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Gholes - Coexistence

Chronique

Gholes Coexistence
Les raisons qui ont poussé GHOLES à extirper « Coexistence » de l'ombre dans laquelle il restait tapi depuis début 2006, bien que tragiques (suite à la disparition de leur chanteur Pierre, les autres membres du groupe ont décidé de sortir l'album sous forme d'autoproduction, pour lui rendre hommage) rappellent toute la difficulté qu'un groupe estampillé metal peut rencontrer dans nos contrées, aussi talentueux soit-il. Car de démos en enregistrements pro – « Fleur De Souffre », paru en 2001 chez Thundering Records, une reprise de « The Cube » pour l'album hommage « A Vision Of SUP » - en passant par d'inévitables changements de line-up pour un groupe non signé, l'absence d'échos favorables provenant des maisons de disques et le départ d'un membre important (le batteur Tamatoa retrouve Tahiti, sa terre natale, peu après l'enregistrement du second full length), l'aventure GHOLES, faute d'un soutien suffisant, a fini par tourner court et sans un triste concours de circonstances, « Coexistence » aurait très bien pu ne jamais voir le jour.

Si l'on regrettera bien sûr le caractère testamentaire d'un album qui aurait mérité bien meilleur sort, réjouissons nous de pouvoir enfin profiter d'une galette de grande qualité fleurant bon les années 90, les montpelliérains citant volontiers SEPTIC FLESH, OPETH (œillades appuyées dans le final acoustique de « Collapsing Indentity ») et autres usual suspects du death à consonance atmosphérique, terrain de jeu privilégié d'un GHOLES maîtrisant toutes les facettes d'un genre casse gueule par excellence. Mais commençons par saluer la performance de Pierre derrière le micro, également crédité à la programmation, qui jongle avec aisance entre growls classiques (mais ô combien efficaces) et interventions discrètes de chant clair, entre deux variations à la limite du black metal (« Desastrous Incompletion ») savamment dosées et exécutées. Trois cordes vocales à son arc pour une performance de choix, le cœur de cible de GHOLES restant un public versatile goûtant à la fois vélocité rythmique propre au death metal à l'ancienne – les passages les plus rapides évoquent parfois le CRADLE OF FILTH de la première heure, l'explosivité en moins – véléités progressives d'un six-cordiste (le talentueux Frédéric Martin) amateur de compositions à tiroirs et délicieux coulis de nappes de claviers, tour à tour spatiales, diffuses ou electro.

La plus grande réussite de « Coexistence », au-delà du fait que ses géniteurs ont bien digéré leurs influences les plus évidentes, tient dans l'agencement des différentes composantes death, heavy (on pense à la vierge de fer à 4 :19 sur le title track) et atmosphériques, pour la plupart gérées de façon admirable. Car en dehors d'une rampe de lancement pour blastouille franchement téléphonée à 3 :35 sur « Exile », aucune faute de goût à répertorier sur un skeud qui se permet même de batifoler sur les terres de maître Swanö, le temps d'un « Emerging From Blindness » qui rappellera des souvenirs aux disciples du formidable « Moontower » (1998) : même sens du riff accrocheur et de l'emphase, qualité d'écriture similaire et grande fluidité dans les enchaînements, les claviers chers à Georges Pernoud étant de sortie sur l'opening track « Raw Material ». D'accalmies prog en ralentissements doomy, le death à forte teneur ambiancée de GHOLES ne souffre donc aucun travers véritable, si ce n'est un certain manque de flambe qui hisserait encore plus haut l'étendard d'un death atmosphérique dignement représenté ici (grande homogénéité des titres, durée de vie appréciable d'un disque évitant l'écueil des compositions à rallonge), à défaut d'être réellement transcendé par un combo misant définitivement plus sur le collectif que sur ses individualités. Pour conclure cette chronique, un mot sur la production de Fabien Paraillac (iReal studio), d'une grande clarté, qui participe grandement de la réussite d'un album édité en seulement 300 exemplaires et disponible exclusivement auprès du groupe (voir liens myspace et facebook sur la fiche de GHOLES). Chaudement recommandé !

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4 COMMENTAIRE(S)

Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
14/11/2011 20:46
note: 8/10
hurgh a écrit : Ouai, ben moi sans plus. Très bonne prod', musiciens très talentueux, mais trop de synthé, un style de riff finalement lassant et pas assez de changement de rythmes. Bon, je ne l'ai écouté que 3 ou 4 fois, peut-être faut il que j'insiste encore un peu ?

En ce qui me concerne j'ai accroché de suite et même si ce style de death ambiancé n'est pas ma came habituelle, j'ai vraiment apprécié celui ci, notamment grâce aux claviers.
hurgh citer
hurgh
13/11/2011 09:34
note: 6.5/10
Ouai, ben moi sans plus. Très bonne prod', musiciens très talentueux, mais trop de synthé, un style de riff finalement lassant et pas assez de changement de rythmes. Bon, je ne l'ai écouté que 3 ou 4 fois, peut-être faut il que j'insiste encore un peu ?
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
15/02/2011 07:14
note: 8/10
shining a écrit : Ça a l'air sympa ce truc. Sourire Y'a moyen d'avoir des extraits TJ?

Pas trouvé de lien mp3 vers youtube, je te renvoie donc à leur myspace/facebook!
Momos citer
Momos
15/02/2011 00:36
Ça a l'air sympa ce truc. Sourire
Y'a moyen d'avoir des extraits TJ?

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Gholes
Death atmosphérique
2010 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  6.5/10
Webzines : (1)  8.5/10

plus d'infos sur
Gholes
Gholes
Death atmosphérique - 1995 † 2010 - France
  

tracklist
01.  Raw Material
02.  Sweet Illusion
03.  Dust And Destiny
04.  Coexistence
05.  Collapsing Identity
06.  Trancing Procreative Chainworks
07.  Emerging From Blindness
08.  Paradoxical Collective Suicide
09.  Desastrous Incompletion
10.  Orbital Awakening
11.  Exile

Durée : 44:03

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