chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
51 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Defiled - In Crisis

Chronique

Defiled In Crisis
Je ne connaissais Defiled que de nom mais j'avais souvent entendu du bien des Japonais. Quand on m'a proposé de chroniquer le promo, j'ai donc sauté sur l'occasion pour combler mon ignorance. La pochette me faisait saliver, en plus. Bien mal m'en a pris, j'aurais dû me défiler! Rarement ai-je entendu un truc aussi insupportable, me poussant même à me demander si Season of Mist a écouté ce In Crisis, le premier album des Asiatiques en huit ans, avant de prolonger leur contrat...

Un problème de taille se pose dès le début de l'écoute. Mais qu'est-ce que c'est que cette production?! Batterie au son certes à peu près naturel mais horripilante et complètement sur-mixée et guitares brouillonnes pour ne citer que le plus flagrant, c'est un véritable calvaire pour les oreilles. Et il n'est aucunement question de moyens, plutôt de choix peu judicieux. Des productions merdiques, j'en ai toutefois entendues plus d'une fois. Malheureusement, il n'y a pas que le son qui fasse des siennes. Le vrai problème, c'est bien la musique de Defiled en elle-même! Les Japonais proposent un brutal death plutôt old-school mais loin d'être classique. Des fois c'est bien, mais là c'est carrément raté. Chaos est ici le maître-mot et les plans s'enchaînent sans aucune cohérence, montrant un gros manque de fluidité préjudiciable. Le jeu se fait rapide, changeant, déstructuré mais n'a ni queue ni tête, comme ces riffs bizarroïdes que le guitariste Yusuke Sumita, seul rescapé du line-up originel de 1992, nous sort à la pelle. Difficile, impossible même de rentrer dedans et le son n'aide pas. C'est cafouilleux, indigeste et rébarbatif. Le combo de Tokyo a en effet beau changer souvent de rythme, on a l'impression d'écouter toujours le même morceau. Répétitif, le chant growlé monotone des plus communs du "nouveau" vocaliste Kenji Sato (Butcher ABC) l'est aussi, seulement aidé de quelques cris plus écorchés pas non plus des plus réjouissants. On finira le taillage de costume par un mot sur le batteur qui sur-utilise les semi-blasts. Il bourre bien mais manque de vitesse et de précision et on aurait apprécié de vrais bon gros blasts d'homme.

Le four total alors? Defiled n'en est pas loin mais on pourra tout de même retenir deux-trois points positifs. On ne peut déjà nier une certaine forme d'originalité. Le brutal death chaotique et bouillonnant de la formation ne doit rien à personne (à part peut-être Suffocation, dans ses élans les plus classiques) avec son son particulier, ses riffs tordus et ses sonorités étranges. Qui dit Japonais dit groove et effectivement, les Tokyoïtes en ont à revendre. Malgré le désordre ambiant en effet, quelques riffs plus directs et catchy surnagent. On notera également pas mal de passages à la rythmique thrashy accélérée simples, entraînants et qui balancent bien. Autre bonne idée, mettre la basse en avant. Problème, elle l'est trop! Omniprésente, elle se fait trop envahissante et on l'entendrait presque plus que les guitares parfois, comme sur "Resentment Without End". Je la trouve par ailleurs trop sèche et métallique. L'autre souci, c'est qu'elle fait un peu ce qu'elle veut sans se préoccuper de ce que jouent les autres. On en revient ainsi aux notions de manque de cohérence et de chaos non maîtrisé. Dernière chose, Defiled commence presque toujours ses morceaux en fanfare. "Lethal Agitator", "Retrogression", "Unconscious Slavery", "Behind You Pray" et "Revelation Of Doom" s'ouvrent tous de belle façon avec des riffs intéressants, ce n'est qu'après que ça se gâte et que ça devient du n'importe quoi.

