chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
47 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Sonne Adam - Transformation

Chronique

Sonne Adam Transformation
Je ne suis pas un expert de la scène metal du Moyen-Orient mais je sais une chose, la scène Israélienne est relativement peu représentée sur l'échiquier mondial. Aujourd'hui, le seul groupe qui me vient à l'esprit est Orphaned Land et c'est à peu près tout. Quand est-il de la scène metal dans un pays confronté de plein fouet au choc des Religions? A vrai dire je n'en sais rien. J'ai toujours eu le sentiment qu'il n'était pas évident pour un groupe pratiquant une musique alternative de percer dans ce type de pays plutôt fermés à ce qui arrive de l'Occident. Les choses ont certainement du changer depuis quelques années dans la mesure ou l'Israël s'est rapproché de quelques pays occidentaux mais les mentalités ont souvent du mal à s'ouvrir malgré tout. Cela explique donc en partie la relative absence de groupes Israéliens dans le monde du metal même si l'on constate ces derniers temps un certain regain d'activité de ce côté du globe.

Vous l'aurez certainement compris suite à cette introduction, Sonne Adam est un groupe Israélien formé à Tel Aviv en 2007. A partir de là, les choses sont allées très vite pour ce qui n'était qu'au début une simple rencontre entre deux musiciens, Davidov (guitare, basse, batterie) et Dahan (chant). Le groupe enregistre un premier EP intitulé The Sun Is Dead qui d'après ce que l'on peut lire sur Internet n'a jamais vu le jour. S'en suit un second EP en 2010 sur le label Allemand Imperium Productions. Grâce à ce disque intitulé Armed With Hammers, le groupe commence à sérieusement faire parler de lui au sein de l'underground death metal. A tel point que le label Century Media commence à s'intéresser de près au groupe. C'est donc tout naturellement que Sonne Adam signera sur le label pour la sortie de ce premier album intitulé Transformation.

Loin de l'exotisme d'un Orphaned Land, Sonne Adam puise ses origines dans la scène death metal US et suédoises du début des années 90. Alors oui, encore un énième combo à profiter de cette forte résurgence du death metal old school. Que pouvons-nous y faire? Bouder notre plaisir et boycotter toutes ces formations qui pullulent aujourd'hui? Certainement pas. D'autant que le groupe Israélien à largement de quoi séduire.

Sonne Adam, qui en hébreux signifie "Celui qui déteste l'Homme", ne semble en effet pas du genre philanthrope si l'on en juge par la noirceur de son propos. Un propos très clair dès une première lecture des neufs titres qui composent ce premier album. "We Who Worship The Black", "I Sing His Words", "Sonne Adam", "Solitude In Death"... Autant d'hymnes implacables aux titres évocateurs qui n'ont rien de la balade de santé. Avec l'excellent "We Who Worship The Black", Sonne Adam revendique clairement son affiliation à la scène US et donne ainsi le ton. Une fois passé sa longue mise en place funèbre aux forts relents doom, le groupe y déploie des patterns rythmiques et mélodiques que n'aurait certainement pas reniés Morbid Angel. Il est indiscutable que le groupe de David Vincent et Trey Azagthoth a eu une profonde influence sur les Israéliens et cela s'entend tout au long de ce Transformation. Tout comme l'Ange Morbide, Sonne Adam articule sa musique autour de rythmes mid-tempi lourds, écrasants et puissants. Pas d'excès de zèle mais une ambiance sombre et blasphématoire incroyable appuyée par quelques leads plus lumineux mais pourtant terriblement sournois ("I Sing His Words", "Take Me Back To Where I Belong", "Shine") ou quelques éléments sonores étrangers (les cloches et les voix féminines presque imperceptibles sur "Sonne Adam", l'orgue sur "Shine", ce sample de feu crépitant sur "I Claim My Birth In Blood"). Bref, une quantité de petits détails sur lesquels ont passe sans le vouloir lors des premières écoutes mais qui au fil du temps s'insinuent, se font entendre et contribuent assurément à rendre l'ambiance aussi menaçante.

