chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
21 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Syphilis - Ride The Sickness

Chronique

Syphilis Ride The Sickness
Après une démo prometteuse, Gang Bang, sortie l'année dernière et chroniquée en ces pages par votre dévoué serviteur, les Français de Syphilis reviennent déjà nous contaminer avec un full-length complet baptisé Ride The Sickness. De quoi faire plus ample connaissance avec ce cher tréponème pâle, armé ici de nouveaux agents infectieux puisque Fuch (chant), Fatal (guitare) et Seb (basse) ont rejoint les Vérolés, alors qu'Ely passe de la basse à la batterie.

Ne vous fiez pas à la pochette enfantine et à certains titres de morceaux farfelus qui pourraient faire passer Syphilis pour des rigolos. Car musicalement, ça ne rigole pas du tout! Le quintette reprend là où il s'était arrêté et garde le même cap tout en affinant sa technique et son sens de la composition. On retrouve ainsi ce brutal death moderne mais pas trop, gras à souhait, mais non dénué de feeling mélodique qu'une production puissante et exemplaire pour une autoprod met bien en valeur. Majoritairement up-tempo, Ride The Sickness enchaine les titres efficaces, bien balancés entre brutalité frontale et groove plus catchy, mais n'oublie jamais de varier le rythme. Si ça blastouille pas mal (j'aurais toutefois aimé des blast-beats plus rapides), les Picards proposent également du mid-tempo headbangant, du thrashy entraînant et quelques passages plus lents et riches en lipides à vous faire frétiller le gland ("Ride The Madness" à 1'52, "Cannibal Orgy In My Wife's Agony" vers 2'03, "Purulent Autopsy" dans la première minute, "Giant Blue Rabbit Apocalypse" à partir de 1'45). Orientation moderne oblige, on croisera également des séquences saccadées pas toujours du meilleur aloi quand elles se font génériques et simplistes ("Cannibal Orgy In My Wife's Agony" vers 0'25, "Fist Again" à 0'50 et 2'07) mais bien plus intéressantes quand il se passe quelque chose par-dessus comme sur "Fatal Social Issue" à 1'54, "Cannibal Orgy In My Wife's Agony" à 0'52, "Fist Again" à 0'58 ou "Giant Blue Rabbit Apocalypse" vers la deuxième minute, ou simplement grâce à un riff plus passionnant tel ce motif bien sombre à 1'32 sur "Ride The Madness". Ce qui nous donne dix morceaux courts (entre 3 et 4 minutes) suffisamment changeants pour qu'on ne s'ennuie pas.

Tout ceci reste néanmoins très classique, à l'image d'un chant growlé guttural à souhait secondé par quelques intonations plus criardes. Et même si la qualité est là, il n'y a rien non plus de transcendant. Mais Syphilis a une arme secrète dans sa culotte qui lui permet de sublimer ses compositions et de s'extirper un peu de la masse. Non seulement le niveau technique de ses membres lui laisse une bonne marge de manœuvre mais les guitaristes font en sorte d'insuffler à la brutalité ambiante une touche mélodique rafraichissante. Une touche mélodique qu'on retrouve soit par le biais de riffs (dès l'"Intro", le très melodeath "Fatal Social Issue", "Fist Again" à 1'44, 2'45 et 3'28 qui rattrapent un morceau sinon plutôt moyen, le break de "Purulent Autopsy" vers 1'24, etc.), soit grâce à des essais plus techniques comme les excellents tappings de "Human Corpse In A Black Hole" à 0'16, "Fatal Social Issue" à 1'54, "Ride The Madness" à 1'00, "Giant Blue Rabbit Apocalypse" vers 2'10, sans oublier "I Am Death" sans doute le meilleur titre de Ride The Sickness avec son motif hypnotique super entrainant sur une rythmique thrashie tout aussi efficace. Syphilis nous offre même quelques séances de sweeps sur les deux derniers titres "Giant Blue Rabbit Apocalypse" et "Fun Fair Of Horror". Ce n'est pas du Rusty Cooley mais il y a de l'idée!

Ride The Sickness confirme ainsi le potentiel entrevu sur Gang Bang. Syphilis a réussi cette étape importante dans la carrière d'un groupe de passer d'une simple démo à un full-length complet, en conservant une efficacité sur toute la longueur. Ce, grâce à un sens du riff satisfaisant offrant un mélange appréciable de groove et de brutalité dont une touche de mélodie bienvenue vient augmenter la durée de vie et l'intérêt. Le brutal death des Picards évite en plus de sombrer dans la facilité du modernisme à outrance malgré quelques passages saccadés que le combo gère de toute façon plutôt bien. La formation a également le mérite d'éviter des influences trop évidentes, défaut souvent présent sur un premier album. M'est avis toutefois que le quintette peut encore faire mieux, peut-être en laissant davantage la basse s'exprimer, en blastant plus rapidement et en développant ce côté mélodique et plus technique qui fait la force de l'opus. Pourquoi pas placer ainsi davantage de sweeps à la Dying Fetus ou Origin, tout en gardant l'aspect brutal et direct pour éviter la branlette de manche indigeste? Avec un tel logo dégoulinant, Syphilis pourrait également rajouter une couche de crasse à la Autopsy, ce qui pourrait apporter un contraste intéressant avec les mélodies plus lumineuses. Attention aussi à ce côté déconne qui pourrait faire du tort au groupe. Il s'agit bien sûr plus de folie syphilitique que d'humour potache mais sachant qu'il n'y a rien de comique dans la musique des Frenchies, ce serait bête de faire fuir un public qui pourrait sans cela très bien apprécier le brutal death du combo. Un brutal death suintant de qualités qui ne demande qu'à s'étoffer!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

