chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
43 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Iperyt - No State Of Grace

Chronique

Iperyt No State Of Grace
Les polonais d’Iperyt l’avaient annoncé dès le départ via un extrait vocal sur le premier EP intitulé « Particular Hatred » : « Pain has a face, allow me to show it to you ». Les intentions du groupe ont toujours été affichées de manière à ne laisser aucune ambigüité, Iperyt a été créé pour faire parler la poudre et ce n’est pas vraiment l’album « Totalitarian Love Pulse » (2006) qui avait contredit le but initial du groupe. Si l’on s’intéresse de plus près à cette carrière et au line-up, on pourra remarquer que le combo compte dans ses rangs deux membres d’Infernal War, référence que tout fan de massacre auditif doit connaître puisqu’il s’agit d’une valeur montante de l’underground « War Metal ». Mais l’erreur serait de trop vite rapprocher Iperyt à Infernal War, puisque que le premier possède un détail de taille que le second n’a pas, à savoir « The Schoker » un membre chargé de la programmation et issu de la scène Hardtek/Hardcore/Gabber. Maintenant que les présentations sont faites, il vous est sûrement un peu plus facile d’imaginer à quoi peut ressembler la musique produite par Iperyt.

Le constat qui se pose devant nous peut éventuellement être inquiétant, c’est vrai que le mélange entre Black/death extrêmement bestial et Industriel à 300bpm pourra vite faire reculer les auditeurs les moins courageux. Donc si les groupes bestiaux et les Dj’s de Hardcore vous font fuir, il est temps de préparer votre valise et de partir très loin. Pour les courageux qui sont restés, je me dois d’essayer de poser quelques balises de repérage qui vous seraient utiles pour cerner un peu mieux le style Iperyt. On pourrait donc résumer le tout à un assemblage entre les guitares et la voix de Black Witchery / Diocletian / Bestial Warlust et la base rythmique d’un Angerfist /Manu Le Malin / Radium. Ceci étant dit, je me dois quand même d’apporter une petite précision à ceux qui auraient déjà posé une oreille – voire deux – sur ce son si particulièrement haït : Iperyt a mis de l’eau dans son vin.

Le concept est tel qu’il a toujours été, on ne peut plus simpliste : Déglinguer, pulvériser, défourailler, atomiser, ravager. La différence principale (certainement accentuée par un temps de pause assez long) avec les deux précédentes réalisations du groupe réside dans le fait que maintenant Iperyt martèle avec légèrement plus de classe et de réflexion. Si aucun doute n’était permis sur la capacité des polonais à savoir envoyer le bois et pondre des riffs qui dépotent, l’aspect « tout en finesse » que l’on trouve ici est déjà plus surprenant. Ceci se traduit tout d’abord par une recherche rythmique plus travaillée – tant dans les machines que dans les guitares en pall-mute - ce qui a sans doute pour but d’éloigner les fantômes de la lassitude, cette dernière étant relativement présente sur les deux premières productions du groupe. Quelques samples industriels se greffent à l’ensemble et accentuent rudement bien ce côté totalitaire assumé.

On voit tout de suite que le groupe a pris le parti de mettre en avant les guitares qui sont enregistrées de manière parfaitement audible, cette option offre clairement un rendu plus net et plus précis. Par la force des choses, les infrabasses qui avaient fait le succès et la puissance de « Particular Hatred » se retrouvent cette fois plus en fond, et la base techno/industrielle gagne en clarté ce qu’elle perd en électronique pur. Les titres « The Player », « Antihuman hate Generator » ou « Nuclear morning » illustrent bien ce changement par des breaks constitués de rythmiques hachées. De même, le chanteur prend le soin de placer des petits passages remplis de « Hey, Hey ! » qui ont pour but de faire bouger votre popotin sur les passages plus lents, voire d’apporter un aspect dansant. Alors bon, de la à dire que nous sommes ici au cœur de quarante minutes de son « dancefloor » il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas mais il est clair qu’Iperyt est apte à provoquer le headbang, et ce tout autant qu’un bon groupe de Death ou qu’un breakdown de Hardcore.
On se retrouve donc avec une sensation qui nous tiraille entre une brutalité extrême et des instants plus rafraîchissants, où le groupe lâche un peu la violence pure pour nous offrir un moment de répit. Un choix judicieux puisque l’auditeur pourra terminer l’écoute du disque complet sans aucun problème. Le groupe réussit le pari d’injecter une dose de nouveauté et de diversité sans effectuer le moindre retournement de veste, et forcément la recette marche du début à la fin.