Pas de quoi cependant en faire un bon album. In Crisis fait partie des œuvres les plus insupportables qu'il m'ait été donné d'entendre. Et ce n'est pas un peu de groove, de brutalité, de folie asiatique, de personnalité et un niveau technique satisfaisant qui va rendre le brutal death de Defiled attrayant ou compréhensible, tout juste le rendent-ils un peu moins mauvais. Bref, un album énigmatique à l'image du duo "From Alpha"/"To Omega" qui l'ouvre et le clôt, intro et outro aussi brèves que futiles. Dire que l'opus est sorti le 17 janvier, jour de mon anniversaire, pas vraiment un cadeau! Les Japonais ont le mérite de se démarquer des autres? Effectivement, c'est encore pire...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

6 COMMENTAIRE(S)

gulo gulo citer
gulo gulo
03/04/2011 20:14
je sens que c'est pour moi, ça
blackout citer
blackout
01/03/2011 16:44
Je dois être le seul à avoir aimé cet album alors... Bizarrement je ne trouve pas du tout que ce soit incompréhensible.
Chris citer
Chris
22/01/2011 17:47
C'est marrant, parce que j'ai leur album "Divination" de 2003 et franchement il est très loin d'être mauvais! tu devrais quand même y jeter une oreille Keyser...
hurgh citer
hurgh
22/01/2011 17:40
Du death bien pourri, en effet. C'est simple, à cause de la prod on ne comprend rien à ce que jouent les gratteux. Vu l'extrait, la chronique rend parfaitement justice à ce skeud moisi. En même temps j'ai déjà écouté pire !
human citer
human
22/01/2011 01:37
Je ne connais pas du tout mais la chro est mortelle.Sourire
Momos citer
Momos
22/01/2011 01:16
La vache, la batterie est atroce, en effet... Confus

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Defiled
Brutal Death
2011 - Season of Mist
notes
Chroniqueur : 3/10
Lecteurs :   -
Webzines : (20)  5.2/10

plus d'infos sur
Defiled
Defiled
Brutal Death - Japon
  

tracklist
01.   From Alpha
02.   Lethal Agitator
03.   Retrogression
04.   Unconscious Slavery
05.   Paradoxical Chaos
06.   In Crisis
07.   Behind You Pray
08.   Resentment Without End
09.   Intolerant
10.   Maze Of Nescience
11.   Revelation Of Doom
12.   To Omega

Durée : 44'52

line up
parution
17 Janvier 2011

Essayez plutôt
Parasitic Extirpation
Parasitic Extirpation
Casketless

2010 - Sevared Records
  
Cephalectomy
Cephalectomy
An Epitaph To Tranquility

2009 - Discorporate Music
  
Terrordrome
Terrordrome
The Day Of Sacrilege

2012 - Grindethic Records
  
Deamon
Deamon
Descend Dethrone

2006 - CDN Records
  
Hate Eternal
Hate Eternal
Conquering The Throne

1999 - Wicked World
  

Unearthly Trance
Stalking the Ghost
Lire la chronique
Motörhead
Motörizer
Lire la chronique
Absolvtion
Obscure Catharsis (Démo)
Lire la chronique
Charlotte the Harlot
Agamogir (EP)
Lire la chronique
Ozzy Osbourne
Blizzard Of Ozz
Lire la chronique
Taphos
Demo MMXVI (Démo)
Lire la chronique
Throane
Derrière-Nous, La Lumière
Lire la chronique
Oathbreaker
Rheia
Lire la chronique
Manetheren
The End
Lire la chronique
Bekëth Nexëhmü
De Dunkla Herrarna
Lire la chronique
Lock Up
Demonization
Lire la chronique
Benighted
Lire le live report
Pestifer
Execration Diatribes
Lire la chronique
Black Metal Japonais - L'homme qui en savait trop
Lire le podcast
Diablerie
The Catalyst Vol. 1: Control
Lire la chronique
Sale Freux
Vindilis
Lire la chronique
Atomikylä
Keräily
Lire la chronique
Infamovs
Under The Seals Of Death
Lire la chronique
Sinmara / Misþyrming
Ivory Stone / Hof (Split 10")
Lire la chronique
Bear Mace
Butchering The Colossus
Lire la chronique
Impious
Terror Succeeds
Lire la chronique
Malevolent Creation
Retribution
Lire la chronique
Machinae Supremacy
Into the Night World
Lire la chronique
Goûter d'anniv'Asile !
Atavisma + Grusterror
Lire le live report
Mordbrand
Wilt
Lire la chronique
Omnizide
NekroRegime
Lire la chronique
Satan
Un Deuil Indien
Lire la chronique
Cnoc An Tursa
The Forty Five
Lire la chronique
Power Trip
Nightmare Logic
Lire la chronique
Code Orange
Forever
Lire la chronique