chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
31 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Sólstafir - Svartir Sandar

Chronique

Sólstafir Svartir Sandar
Quand un groupe comme Sòlstafir sort de sa tanière, on ne réfléchit pas : on fonce. Justement parce qu’il n’existe pas de « groupe comme Sòlstafir », ce dernier ayant avec ses débuts typés black metal puis son revirement inauguré par Masterpiece Of Bitterness créé une musique impossible à catégoriser où des références à Primordial, Sigur Ròs, Hawkwind ou encore Explosion In the Sky se retrouvent mises côte à côte par les chroniqueurs décontenancés. Et ce n’est pas avec son nouvel essai, Svartir Sandar, que cette originalité va s’arrêter. Au contraire.

Cet album coupé en deux parties semblant s’inscrire dans un concept global (pas d’informations à ce sujet et mon islandais est… limité) déroute une nouvelle fois et je ne vois pas meilleure description pour le désigner qu’un concert d’US Christmas joué par le Killing Joke le plus rock à Reykjavík (pas très clair, j’en conviens). Svartir Sandar abandonne les quelques restes metal que son prédécesseur possédait encore pour accentuer le versant atmosphérique de sa musique avec comme seul guide son pays, l’Islande, qu’il personnifie jusqu’au dernier brin d’herbe gelé jouxtant l’océan en se faisant froid à la manière d’autres formations de même nationalité. On se confronte à nouveau à ce goût pour les ambiances longuement développées, les cowboys recourant à des chœurs et claviers pour étoffer des compositions dépouillées reposant sur la répétition de mélodies glacées et la voix d’Aðalbjörn Tryggvason. Le leader se met rarement en retrait et transmet principalement la mélancolie épique qui départage l’entité de ses collègues, dépeignant l’île de façon brute, frissonnante, avec la maladresse de l’homme errant à tâtons dans le givre.

Svartir Sandar pourra paraître simple mais n’est en rien facile, le mot « fluide » ayant sa place ici. S’il serait fatiguant pour tout le monde de décrire les changements de thèmes le constituant, un morceau comme « Kukl », les chants féminins surgissant en avalanche sur l’éponyme et « Fjara » ou la presque-chaleureuse entrée en matière de « Melrakkablùs » montrent des titres plus contrastés qu’il n’y parait, le tout progressant jusqu’à la nocturne « Djàkninn » dans une multitude d’idées se révélant écoute après écoute. Grâce à cela et quelques déviations craquelant les plaques de verglas (un « Æra » rythmé ou la basse sous tension de « Stormfari »), ses quelques quatre-vingt minutes ne lassent jamais et l’impression de perdre ses repères est plus présente que sur un Köld moins constant bien que plus éclatant. La forme varie, l’ambiance est quant à elle rectiligne, abandonnant l’intensité qui se ressentait chez l’ainé : pas de « Pale Rider » ou tubes à la « Love Is The Devil », du paysage ne reste plus que les terres et la brume, les riffs-geysers étant aux abonnés-absents. C’est ce qui fait que l’œuvre accroche directement mais s’inscrit moins en profondeur, les arrangements précieux et la richesse de l’ensemble ne comblant pas l’absence de moments tumultueux.

Difficile de comparer Svartir Sandar à autre chose que lui-même tant il figure « son » Islande. Son caractère « unique en son genre » ainsi que son ambition exécutée avec sobriété font qu’il trouvera sans doute bonne place dans les bilans de fin d’année de nombreuses personnes. Cependant, la sensation d’être dans l’œil du cyclone de Köld a disparu et Sòlstafir en perd beaucoup de sa superbe. C’est le seul véritable reproche qu’on pourra formuler à son encontre (les plus sceptiques ajouteront que les courtes « Draumfari », « Stinningskaldi » et « Stormfari » font office de remplissage s’insérant mal au sein de titres côtoyant les neuf minutes). Ceux qui ont été charmé par les Islandais ou recherchent de quoi accompagner leurs heures de solitude ne doivent pas hésiter à y tremper l’oreille car, avec l’automne déjà hivernal couvant au dessus de nos têtes, il pourrait bien transformer leur quotidien en ailleurs !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

1 COMMENTAIRE(S)

Backstaber citer
Backstaber
22/04/2012 17:50
note: 7/10
je viens de découvrir ce groupe via cet album et woaw ! magnifique musique

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Sólstafir
Rock atmosphérique islandais
2011 - Season of Mist
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (2)  7.5/10
Webzines : (11)  8.64/10

plus d'infos sur
Sólstafir
Sólstafir
Rock atmosphérique islandais - Islande
  

vidéos
Fjara
Fjara
Sólstafir

Extrait de "Svartir Sandar"
  

tracklist
Andvari (disque un)

01.   Ljós í Stormi
02.   Fjara
03.   Þín Orð
04.   Sjúki Skugginn
05.   Æra
06.   Kukl

Durée : 40 Mns

Gola (disque deux)

01.   Melrakkablús
02.   Draumfari
03.   Stinningskaldi
04.   Stormfari
05.   Svartir Sandar
06.   Djákninn

Durée : 39 Mns

parution
14 Octobre 2011

voir aussi
Sólstafir
Sólstafir
Köld

2009 - Spikefarm Records
  

Thaw
Earth Ground
Lire la chronique
Mizery
Survive The Vibe (EP)
Lire la chronique
Jesus Chrüsler Supercar
Among The Ruins And Desolat...
Lire la chronique
Stallion
Rise And Ride
Lire la chronique
The Deathtrip
Deep Drone Master
Lire la chronique
Electric Wizard
Time to Die
Lire la chronique
Varathron
Untrodden Corridors of Hades
Lire la chronique
Mors Principium Est
Dawn Of The 5th Era
Lire la chronique
Pure
Kingdom of Wrath
Lire la chronique
Skelethal
Interstellar Knowledge Of T...
Lire la chronique
Bastard Sapling
Instinct Is Forever
Lire la chronique
Eternal Sex And War
Negative Monoliths
Lire la chronique
13th Moon
Abhorrence Of Light (EP)
Lire la chronique
Sacrificia Mortuorum / Orthanc
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Maybeshewill
Fair Youth
Lire la chronique
Ancient Crypts
Devoured By Serpents (Démo)
Lire la chronique
Overkill
White Devil Armory
Lire la chronique
Deathronation
Hallow The Dead
Lire la chronique
Pornography : interview à l'occasion de la sortie de leur compilation
Lire l'interview
Horrendous
Ecdysis
Lire la chronique
The Duskfall
Where The Tree Stands Dead
Lire la chronique
Khold
Til Endes
Lire la chronique
''Betty'' 20th Anniversary Tour
Helmet
Lire le live report
Absentia Lunae
Vorwärts
Lire la chronique
Mudvayne
L.D. 50
Lire la chronique
Queens Of The Stone Age
...Like Clockwork
Lire la chronique
Midnight
No Mercy For Mayhem
Lire la chronique
Oozing Wound
Earth Suck
Lire la chronique
Sam Bean, ou la vie à 300 BPM
Lire l'interview
Dagoba lors de leur passage à Lyon
Lire l'interview