chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
76 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Crimson Moonlight - The Covenant Progress

Chronique

Crimson Moonlight The Covenant Progress
Crimson Moonlight est certainement avec Antestor (reformé il y a peu) l’un des groupes les plus connus de la scène « unblack metal » (black metal chrétien) scandinave. Une scène discrète (et boudée) comptant malgré tout de bonnes trouvailles metal en piochant bien dans les labels chrétiens (Endtime Productions ou Rivel Records). Crimson Moonlight en fait partie. La bande suédoise se formera en 1997 et sortira une première démo puis un EP (Eternal Emperor). Crimson Moonlight se cherche encore, passant d’un raw black metal à un black metal à tendance symphonique. Après de nombreux changements de line-up (allant presque au split), le groupe se stabilise, affûte son style et finira par signer sur le label suédois Rivel Records afin d’accoucher de son premier album The Covenant Progress.

Bis repetita, seule la musique ici m’intéresse, je ne rentrerai donc pas dans le débat stérile à propos du unblack metal. Sauf que contrairement à un The Forsaken (un bijou) d’Antestor beaucoup plus réservé, les paroles de Crimson Moonlight ne pouvaient pas être plus explicites quant aux croyances du groupe. Ceux ne vénérant que Belzebuth feront certainement une syncope en les lisant… Les autres ne focaliseront leurs oreilles que sur la musique. Une musique qui aurait bien du mal à passer en cours de catéchisme, le contraste avec ce qui est hurlé étant plutôt étonnant (la brutale « Eternal Emperor » tout particulièrement). Effectivement, Crimson Moonlight s’inspire pleinement de la scène black/death scandinave (satanique qui plus est) des années 90. Tous les ingrédients typiques sont présents (en plus de l’artwork et des photos du groupe) : un chant black modulé puissant, une batterie imposante et survoltée, des passages acoustiques, des riffs noirs entêtants en tremoli… Le groupe n’aura clairement rien inventé (nous sommes en 2003). Certes, mais les mélodies épiques d’un « Mist of the spiritual dimension », « Eyes Of Beauty », « A Thorn In My Heart » ne feront qu’une bouchée de l’adepte. La bande arrive à proposer des compositions riches et surtout accrocheuses, de quoi nous plaindrons-nous ? Le clavier des débuts n’est d’ailleurs pas totalement effacé, il ira soutenir avec merveille le reste des instruments (la très Thy Serpent « A Painting In Dark » ou le final instrumental façon « Warcraft » de « The Covenant »). Néanmoins l’on sent que Crimson Moonlight peine à trouver son style et à suivre une réelle ligne directrice. En plus de sa base black/death, le groupe ira piocher dans un metal moins raffiné (signe du prochain album) mais bien trop hésitant. Résultat, quelques baisses de régime (« Path Of Pain » en tête de liste) qui empêcheront de savourer pleinement ce premier album.

« Unblack metal » ? Oubliez. The Covenant Progress n’a clairement pas à rougir de sa brutalité et de sa noirceur. Nous restons musicalement dans un pur registre « black/death suédois » de bonne famille. Un très bon cru qui plus est ! Il ne révolutionnera en rien le genre mais son efficacité et la richesse des compositions sauront suffire à ravir bon nombre. Un premier album plutôt à part dans la discographie de Crimson Moonlight, la suite penchant d’avantage vers un death metal nettement plus direct et moins subtil (mais tout aussi redoutable).

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Crimson Moonlight
Black/Death mélodique
2003 - Rivel Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (2)  7.75/10

plus d'infos sur
Crimson Moonlight
Crimson Moonlight
Brutal Black Metal - Suède
  

tracklist
01.   Mist of the Spiritual Dimension
02.   The Pilgrimage
03.   Path of Pain
04.   Thy Wilderness
05.   Eternal Emperor
06.   A Painting in Dark
07.   Eyes of Beauty
08.   A Thorn in My Heart
09.   The Covenant

Durée : 50:13

line up
voir aussi
Crimson Moonlight
Crimson Moonlight
Divine Darkness

2016 - Endtime Productions
  
Crimson Moonlight
Crimson Moonlight
Veil Of Remembrance

2004 - Rivel Records
  

Essayez aussi
Merciless
Merciless
Unbound

1994 - Black Lodge Records
  
Torchbearer
Torchbearer
Death Meditations

2011 - Vic Records
  
Prophanity
Prophanity
Stronger Than Steel

1998 - Blackend Records
  
Unanimated
Unanimated
In The Light Of Darkness

2009 - Regain Records
  
Martriden
Martriden
Encounter The Monolith

2010 - Autoproduction
  

Death Worship
Extermination Mass
Lire la chronique
Barren Earth + Insomnium + Wolfheart
Lire le live report
Wędrujący Wiatr
O turniach, jeziorach i no...
Lire la chronique
Niedergang
Átszellemülés
Lire la chronique
Putrid Pile
Paraphiliac Perversions
Lire la chronique
Cursed
III: Architects of Troubled...
Lire la chronique
Les détournements de Dead : Mnemeed
Lire le podcast
Obed Marsh
Înnsmouth
Lire la chronique
Kladovest
Ignitiate
Lire la chronique
Motörhead
Inferno
Lire la chronique
Disposal Of The World - European Tour 2017
Defeated Sanity + Putrid Pile
Lire le live report
Totten Korps
Supreme Commanders Of Darkness
Lire la chronique
Ramesses
Misanthropic Alchemy
Lire la chronique
Dehumanized
Beyond The Mind
Lire la chronique
Mono
Requiem for Hell
Lire la chronique
Purgatory
Ωmega Void Tribvnal
Lire la chronique
Kosmokrator
First Step Towards (EP)
Lire la chronique
Standvast
Afkomst
Lire la chronique
Soulburn
Earthless Pagan Spirit
Lire la chronique
Metallica
Hardwired... To Self-Destruct
Lire la chronique
Black Metal Awards 2016 - Sakrif'or Part 3 (Meilleur nouveau groupe)
Lire le podcast
Riverside
Eye of the Soundscape (Réen...
Lire la chronique
Spiritus Mortis
The Year is One
Lire la chronique
Type O Negative
The Origin Of The Feces (No...
Lire la chronique
Ovnev
Cycle of Survival
Lire la chronique
Pyaemia
Cerebral Cereal
Lire la chronique
Krallice
Prelapsarian
Lire la chronique
Church Of Disgust
Veneration Of Filth
Lire la chronique
Spite Extreme Wing
Vltra
Lire la chronique
Tardigrada
Emotionale Ödnis
Lire la chronique