basse à la batterie.

Ne vous fiez pas à la pochette enfantine et à certains titres de morceaux farfelus qui pourraient faire passer Syphilis pour des rigolos. Car musicalement, ça ne rigole pas du tout! Le quintette reprend là où il s'était arrêté et garde le même cap tout en affinant sa technique et son sens de la composition. On retrouve ainsi ce brutal death moderne mais pas trop, gras à souhait, mais non dénué de feeling mélodique qu'une production puissante et exemplaire pour une autoprod met bien en valeur. Majoritairement up-tempo, Ride The Sickness enchaine les titres efficaces, bien balancés entre brutalité frontale et groove plus catchy, mais n'oublie jamais de varier le rythme. Si ça blastouille pas mal (j'aurais toutefois aimé des blast-beats plus rapides), les Picards proposent également du mid-tempo headbangant, du thrashy entraînant et quelques passages plus lents et riches en lipides à vous faire frétiller le gland ("Ride The Madness" à 1'52, "Cannibal Orgy In My Wife's Agony" vers 2'03, "Purulent Autopsy" dans la première minute, "Giant Blue Rabbit Apocalypse" à partir de 1'45). Orientation moderne oblige, on croisera également des séquences saccadées pas toujours du meilleur aloi quand elles se font génériques et simplistes ("Cannibal Orgy In My Wife's Agony" vers 0'25, "Fist Again" à 0'50 et 2'07) mais bien plus intéressantes quand il se passe quelque chose par-dessus comme sur "Fatal Social Issue" à 1'54, "Cannibal Orgy In My Wife's Agony" à 0'52, "Fist Again" à 0'58 ou "Giant Blue Rabbit Apocalypse" vers la deuxième minute, ou simplement grâce à un riff plus passionnant tel ce motif bien sombre à 1'32 sur "Ride The Madness". Ce qui nous donne dix morceaux courts (entre 3 et 4 minutes) suffisamment changeants pour qu'on ne s'ennuie pas.

Tout ceci reste néanmoins très classique, à l'image d'un chant growlé guttural à souhait secondé par quelques intonations plus criardes. Et même si la qualité est là, il n'y a rien non plus de transcendant. Mais Syphilis a une arme secrète dans sa culotte qui lui permet de sublimer ses compositions et de s'extirper un peu de la masse. Non seulement le niveau technique de ses membres lui laisse une bonne marge de manœuvre mais les guitaristes font en sorte d'insuffler à la brutalité ambiante une touche mélodique rafraichissante. Une touche mélodique qu'on retrouve soit par le biais de riffs (dès l'"Intro", le très melodeath "Fatal Social Issue", "Fist Again" à 1'44, 2'45 et 3'28 qui rattrapent un morceau sinon plutôt moyen, le break de "Purulent Autopsy" vers 1'24, etc.), soit grâce à des essais plus techniques comme les excellents tappings de "Human Corpse In A Black Hole" à 0'16, "Fatal Social Issue" à 1'54, "Ride The Madness" à 1'00, "Giant Blue Rabbit Apocalypse" vers 2'10, sans oublier "I Am Death" sans doute le meilleur titre de Ride The Sickness avec son motif hypnotique super entrainant sur une rythmique thrashie tout aussi efficace. Syphilis nous offre même quelques séances de sweeps sur les deux derniers titres "Giant Blue Rabbit Apocalypse" et "Fun Fair Of Horror". Ce n'est pas du Rusty Cooley mais il y a de l'idée!

Ride The Sickness confirme ainsi le potentiel entrevu sur Gang Bang. Syphilis a réussi cette étape importante dans la carrière d'un groupe de passer d'une simple démo à un full-length complet, en conservant une efficacité sur toute la longueur. Ce, grâce à un sens du riff satisfaisant offrant un mélange appréciable de groove et de brutalité dont une touche de mélodie bienvenue vient augmenter la durée de vie et l'intérêt. Le brutal death des Picards évite en plus de sombrer dans la facilité du modernisme à outrance malgré quelques passages saccadés que le combo gère de toute façon plutôt bien. La formation a également le mérite d'éviter des influences trop évidentes, défaut souvent présent sur un premier album. M'est avis toutefois que le quintette peut encore faire mieux, peut-être en laissant davantage la basse s'exprimer, en blastant plus rapidement et en développant ce côté mélodique et plus technique qui fait la force de l'opus. Pourquoi pas placer ainsi davantage de sweeps à la Dying Fetus ou Origin, tout en gardant l'aspect brutal et direct pour éviter la branlette de manche indigeste? Avec un tel logo dégoulinant, Syphilis pourrait également rajouter une couche de crasse à la Autopsy, ce qui pourrait apporter un contraste intéressant avec les mélodies plus lumineuses. Attention aussi à ce côté déconne qui pourrait faire du tort au groupe. Il s'agit bien sûr plus de folie syphilitique que d'humour potache mais sachant qu'il n'y a rien de comique dans la musique des Frenchies, ce serait bête de faire fuir un public qui pourrait sans cela très bien apprécier le brutal death du combo. Un brutal death suintant de qualités qui ne demande qu'à s'étoffer!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

