chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
73 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Anaal Nathrakh - Passion

Chronique

Anaal Nathrakh Passion
Le « souffle du serpent » venu de Birmingham continue d'infecter une masse en mal de chaos sonore et de vers nihilistes (merci à leur nouveau label Candlelight Records), un black/grind apocalyptique aussi défini comme du « Necro Black Metal » par ses géniteurs. Leur cinquième album In The Constellation Of The Black Widow avait su raviver la flamme des anciens défenseurs de leur ultra violence, quelque peu déçus du trop « catchy » et fort contrasté Hell Is Empty, And All the Devils Are Here. Comme sur Eschaton, Anaal Nathrakh avait en effet réussi à mieux balancer son penchant mélodique avec sa brutalité passée. Une brutalité qui avait même atteint son paroxysme sur certains passages du brûlot (« Blood Eagles Carved On The Backs Of Innocents » est un pur bonheur de sadisme auditif). Revoilà les Britanniques deux années plus tard, cette fois le groupe misanthrope se concentre sur la thématique de la « passion ». Selon eux, une forme masquée de l'agonie, aussi perçue comme une sorte de solitude pouvant amener à une rage inimaginable...

In The Constellation Of The Black Widow avait enchanté bon nombre de malentendants, les chroniques jonchant la toile iront en mon sens. Mais il n'était pas exempt de tout reproche. Anaal Nathrakh ne faisait que suivre la ligne directrice initiée en 2004 par Domine Non Es Dignu, aucune prise de risque et des morceaux assez formatés au bout du compte (couplet « fin du monde » / jolies mélodies / refrain au chant clair très « théâtral »). Sur Passion, les Anglais reprennent encore ce « pattern » qui a le mérite de faire des ravages. Une efficacité prouvée dès le titre d'ouverture « Volenti Non Fit Iniuria ». Et ainsi comme à chaque nouvel album, le frontman schizophrénique V.I.T.R.I.O.L. progressera et confirmera sa suprématie. Ce chanteur n'est pas humain, ce n'est pas possible... Prenez donc votre casque, écoutez attentivement tous les détails de ses vomissements haineux et la puissance de ses cordes vocales… L'un des meilleurs chanteurs du circuit « extrême », indiscutablement. Même lorsqu'il chante en français (« Le Diabolique Est L'ami Du Simplement Mal » ou les joies de Google Traduction) ! La tête pensante Mick Kenney calibrera quant à elle sa boîte à rythme le plus finement possible (quasi-naturelle) et délivrera ses riffs typiques d'Anaal Nathrakh lorgnant entre brutal black aux teintes mélodiques (« Le Diabolique Est L'ami Du Simplement Mal » et l'excellent « Who Thinks of the Executioner? » à l'arrière goût d'un Dark Funeral) et grind. Les auditeurs soucieux de faire saigner leurs tympans, seront d'ailleurs ravis d'entendre des titres tels que « Post Traumatic Stress Euphoria » et « Locus of Damnation ». Une petite minute symbolique pour public averti. Bref, pas de surprise évidente à première vue…

Un In The Constellation Of The Black Widow-bis ? Quid des nouveautés sur ce Passion alors ? Elles sont très infimes… Anaal Nathrakh ose avec prudence et tente d'émouvoir son auditoire, quitte à traiter de sujets plus « sensibles ». « Drug-Fucking Abomination » en fait partie. Une introduction touchante (pleurs en fond) et des hurlements remplis de douleurs qui sentent le « vécu » (j'en ai encore des frissons). Une perle. Le pari semble réussi mais ne résume malheureusement qu'à ce titre. Le père Mick semble bien moins inspiré, le reste s'apparentant plus à des chutes de studio du précédent opus sur quelques passages, voire sur certains titres entiers (« Tod Huetet Uebel », incorporant les cris médiocres de Rainer Landfermann, ex-Bethlehem ; l'anecdotique « Paragon Pariah » ; l'incompréhensible «Ashes Screaming Silence »). V.I.T.R.I.O.L. n'est pas non plus innocent, les refrains au chant clair paraissent parfois bien accessoires (on regrette l'époque d'un « When the Lion Devours Both Dragon and Child »)…Tout ça pour se retrouver avec une petite demi-heure au compteur… Trop avare.

Passion confirme la maîtrise d'Anaal Nathrakh dans son registre de musique « Armageddon », un « défouloir » exquis encore au rendez-vous. Les Britanniques se risqueront même à quelques expérimentations et escapades vers un aspect « touchant » (« Drug-Fucking Abomination »). Dommage qu'ils ne l'aient pas d'avantage exploité... Tout comme In The Constellation Of The Black Widow, la musique du duo commence à s'essouffler et devient trop prévisible. Le groupe gagnerait à se « lâcher » et à s'éloigner de leur style standardisé bien trop « prudent ». Anaal Nathrakh doit complètement déchaîner sa fureur (ils peuvent faire encore bien mieux) et tenter de surprendre ses adeptes. On l'espère pour leur prochaine œuvre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
momo
10/05/2011 23:53
J'ai justement adoré "Hell Is Empty and All the Devils Are Here" en particulier pour la variété des morceaux.
"Castigation and Betrayal" est vraiment unique. Presque 4 minutes de cries en continue. Et franchement on ne s'en lasse pas, on en redemande.
Karamazov citer
Karamazov
08/05/2011 06:10
note: 8/10
Je ne connais que "The codex necro". Celui-ci est aussi furax ?
BbrBlastard citer
BbrBlastard
04/05/2011 20:17
Mince j'ai toujours cru que Mick enregistrait la batterie pour de vrai, avec des triggs un peu partout d'accord, mais...chiotte c'est qu'une boite à rythme toute pourrie?
Mon amour pour ce groupe risque de décroitre...
gulo gulo citer
gulo gulo
04/05/2011 18:38
note: 9/10
comme dit ailleurs, j'ai bien aimé Eschaton, pas du tout accroché aux deux suivants, et celui-ci me met le filet de bave

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anaal Nathrakh
Black/Grind
2011 - Candlelight Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (10)  7.4/10
Webzines : (28)  7.57/10

plus d'infos sur
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Black / Grind - 1999 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Volenti Non Fit Iniuria
02.   Drug - Fucking Abomination
03.   Post Traumatic Stress Euphoria
04.   Le Diabolique Est L'Ami Du Simplement Mal
05.   Locus Of Damnation
06.   Tod Huetet Uebel
07.   Paragon Pariah
08.   Who Thinks Of The Executioner?
09.   Ashes Screaming Silence
10.   Portrait Of The Artist

line up
parution
23 Mai 2011

Essayez aussi
Cyanic
Cyanic
Litanies Of Lust Unholy

2012 - Ghastly Music
  
Dephosphorus
Dephosphorus
Ravenous Solemnity

2014 - 7 Degrees Records
  
Withered
Withered
Dualitas

2010 - Prosthetic Records
  
Dephosphorus
Dephosphorus
Impossible Orbits

2017 - Selfmadegod Records
  
Dragged Into Sunlight
Dragged Into Sunlight
Hatred For Mankind

2011 - Prosthetic Records
  

French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report
Paradise Lost
Medusa
Lire la chronique
W.E.B.
Tartarus
Lire la chronique
Havukruunu
Kelle surut soi
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique