chargement...

haut de page
27 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Dux - Vintras

Chronique

Dux Vintras
Je n'avais malheureusement pas eu le temps de chroniquer leur excellente démo Ezoterik sortie l'année dernière chez Hass Weg Productions mais ce n'était que partie remise puisque les lyonnais remettent le couvert en cette année 2012 qui voyait annoncée depuis un petit moment la sortie de leur premier disque Vintras, après 5 années d'existence qui consacrent aujourd'hui DUX comme un groupe à part entière (et non plus comme un projet annexe des membres d'ORTHANC), puisqu'on a pu avoir l'occasion, j'entends les plus chanceux, de les voir en concert à plusieurs reprises. Une grosse ambiance ritualiste, à grands coups de bougies, de perfectos sales et de corpse paints dégoulinants malheureusement gâchée par l'invasion de parasites, avait habité le Thunderbird de Saint-Étienne le 9 mars dernier, laissant voir tout le potentiel de ce groupe sur l'album à paraître le même mois. De même, l'extrait « Bienheureux les simples d'esprit » dispo sur la Good Sound Radio annonçait un disque chantant les valeurs d'un Black Metal traditionnel versé dans un amour du rock 'n roll évident et bercé par une foi dévorante, à l'image de ce concept fort pertinent tournant autour d'Eugène Vintras, prêtre obscur situé dans la région de Lyon au XIX° siècle, qui contribue durant les 45 minutes de l'opus à accentuer sa force occulte.

Blasphème, sexe cérémonial et giclées de foutre sont donc au menu pour ce manifeste brûlant d'une belle sincérité. Si DUX s'illustre à travers un son grésillant, crasseux comme les fonds sanglants de la cave du prophète, c'est aussi à travers sa pochette et son livret qu'il met en forme son aura, notamment via la dernière illustration qui a pour ambition de retranscrire une cérémonie d'Eugène Vintras à laquelle assistent les membres du groupe représentés en prêtres d'une secte où la baise bestiale et le sang règnent en maître. À atmosphère old school, son old school : une batterie sonnant totalement naturelle, souffrant toutefois d'un léger manque de puissance au niveau de la caisse claire au profit de cymbales bien mises en avant, rythme une guitare cradingue qui vomit tantôt des riffs perçants et pernicieux, à l'image des très poignants « Éternité » (au riff ultra émouvant!), « La mort d'un astre » (présent sur la démo et habilement réenregistré ici) ou encore « Vanité » et son entrée très mélancolique, tantôt des attaques rock 'n roll flirtant avec le Thrash, à l'image du break bien jouissif de « Carapace », de l'entrée à la batterie seule de « Terre Brûlée », le morceau sur lequel Anksudams, batteur du groupe en live, fait son office.

Vintras s'avère être par moments tout à fait Heavy, avec le bel hommage à Ozzy Osbourne annoncé dans « Disciples de Vintras », le bonnard « Des cieux emplis de haine » avec son ouverture qui évoquera IRON MAIDEN (avec cette présence énorme de la basse !) ou MERCYFUL FATE avec ces cris excellents balancés par le vocaliste ou encore la fin de « Terre Brulée », moments qui s'imposent comme les plus old school. Les plus audacieux pourront également voir à la fin de « Vanité » un véritable clin d’œil à BLACK SABBATH et plus généralement au rock occulte des années 70 avec ce riff qui s'articule autour d'une guitare lancinante et d'une basse ronde comme une queue de pelle. Ce premier opus reste pourtant résolument inscrit dans les lignes d'un Black Metal joué à l'ancienne, comme on le pratiquait dans les années 1990 dans l'hexagone : certes, on pense assez rapidement à SEIGNEUR VOLAND (« Carapace », autre titre déjà présent sur la démo) mais aussi à BLESSED IN SIN pour le côté old school ultra blasphématoire (« Disciple de Vintras »), l'importance de la basse dans la production, en témoigne notamment de ce solo dans « Carapace » fort bien branlé -tout comme les braves bonshommes que l'on voit dans le livret- de même que l'ambiance très portée vers le sexe (bien ressentie dans le début du premier, imposant directement cette atmosphère) évoqueront également les Norvégiens de CARPATHIAN FOREST, mais cette personnalité propre à DUX reste bien apparente, notamment grâce à la voix si particulière de Glaurung Samildanac'h. Une voix du Black Metal... ceux qui l'aiment chez ORTHANC l'adoreront chez DUX, poussée au maximum de son timbre si criard et haineux.