6 COMMENTAIRE(S)

John citer
John
19/01/2011 21:23
supersinep a écrit : PI CAR DIE FUCK YEAH

+1

Invité citer
Wes
19/01/2011 09:57
Acheté samedi soir à Méd en mains propres (enfin les miennes l'étaient les siennes je sais pas :P).
Héhé une tite chronique de nos amis Isariens Sourire !!!
C'est clair que y'a eu du boulot pour cet album !!!
A croire que ma chére Picardie est un vivier en matière de brutal death (Spiritual Dissection, Reididtnom, Syphilis...).
Bon Kro en tout cas!
supersinep citer
supersinep
19/01/2011 07:32
PI

CAR

DIE



FUCK YEAH
Caacrinolas citer
Caacrinolas
17/01/2011 00:02
"sans oublier "I Am Death" sans doute le meilleur titre de Ride The Sickness"
CLAIREMENT.

La chronique arrivera prochainement vous savez ou, mais encore une fois un très bon album qui laisse présager du bon...du très très bon pour le futur.
donvar citer
donvar
16/01/2011 19:28
La syphilis fait faire des pochettes horribles apparemment...sale maladie...
Mais la musique est toujours pas mal, et c'est bien le plus important!
Keyser citer
Keyser
16/01/2011 16:21
note: 7/10
Vous pouvez écouter des extraits sur MySpace et acheter l'album pour 7? si ça vous branche!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Syphilis
Brutal Death
2010 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (4)  8.13/10

plus d'infos sur
Syphilis
Syphilis
Brutal Death - France
  

tracklist
01.   Intro
02.   Human Corpse In A Black Hole
03.   Fatal Social Issue
04.   Ride The Madness (Mental Illness Part 1)
05.   Cannibal Orgy In My Wife's Agony (Mental Illness Part 2)
06.   Fist Again
07.   Purulent Autopsy
08.   I Am Death
09.   Giant Blue Rabbit Apocalypse
10.   Fun Fair Of Horror

Durée : 33'50

line up
parution
6 Décembre 2010

voir aussi
Syphilis
Syphilis
Gang Bang (Démo)

2009 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Benighted
Benighted
Identisick

2006 - Adipocere Records
  
Blasphemer
Blasphemer
On The Inexistence Of God

2008 - Comatose Music
  
Antropofago
Antropofago
Antropofago (Démo)

2010 - Autoproduction
  
Deranged
Deranged
Cut Carve Rip Serve

2011 - Sevared Records
  
Gorgasm
Gorgasm
Bleeding Profusely

2001 - Extremities Productions
  

Autokrator
The Obedience To Authority
Lire la chronique
Blut Aus Nord / Ævangelist
Codex Obscura Nomina (Split...
Lire la chronique
Withered
Grief Relic
Lire la chronique
Funeral Circle
Funeral Circle
Lire la chronique
ADE
Prooemivm Sangvine
Lire la chronique
Annonce : Un chroniqueur arrête ! Mais c'est qui ?
Lire le podcast
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Nucleus
Sentient
Lire la chronique
Skeleton Wolf
Skeleton Wolf
Lire la chronique
Sylvaine
Wistful
Lire la chronique
Mora Prokaza
Dark Universe
Lire la chronique
La photo mystère du 22 Juin 2016
Jouer à la Photo mystère
The Poisoned Glass
10 Swords
Lire la chronique
Forteresse
Thèmes Pour La Rébellion
Lire la chronique
Draugur
By the Rays of His Golden L...
Lire la chronique
Dux
Carnations
Lire la chronique
Vale Of Pnath
II
Lire la chronique
Cult of Luna / Julie Christmas
Mariner (Coll.)
Lire la chronique
Dream Theater
The Astonishing
Lire la chronique
Sojourner
Empires of Ash
Lire la chronique
Nuisible
Inter Feces et Urinam Nasci...
Lire la chronique
Ritual Chamber
Obscurations (To Feast On T...
Lire la chronique
Nails
You Will Never Be One Of Us
Lire la chronique
Almyrkvi
Pupil Of The Searing Maelst...
Lire la chronique
Sakrifiss en vidéo, le retour du cauchemar Part IV.
Lire le podcast
Gloomy Grim
The Age of Aquarius
Lire la chronique
Terra Tenebrosa
The Reverses
Lire la chronique
Anthrax
For All Kings
Lire la chronique
Doomed Gatherings III
Lire le dossier
Devilgroth
Morena
Lire la chronique