Comme pour Morbid Angel, Incantation ou Immolation, la musique de Sonne Adam se montre particulièrement monolithique. De fait, elle ne se digère pas aussi facilement qu'on le voudrait. Ces rythmes, s'ils contribuent à la lourdeur et à la nature oppressante de la musique du groupe Israélien, ne s'appréhendent pas à la légère. C'est finalement avec une écoute attentive qu'on prend la pleine mesure de cette musique incantatoire. Le chant contribue lui aussi beaucoup à cette sensation. Comme la musique, il offre très peu de variations d'autant qu'il est renforcé par cet effet de réverb' utilisé non sans une certaine générosité. Tel un pape morbide, Dahan récite alors sa messe noire sans sourciller un seul instant. Un bloc de noirceur et d'occultisme!

Avec Transformation, Sonne Adam pose les bases d'un death metal particulièrement mature et intéressant. Il est certes affublé de l'attribut "old school" mais il faudrait être sacrément réducteur pour n'y voir rien d'autre qu'un death rampant à la gloire des défunts(?) Morbid Angel (ce qui en soit me conviendrait déjà très bien). Non, Sonne Adam réussi à tirer son épingle du jeu en donnant à son album une âme et une touche très personnelle. Certes, l'aspect monolithique pourra peut-être en rebuter quelques-uns. Et bien tant pis pour eux. J'ai découvert cet album au fil des écoutes. Celui-ci s'apprivoise, il ne s'offre pas gratuitement. Mais une fois l'effort fait, je peux vous garantir que vous y reviendrez avec beaucoup de plaisir. Si les Israéliens continuent sur cette lancée, il y a fort à parier qu'on entendra parler d'eux encore davantage à l'avenir. C'est tout ce qu'on peut leur souhaiter.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sonne Adam
Death Metal
2011 - Century Media
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  7/10
Webzines : (19)  7.02/10

plus d'infos sur
Sonne Adam
Sonne Adam
Death Metal - Israël
  

tracklist
01.   We Who Worship The Black
02.   I Sing His Words
03.   Sonne Adam
04.   Solitude In Death
05.   Take Me Back To Where I Belong
06.   Shine
07.   I Claim My Birth In Blood
08.   Transformation
09.   Apocalypse

Durée : 41:44

line up
parution
4 Avril 2011

voir aussi
Sonne Adam
Sonne Adam
Messengers Of Desolate Ways (Compil.)

2012 - Century Media
  

Essayez aussi
Desultory
Desultory
Bitterness

1994 - Metal Blade
  
Hellspawn
Hellspawn
The Great Red Dragon

2012 - Wydawnictwo Muzyczne Psycho
  
Amputory
Amputory
Ode To Gore

2015 - Xtreem Music
  
Mordicus
Mordicus
Dances From Left

1993 - Thrash Records
  
Gruesome
Gruesome
Savage Land

2015 - Relapse Records
  

Nythis
Failed Machines Of Flesh (EP)
Lire la chronique
Ebola
II
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le présentation
Dudefest - Jour 3
Ahab + Chelsea Wolfe + Eart...
Lire le live report
Iamfire
From Ashes
Lire la chronique
Benighted
Necrobreed
Lire la chronique
Akerbeltz
Satanic
Lire la chronique
Balance of Terror
World Laboratory
Lire la chronique
God Dethroned
The World Ablaze
Lire la chronique
Hideous Divinity
Adveniens
Lire la chronique
Evoken
Antithesis of Light
Lire la chronique
Abigail au Fall Of Summer 2016
Lire l'interview
Ghost Bath
Starmourner
Lire la chronique
Terrifier
Weapons Of Thrash Destruction
Lire la chronique
The Arson Project + Warfuck
Lire le live report
Asyndess
L'Accomplissement
Lire la chronique
Fleshdoll
Hearts Of Darkness
Lire la chronique
Malevolent Creation
Stillborn
Lire la chronique
Withdrawal
Undiluted Fervour (EP)
Lire la chronique
Lex Riders, rétrospective
Lire l'interview
Mental Disease
Non Serviam (EP)
Lire la chronique
C'est quoi le trve black metal ? Un yaourt nature (pardi) !
Lire le podcast
Sinister
Syncretism
Lire la chronique
Deez Nuts
Binge & Purgatory
Lire la chronique
Lamb Of God
The Duke (EP)
Lire la chronique
Pagan Megalith
Viharjárás
Lire la chronique
Armament : Etre Thrash en Inde
Lire l'interview
Smash Hit Combo
Playmore
Lire la chronique
Nicolas Merrien pour la sortie du livre "Black Sabbath - Children Of The Grave"
Lire l'interview
Nicolas Merrien
Black Sabbath - Children Of...
Lire la chronique