chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
32 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Die Verbannten Kinder Evas - Come Heavy Sleep

Chronique

Die Verbannten Kinder Evas Come Heavy Sleep
En ce mois de juillet pluvieux et des plus déprimants, il fait bon de ressortir un album d'ambient/néoclassique mélancolique de qualité. Deux ans après les débuts prometteurs de l'album éponyme Die Verbannten Kinder Evas, le groupe autrichien (DVKE) ne deviendra plus qu'un duo. Les frères (Richard « Protector ») et sœurs (Julia) Lederer sont désormais les deux piliers, Michael Gregor (Silenius) préférant se consacrer d'avantage à Summoning et la chanteuse Nora El Shammah n'étant plus intéressée par le projet. DVKE signera sur label (n'existant plus) Mos Records pour finir finalement chez le plus imposant Napalm Records (maison mère de Summoning depuis 1995) peu de temps après. Eteignez donc les lumières, allongez vous, la berceuse funéraire Come Heavy Sleep démarre.

« Exit » le clavier relativement « kitsch » de Silenius et les quelques escapades avant-gardistes de Die Verbannten Kinder Evas, DVKE connait sa direction musicale, il devient dorénavant plus sobre et moins expérimental. Ses aspects polyphoniques (surcouches de claviers, seul instrument de DVKE) paraissent bien mieux maîtrisés et plus riches qu'auparavant (« Dim Atmosphere » et son introduction aux relents d'un Zelda). Impossible encore une fois de ne pas penser à Summoning sur ces passages à la rythmique limite « tribale » et ce côté épique sorti d'un « Seigneur des Anneaux » (« Sad Silent Home » excelle dans ce genre). Mais la dominante est tout autre, Richard souhaite accentuer son atmosphère à la fois triste et céleste. Pour aider à cela (ainsi que pour les futurs albums), des paroles tirées principalement des poèmes du Britannique Pearcy Byshe Shelley (XIXème siècle). Et que dire sur les interprètes… « The Serpent's Voice » l'avait déjà attesté, l'osmose entre le chant liturgique de Richard et celui de sa sœur demeure bluffant au possible. Le lien de sang ? Dès le sublime titre éponyme (l'un des meilleurs morceaux du groupe) il s'en dégage quelque chose d'indescriptible. Sans surenchère (contrairement aux albums suivants), d'une simplicité pure, on retrouverait presque la même intensité qu'un « Perry-Gerrard » (Dead Can Dance). Le morceau « Unreal Mystery » est juste bouleversant… Come Heavy Sleep aurait ainsi certainement pu marquer dans la pierre le « ambient/darkwave/néoclassique » de DVKE (nous ne sommes qu'en 1997 !), malheureusement ce deuxième album n'est pas exempt de tout défaut. Comme sur son aîné, la galette semble assez inégale. L'auditeur subira certains titres moins prenants (« Misery », « The Past », l'introduction « The Beginning » ou encore le final « The End ») et quelques longueurs qui l'empêcheront d'atteindre pleinement les cieux. Une écoute complète qui devient alors difficile à exécuter (presqu'une heure) contrairement à d'autres bijoux sortis à cette période (Eternity Rites de Dargaard), c'est dommage…

Mieux ficelé et plus mûr que son aîné mais tout autant touchant, Come Heavy Sleep confirme le talent de composition du jeune Richard ainsi que cette synergie vocale régnant entre lui et sa sœur. Un voyage éthéré et poignant qui ne laisse pas indemne. Deux albums qui restent à part dans la discographie de DVKE (indispensables à mon sens), le départ de Julia annoncera une suite flirtant beaucoup plus avec le « gothique opéra » (ce n'est pas vraiment ma tasse de thé) et nettement moins axée sur l'instrumentation.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Die Verbannten Kinder Evas
Ambient/Néoclassique
1997 - Mos Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  6.56/10

plus d'infos sur
Die Verbannten Kinder Evas
Die Verbannten Kinder Evas
Ambient sombre - Autriche
  

tracklist
01.   The Beginning
02.   Come Heavy Sleep
03.   Sad Silent Home
04.   Misery
05.   Dim Atmosphere
06.   The Past
07.   Unreal Mystery
08.   House of Glass
09.   Waters of Wide Agony
10.   The End

line up
Essayez aussi
Dargaard
Dargaard
Eternity Rites

1998 - Draenor Productions
  

Hats Barn
A Necessary Dehumanization
Lire la chronique
Savage Master
Mask Of The Devil
Lire la chronique
Swallowed
Lunarterial
Lire la chronique
Dephosphorus
Ravenous Solemnity
Lire la chronique
Earth and Pillars
Earth I
Lire la chronique
Raise Hell
Holy Target
Lire la chronique
Domains
Sinister Ceremonies
Lire la chronique
Dir En Grey
Arche
Lire la chronique
N.K.V.D.
Hakmarrja
Lire la chronique
Hypomanie
A City in Mono
Lire la chronique
Calm Hatchery
Fading Reliefs
Lire la chronique
Witchden
Consulting The Bones
Lire la chronique
Gloomy Grim
Grimoire (Démo)
Lire la chronique
More Than Life
Love Let Me Go
Lire la chronique
Combichrist
Lire le live report
AC/DC
Rock Or Bust
Lire la chronique
Cadaveric Fumes / Demonic Oath
Entwined In Sepulchral Dark...
Lire la chronique
Behemoth
Zos Kia Cultus
Lire la chronique
Defeater
Travels
Lire la chronique
Sordide
La France a Peur
Lire la chronique
Khthoniik Cerviiks
Heptaedrone (Démo)
Lire la chronique
Riot V
Unleash The Fire
Lire la chronique
Heart In Hand
A Beautiful White
Lire la chronique
Artificial Brain
Labyrinth Constellation
Lire la chronique
Latitude Egress
To Take Up The Cross
Lire la chronique
Bring Me The Horizon
There Is a Hell, Believe Me...
Lire la chronique
Starofash
Lakhesis
Lire la chronique
Ad Patres + Gorod + Morbid Angel
Lire le live report
Dressed In Streams
The Search for Blood (EP)
Lire la chronique
Cendres de Haine
Nihil Mirari
Lire la chronique