Cet organe (vocal bien entendu !) déclame des paroles dans un français léché, parfois ordurier, parfois plus sensible et fin. Si la musique reste très homogène, les textes sont nettement plus variés, abordant tantôt l'occultisme le plus malsain accouplée à une dissonance musicale riche, tantôt les lamentations d'un personnage derrière lequel on devine un Glaurung qui se révolte ou qui se lamente, regrettant ses échecs, ses « défaites » comme il les appelle dans un ensemble touchant parce-qu'assez personnel. Cette production de qualité est donc aussi plaisante que surprenante : un an après cette seconde démo diffusée correctement dans l'Underground, DUX parvient totalement à se démarquer du groupe dont sont issus la majorité de ses membres et qui ont fait leur renommée (sans pour autant dénigrer quelques clin d’œils, avec ce « céleste pourriture ! » gueulé par un vocaliste revanchard dans « Des cieux emplis de haine » ) ; alors que son « alter ego » s'était davantage inséré dans un ensemble plus ambitieux (en témoigne par exemple sa superbe reprise du morceau « Le Glaive » sur L'Amorce du déclin), avec des moyens à la hauteur de sa nouvelle mouture, DUX dresse bien haut son majeur « aux minables et aux traînées » en adoptant une posture régressive qui nous ramène violemment dans les tréfonds d'un Black Metal à l'ancienne, tel que les puristes l'apprécient... et c'est tant mieux !
Notice: Object of class QueryTemplate could not be converted to int in /srv/www/deadEngine/class/Thrasho/StatPub/Collection.php on line 13

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

3 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
09/06/2012 17:28
Il me le faut vite celui-la ! Chro qui fait envie.
citer
(ancien membre)
09/06/2012 14:05
Un gros point positif pour le chant par contre le son de batterie... hum.
Geisterber citer
Geisterber
08/06/2012 23:32
Et tant que j'y suis, j'ai ajouté deux extraits (deux titres convaincants et représentatifs de ce disque à mes yeux) sur Youtube pour mieux illustrer ma chronique, pour les curieux ou même ceux qui désire reprendre une rasade de DUX à la lecture de celle-ci!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Dux
Black Metal
2012 - Hass Weg Productions
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8.33/10

plus d'infos sur

écoutez
tracklist
01.  Disciples de Vintras
02.  Eternité
03.  Carapace
04.  Des Cieux Emplis de Haine
05.  Bienheureux les Simples d'Esprit
06.  La Mort d'un Astre
07.  Vanité
08.  Terre Brûlée

Durée : 44:58

line up

parution
14 Mars 2012

achetez sur
thrashothèque
Essayez aussi
Waxen
Waxen
Agios Holokauston

2014 - Moribund Records
  
Cult of Erinyes
Cult of Erinyes
A Place To Call My Unknown

2011 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Setherial
Setherial
Ekpyrosis

2010 - Regain Records
  
Suffering
Suffering
Chaosatanas (EP)

2014 - Mort Productions
  
Denial Of God
Denial Of God
Death And The Beyond

2012 - Hells Headbangers
  

chronique Chronique
Zoldier Noiz
Regression Process
chronique Chronique
Monarch!
Sabbracadaver
chronique Chronique
Krieg
Transient
chronique Chronique
Onheil
Storm Is Coming
chronique Chronique
Last Days Of Humanity
Putrefaction in Progress
chronique Chronique
Ulvegr
The Call of Glacial Emptiness
chronique Chronique
Dust Bolt
Awake The Riot
chronique Chronique
Funest
Desecrating Obscurity
chronique Chronique
Harm Done
Harm Done (EP)
chronique Chronique
Theosophy
Eastlands Tales – Part I
chronique Chronique
Empyrium
The Turn of the Tides
chronique Chronique
Empyrium
Into the Pantheon (Live)
chronique Chronique
Killer Be Killed
Killer Be Killed
chronique Chronique
Janvs
Nigredo
chronique Chronique
Vintersorg
Naturbål
chronique Chronique
Algebra
Feed The Ego
interview Interview
Bent Sea pour le split ''Usurpress/Animalist''
chronique Chronique
Type O Negative
October Rust
chronique Chronique
Aposento
Aposento
chronique Chronique
Crimson Shadows
Kings Among Men
chronique Chronique
Force Of Darkness
Absolute Verb Of Chaos And Darkness (EP)
chronique Chronique
Unaussprechlichen Kulten
Baphomet Pan Shub-Niggurath
chronique Chronique
Oathbreaker
Eros|Anteros
chronique Chronique
Brutally Deceased
Black Infernal Vortex
dossier Dossier
SYLAK OPEN AIR 2014
interview Interview
The Rock Runners pour le Sylak Open Air 2014
report Live report
Sylak Open Air 2014
Benighted + Dew-Scented + Gojira + Misery Index...
chronique Chronique
Desecration
Cemetery Sickness
chronique Chronique
Deadlock
The Re-Arrival (Compil.)
chronique Chronique
Question
Doomed Passages