6 COMMENTAIRE(S)

John citer
John
19/01/2011 21:23
supersinep a écrit : PI CAR DIE FUCK YEAH

+1

Invité citer
Wes
19/01/2011 09:57
Acheté samedi soir à Méd en mains propres (enfin les miennes l'étaient les siennes je sais pas :P).
Héhé une tite chronique de nos amis Isariens Sourire !!!
C'est clair que y'a eu du boulot pour cet album !!!
A croire que ma chére Picardie est un vivier en matière de brutal death (Spiritual Dissection, Reididtnom, Syphilis...).
Bon Kro en tout cas!
supersinep citer
supersinep
19/01/2011 07:32
PI

CAR

DIE



FUCK YEAH
Caacrinolas citer
Caacrinolas
17/01/2011 00:02
"sans oublier "I Am Death" sans doute le meilleur titre de Ride The Sickness"
CLAIREMENT.

La chronique arrivera prochainement vous savez ou, mais encore une fois un très bon album qui laisse présager du bon...du très très bon pour le futur.
donvar citer
donvar
16/01/2011 19:28
La syphilis fait faire des pochettes horribles apparemment...sale maladie...
Mais la musique est toujours pas mal, et c'est bien le plus important!
Keyser citer
Keyser
16/01/2011 16:21
note: 7/10
Vous pouvez écouter des extraits sur MySpace et acheter l'album pour 7? si ça vous branche!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Syphilis
Brutal Death
2010 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (4)  8.13/10

plus d'infos sur
Syphilis
Syphilis
Brutal Death - France
  

tracklist
01.   Intro
02.   Human Corpse In A Black Hole
03.   Fatal Social Issue
04.   Ride The Madness (Mental Illness Part 1)
05.   Cannibal Orgy In My Wife's Agony (Mental Illness Part 2)
06.   Fist Again
07.   Purulent Autopsy
08.   I Am Death
09.   Giant Blue Rabbit Apocalypse
10.   Fun Fair Of Horror

Durée : 33'50

line up
parution
6 Décembre 2010

voir aussi
Syphilis
Syphilis
Gang Bang (Démo)

2009 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Cattle Decapitation
Cattle Decapitation
The Harvest Floor

2009 - Metal Blade
  
Gortuary
Gortuary
Awakening Pestilent Beings

2010 - Sevared Records
  
Hate
Hate
Anaclasis
(A Haunting Gospel Of Malice And Hatred)

2005 - Listenable Records
  
Henker
Henker
Slave of my Art

2010 - Autoproduction
  
Kronos
Kronos
The Hellenic Terror

2007 - Xtreem Music
  

Ritual Death
Ritual Death (EP)
Lire la chronique
The Wakedead Gathering
Fuscus: Strings Of The Blac...
Lire la chronique
Jex Thoth
Blood Moon Rise
Lire la chronique
Morbid Saint
Spectrum Of Death
Lire la chronique
Blood Ceremony
Lord of Misrule
Lire la chronique
Isolert
No Hope, No Light...Only Death
Lire la chronique
Ghold
PYR
Lire la chronique
Gruesome
Dimensions Of Horror (EP)
Lire la chronique
Teloch
Thus Darkness Spake
Lire la chronique
Pseudogod
Sepulchral Chants (Compil.)
Lire la chronique
First Fragment
Dasein
Lire la chronique
En mai fais ce qu'il te plait
Jouer au blindtest
Heimsgard
Ordrag
Lire la chronique
Essence
Prime
Lire la chronique
Suspiral
Delve Into The Mysteries Of...
Lire la chronique
Gebrechlichkeit
Aphorismen der Angst
Lire la chronique
Brame
La nuit, les charrues...
Lire la chronique
Roadburn Festival 2016 - 1er Jour
Black Mountain + Converge +...
Lire le live report
Reptilian
Perennial Void Traverse
Lire la chronique
Deströyer 666
Wildfire
Lire la chronique
Opium Warlords
Live at Colonia Dignidad
Lire la chronique
Baalsebub
Procedure Of Emasculation (EP)
Lire la chronique
Head of the Demon
Sathanas Trismegistos
Lire la chronique
L'Instant Sakrifiss
Lire le podcast
La photo mystère du 7 Mai 2016
Jouer à la Photo mystère
Anata
Dreams of Death and Dismay
Lire la chronique
Near
Own Sun
Lire la chronique
Glorior Belli
Sundown (The Flock That Wel...
Lire la chronique
Grave Miasma
Endless Pilgrimage (EP)
Lire la chronique
Lustravi
Cult of the Blackened Veil
Lire la chronique