chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
35 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Ketzer - Satan's Boundaries Unchained

Chronique

Ketzer Satan's Boundaries Unchained
Niktareum l'a malheureusement annoncé il y a quelques temps, le nouvel album Endzeit Metropolis des Allemands de Ketzer est une déception. Une petite, parce que l'opus est loin d'être mauvais, mais une déception quand même. Et vous savez pourquoi? Parce qu'avant, il y a eu ce Satan's Boundaries Unchained, premier full-length des Hérétiques sorti en 2009 sur le label teuton Kneel Before The Master's Throne Records. Un putain de bon disque difficile à surpasser. Et effectivement, Ketzer a échoué, comme je m'en étais douté lors de leur concert à Strasbourg en mars dernier, excellent au demeurant. Pour ne pas rester sur cette mauvaise impression, la chronique de Satan's Boundaries Unchained me semblait dès lors obligatoire. Allez, on se retrousse les manches et on fait chauffer le clavier.

Ketzer s'est formé en 2003 à Bergisch Gladbach en Rhénanie du Nord-Westphalie et ne sortira que trois démos ultra limitées jusqu'en 2009, année de sortie de son premier essai longue durée qui nous intéresse ici. Essai transformé haut la mains puisque Satan's Boundaries Unchained est une boucherie. Avec une pochette aussi clichée et grotesque, ça ne pouvait que me plaire de toute façon! Avec de telles influences aussi. On va faire simple: Ketzer, c'est du Deströyer 666 en moins épique. Soit du black/thrash efficace et entraînant qui ensorcelle par des mélodies simples aussi prenantes que mémorables. Ketzer penchant un peu plus vers le thrash, on note aussi quelques plans à la Slayer comme sur "Warlust" (1'27 et 2'55), "I Am Your Unholy God" (1'18) ou "Crushing The Holy" (2'12). Le tout est porté par le chant arraché mais pas trop de Infernal Destroyer et une production exemplaire signé Mersus de Deströyer 666 (tiens donc!), Gospel Of The Horns, Zarathustra et Homicide qui pose également quelques backing vocals aux côtés de Qual (Paria, Homicide, ex-Zarathustra) et du second guitariste Sinner.

Exemplaire, comme à peu près tout l'album qui enchaîne tuerie après tuerie. Entre tchouka-tchouka thrashy addictif, blastouille sauvage et mid-tempo brise-nuque, Ketzer gère à merveille tous les secteurs de jeu et ne lasse jamais. Il faut dire que les Allemands ont fait fort niveau riffing pour un premier opus. Enfin surtout Executor, unique compositeur. Dès l'intro "Witchcraft", on se rend compte que l'on n'a pas affaire à n'importe qui. Celle-ci ne dure que deux minutes mais le riff mid-tempo et la lead qui suit ont clairement été composés par un groupe inspiré et au sens du riff et de la mélodie implacable. Rien d'impressionnant techniquement, ni même de vraiment original, mais ça n'a aucune importance puisqu'il y a ce feeling rare qu'on ressent et qui nous fait dire que l'on va bien s'amuser pendant 40 minutes. Sourire niais, bave aux lèvres, des signes qui ne trompent pas! Arrive alors "Satan's Boundaries Unchained", pure concentré d'efficacité avec ses rythmiques endiablées, ses riffs killer et ses mélodies envoûtantes. Et cette combinaison gagnante ne va pas évoluer jusqu'à la fin, nous offrant des hymnes black/thrash jouissifs comme "The Fire To Conquer The World", LA tuerie ultime du disque qui enchaîne riffs énormes entre thrash et black et tremolos dantesques (merci D666!). "Warlust", I Am Your Unholy God et "To Each Saint His Candle" forment aussi un trio gagnant.

Après ces six premiers morceaux quasi parfaits, Ketzer connaît cependant un petit coup de mou avec "Inverted Cross" et "Crushing The Holy", deux titres toujours efficaces et dynamiques mais qui manquent de mélodies de riff réellement géniales comme nous en proposaient les autres. Une baisse de régime un peu dommage d'autant qu'il s'agit du seul vrai défaut de Satan's Boundaries Unchained qui nous offrait jusque là un parcours sans faute. Heureusement, le combo se reprend sur "My Triumph", hit bien énervé (ça bourre!) aux mélodies imprenables (miam cette lead à 1'45 qui hante l'esprit!), pour clore l'œuvre de la même façon qu'elle s'était ouverte: avec rage et élégance.