L’album de la maturité pour Iperyt ? Sans aucun doute : Oui !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
11/08/2012 10:22
Raaaaahhhh, mais je l'ai pas cet album. merci pour la remontée de chro du coup !
BBB citer
BBB
10/08/2012 16:06
Je découvre... Je peux déjà dire que le morceau 'Antihuman Hate Generator' me fait foutrement penser au groupe Havoc Unit (ex ...And Oceans) et son superbe album 'h.IV+'.
Je sens que je vais me laisser tenter par un achat...
Ant1 citer
Ant1
28/04/2012 09:14
Il va me le falloir, celui-là ! Vivement Mai !
Geisterber citer
Geisterber
28/04/2012 00:21
Citation : On pourrait donc résumer le tout à un assemblage entre les guitares et la voix de Black Witchery / Diocletian / Bestial Warlust et la base rythmique d'un Angerfist /Manu Le Malin / Radium
Judicieuse analyse d'un disque je n'aurais vraiment pas su voir comme ça. Ouais, c'est totalement juste au final.
Si je connais finalement assez mal ce disque par rapport à Particular Hatred, je trouve leur délire particulièrement bien chiadé. Ultra violent et totalitaire justement bien que les extraits issus de No State of Grace laissent présager une plus grande maîtrise et un plus grand équilibre au profit d'atmosphère moins chaotiques mais plus profondes. Je me laisserai sans doute tenter un jour!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Iperyt
Black Industriel / Electronique
2011 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (2)  7.25/10
Webzines : (11)  6.77/10

plus d'infos sur
Iperyt
Iperyt
Black Metal Industriel/Noise - 2005 - Pologne
  

tracklist
01.   No state of grace
02.   Scars are sexy
03.   A pocket size of armageddon
04.   Antihuman Hate Generator
05.   Blades of malice and scorn
06.   The antithesis
07.   Keep your eyes closed
08.   Into the mouth of madness
09.   Nuclear mornings
10.   The player
11.   In morbid rapture

Durée : 40.52 min.

line up
parution
4 Mai 2011

voir aussi
Iperyt
Iperyt
The Patchwork Gehinnom

2017 - Pagan Records
  
Iperyt
Iperyt
Totalitarian Love Pulse

2006 - Agonia Records
  

Essayez aussi
Neo Inferno 262
Neo Inferno 262
Hacking the Holy Code

2008 - Necrocosm
  
Pavillon Rouge
Pavillon Rouge
Solmeth Pervitine

2011 - Post Apocalyptic Music
  
(V.E.G.A.)
(V.E.G.A.)
Cocaïne

2002 - Debemur Morti Productions
  

Moenen Of Xezbeth
Dawn of Morbid Sorcery (Démo)
Lire la chronique
Inquisition + Septicflesh
Lire le live report
Iperyt
The Patchwork Gehinnom
Lire la chronique
Alder Glade
Spine of the World
Lire la chronique
Eraserhead
Holdout (EP)
Lire la chronique
Sheidim
Infamata (EP)
Lire la chronique
Greytomb
Monumental Microcosm (EP)
Lire la chronique
Cenotaph
Perverse Dehumanized Dysfun...
Lire la chronique
In Vain
Currents
Lire la chronique
Caronte
Yoni
Lire la chronique
Vargrav
Netherstorm
Lire la chronique
Assorted Heap
Mindwaves
Lire la chronique
Throane
Plus Une Main A Mordre
Lire la chronique
If I Could Kill Myself
Ballad of the Broken
Lire la chronique
War Possession
Doomed To Chaos
Lire la chronique
Solar Demise
Archaic War
Lire la chronique
Kartikeya
Samudra
Lire la chronique
Hyrgal
Serpentine
Lire la chronique
Exhumed
Death Revenge
Lire la chronique
T.O.M.B
Fury Nocturnus
Lire la chronique
Puteraeon
The Empires Of Death (EP)
Lire la chronique
Looking For An Answer
Dios Carne
Lire la chronique
Godflesh
Post Self
Lire la chronique
Weregoat
Pestilential Rites Of Infer...
Lire la chronique
Shining
X - Varg utan flock
Lire la chronique
Septicflesh
Codex Omega
Lire la chronique
Black Sabbath
Never Say Die
Lire la chronique
Cemetery Urn
Cemetery Urn
Lire la chronique
Anakim
Monuments To Departed Worlds
Lire la chronique
Eternal Torment
Blind To Reality (EP)
Lire la chronique