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Escarnium - Excruciating Existence

Chronique

Escarnium Excruciating Existence
L'EP Rex Verminorum sorti l'année dernière avait titillé mes conduits auditifs toujours avides de death metal blasphématoire. Rien d'extraordinaire ni d'innovant comme d'habitude dans le genre mais suffisamment bien fait pour me sentir excité à l'arrivée ce mois-ci d'Excruciating Existence, premier full-length des Brésiliens fidèles au label polonais Hellthrasher Productions.

Et comme l'EP, l'album, qui en reprend deux morceaux plus le title-track de la démo Covered In Decadence, ne va pas changer la face du monde. Qui s'en soucie après tout, il est de toute façon condamné. On y retrouve à peu de choses près la même formule, soit du death metal old-school sombre et evil qui doit tout à la doublette démoniaque mythique Incantation/Immolation, le premier surtout. Des influences très marquées qui rapprochent les Sud-Américains de groupes comme Dead Congregation, le growl bas et profond de Victor Ellian étant en plus similaire à celui d'Anastasis, ou Drawn & Quartered, avec un riffing comparable à Merciless Hammer Of Lucifer. Non, pas la meilleure offrande des Américains. Escarnium joue d'ailleurs en ligue inférieure. Non sans démériter. D'autant que le quatuor a revu à la hausse la brutalité et la vitesse sur Excruciating Existence par rapport à l'EP. Ce qui se traduit par plus de blast-beats, et ça, ça me convient tout à fait! Et quand ça ne blaste pas, ça envoie surtout des rythmiques thrash. Pas pour me déplaire non plus! Le groupe y ajoute également des parties mid-tempos et quelques rares séquences plus lentes ("Salvation Through Zyklon-B" à 2'47, "Excruciating Existence" à 3'23, "Self Proclaimed Messiah" à 4'27). Le combo de Salvador s'en sort aussi plutôt bien niveau riff. On reste toujours dans le très classique mais les mélodies de riff dark font leur petit effet, tout comme les leads ("Self Proclaimed Messiah" à 4'27, "Death Metal Terror" à 2'31). Les solos, peu développés et ne ressemblant pas à grand chose, s'avèrent par contre moins convaincants. On se consolera avec une basse bien présente qui rajoute une certaine lourdeur et gravité à l'ensemble (toute seule sur "Salvation Through Zyklon-B" à 1'23, ça racle à 2'08 sur "Nuclear Burial", ça ronronne sur "Dark Clouds Above Hell's Fire" à 0'42, "Slaves Of An Ending Fate" à 1'27...).

Et l'ensemble, quoique générique, est plutôt satisfaisant. Escarnium fait exactement le genre de death qui me parle, difficile pour moi de résister. Pourquoi une note moyenne alors? Parce qu'un élément vient handicaper Excruciating Existence. Un élément pour lequel j'ai d'habitude une certaine tolérance: la production. Mollassonne comme pas permis avec une couche de guitare bien trop fine et une batterie en mousse sans aucune puissance, même pendant les blasts, elle réduit considérablement la force de frappe de l'opus et son impact sur l'auditeur en le rendant mou, linéaire et sans profondeur (l'opus, pas l'auditeur, hein!). L'ambiance sale et soufrée a même du mal à s'installer, un point pourtant crucial dans ce genre de death. À tel point qu'on est obligé de pousser le volume et le niveau de basse pour ressentir quelque chose. Je ne dis pas qu'Excruciating Existence aurait été l'album de l'année avec une production plus crade, puissante et agressive (Escarnium a encore du pain sur la planche ouija en matière de composition) mais il aurait eu bien plus d'allure rien qu'avec le son de la démo Covered In Decadence comme nous le prouve le bonus track en final, beaucoup plus percutant. C'est donc surtout à ce niveau que me déçoit ce premier album des Sud-Américains qui n'ont autrement pas perdu leur potentiel. Car Excruciating Existence a tout de même pas mal de bonnes choses à proposer et devrait trouver son public parmi les aficionados d'Incantation & Cie peu exigeants sur la personnalité. Pour se faire une meilleure place dans ce milieu très fréquenté, Escarnium devra toutefois élever son niveau de jeu, se détacher un minimum de ses influences et, surtout, s'acheter une production digne de ce nom.
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Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
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Escarnium
Death Metal
2012 - Hellthrasher Productions
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs :   -
Webzines : (5)  6.02/10

plus d'infos sur

écoutez
tracklist
01.  731
02.  Salvation Through Zyklon-B
03.  Excruciating Existence
04.  Self Proclaimed Messiah
05.  Nuclear Burial
06.  Death Metal Terror
07.  Dark Clouds Above Hell's Fire
08.  Slaves Of An Ending Fate
09.  Covered In Decadence (bonus track)

Durée : 38'40

line up

parution
Sortie : 26/04/2012

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