Malgré ce léger moment de faiblesse, Satan's Boundaries Unchained n'est rien moins que ce que je connais de mieux en Deströyer 666 worship. Sens du riff inné, tremolos mélodiques qui ne vous quitteront plus, solos et leads en tout genre délicieux, rythmiques ultra entraînantes, chant arraché jouissif et dynamique, production et mix nickels qui n'oublie pas la basse, Ketzer fait pratiquement jeu égal avec les Australiens et se place dès son premier album parmi les formations les plus réputées du style (Deströyer 666, Gospel Of The Horns, Desaster, Absu...). Pas étonnant finalement vu la provenance du groupe, l'Allemagne ayant toujours été un sacré bon filon en matière de black/thrash, thrash/black ou blackened thrash entre les cultes Desaster et des combos plus jeunes comme Hellish Crossfire, Witching Hour, Nocturnal ou Cruel Force (RIP). Oubliez Endzeit Metropolis, Satan's Boundaries Unchained, lui, est bien incontournable.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Boris
29/05/2012 14:38
faut quand même rien avoir à se mettre sous la dent pour trouver cet album génial...
Ant'oïn citer
Ant'oïn
26/05/2012 22:27
Ho putain les morceaux en écoute...
Niktareum citer
Niktareum
25/05/2012 18:03
note: 9/10
Quasi parfait de bout en bout, prod bien adaptée et surtout que des riffs de tueur!! Headbang Une grosse grosse claque que ce premier Ketzer! Dommage qu'ils n'aient pas réussi à faire au moins aussi bien, mais il faut avouer qu'ils avaient placé la barre très haut d'entrée de jeu.

edit: et j'adore la pochette! Moqueur

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Ketzer
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (3)  8.5/10
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Ketzer
Ketzer
Thrash Black - Allemagne
  

tracklist
01.   Witchcraft (Intro)
02.   Satan's Boundaries Unchained
03.   The Fire To Conquer The World
04.   Warlust
05.   I Am Your Unholy God
06.   To Each Saint His Candle
07.   Inverted Cross
08.   Crushing The Holy
09.   My Triumph

Durée : 41'43

line up
parution
15 Septembre 2009

voir aussi
Ketzer
Ketzer
Endzeit Metropolis

2012 - Iron Bonehead Productions
  

Essayez aussi
Satanic Slaughter
Satanic Slaughter
Afterlife Kingdom

2000 - Loud 'n' Proud
  
Melechesh
Melechesh
Enki

2015 - Nuclear Blast
  
Swordmaster
Swordmaster
Postmortem Tales

1997 - Osmose Productions
  
Scythian
Scythian
Hubris In Excelsis

2015 - Hells Headbangers
  
Satanika
Satanika
Infection

2012 - Iron Shield Records
  

Iron Maiden
The Number of the Beast
Lire la chronique
Blood Stain Child
Last Stardust (EP)
Lire la chronique
Chroniques à la con 13 : ça va couper !
Lire le dossier
Iskandr
Heilig Land
Lire la chronique
Finsterforst
#‎YØLØ (EP)
Lire la chronique
Season of Ghosts
The Human Paradox
Lire la chronique
Hån
Facilis Descensus Averni
Lire la chronique
Blood Incantation / Spectral Voice
Blood Incantation / Spectra...
Lire la chronique
Seher
Nachzehrer
Lire la chronique
SubRosa
For This We Fought the Batt...
Lire la chronique
Gorguts
The Erosion Of Sanity
Lire la chronique
Hellbringer
Awakened from the Abyss
Lire la chronique
Nuke
Nuke
Lire la chronique
Motörhead
Overkill
Lire la chronique
Cepheide
Respire (EP)
Lire la chronique
Imperium Dekadenz
Dis Manibvs
Lire la chronique
Paradise Lost
The Plague Within
Lire la chronique
Diabolical
Umbra (EP)
Lire la chronique
Dystopia
Human = Garbage (Compil.)
Lire la chronique
Iron Maiden
Iron Maiden
Lire la chronique
Soilwork
Death Resonance (Compil.)
Lire la chronique
Eldamar
The Force of the Ancient Land
Lire la chronique
Inquisition
Bloodshed Across the Empyre...
Lire la chronique
Temtris
Enter the Asylum
Lire la chronique
Hell Militia pour leur passage au Fall Of Summer
Lire l'interview
Auriga
VII - Dimensions of Asymmetry
Lire la chronique
Harm
October Fire
Lire la chronique
Abigail
The Final Damnation
Lire la chronique
Cauchemar
Chapelle ardente
Lire la chronique
Myrkur
Mausoleum (Live)
Lire la chronique