chargement...

haut de page
38 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Vomit The Soul - Apostles Of Inexpression

Chronique

Vomit The Soul Apostles Of Inexpression
L'année 2009 marquait pour moi la découverte de la scène Brutal Death italienne, grâce notamment au magnifique Oracles de Fleshgod Apocalypse et au moins connu mais également très bon Erase The Insignificant de Septycal Gorge. Cependant, à mon humble avis et malgré les qualités des albums cités, le meilleur album italien de Brutal Death parut en 2009 fut pondu par un petit groupe qui resta relativement peu connu du grand public tout au long de leur trop courte carrière. Vomit The Soul, puisque c'est de ce groupe qu'il s'agit, a en effet sorti cette année là leur second (et dernier) brûlot répondant au nom de Apostles of Inexpression. Soyons clair : il s'agit tout simplement de l'une des plus grosses baffes musicales que j'ai pu recevoir. Pendant les 32min que dure l'album le trio italien enchaîne les riffs bien gras et incisifs, les blasts bien méchants et les parties de chant ultra guttural, nous faisant parfois grandement penser à certains Ténors du genre. Le groove impressionnant des morceaux de ce Apostles of Inexpression nous fait ainsi penser à Gorgasm, alors que les nombreux breakdowns bien sentis de la galette nous font irrémédiablement penser à Dying Fetus. Le groupe parvient néanmoins à se détacher de ses influences, et nous sort une œuvre très personnel et « originale » (pour un album de Brutal Death bien entendu).

Pourtant le nom du groupe n'est pas très aguicheur étant tiré d'une chanson de Cannibal Corpse parue sur le mythique Butchered at Birth, on pouvait donc s'attendre à tomber sur un des énièmes clones des brutes floridiennes. Que nenni, aucun élément de ce Apostles of Inexpression ne m'a fait penser à Cannibal Corpse, la musique de Vomit The Soul étant beaucoup plus groovy, grasse, technique et …. brutale. Oui oui plus brutale, et ceci est en grande partie dû à l'énorme production dont jouit l'album. Extrêmement puissante mais compréhensible (comprenez par là qu'elle n'est pas compacte), elle permet une distinction parfaite de chaque instrument. La basse profite d'un traitement de faveur particulier, le son produit étant tout simplement phénoménal et nous permet de suivre cet instrument souvent trop discret à chaque instant. Et croyez moi l'impression de rouleau compresseur que dégage l'album est majoritairement dût à cette basse, écoutez donc "Self Perception Veil" pour vous rendre compte de l'impact de la quatre cordes. La guitare quant à elle possède un son nettement plus clair et se veut beaucoup moins puissante que la basse, les deux instruments forment alors un duo complémentaire, trouvant le juste milieu entre puissance et netteté. Cela devrait toujours être le cas me direz vous, mais avouons qu'une grande majorité des albums parus ces dernières années, surtout en Brutal Death, ne sont pas parvenus à produire un son aussi spectaculairement puissant, tout en restant excessivement compréhensible.
La batterie trouve naturellement sa place dans le mix, ni trop en avant ni trop en arrière plan, chaque coup de baguette d'Ycio étant ainsi parfaitement audible. Et tant mieux puisque le jeu du bonhomme est très étoffé et ne consiste pas à un martelage de caisse claire ultra linéaire comme c'est trop souvent le cas dans le Brutal Death (non non je ne pense pas en particulier à Paul Mazukiewicz). Ici les blasts sont présents à outrance mais Ycio sait également calmer le jeu quand il le faut et accentue parfaitement les moments forts avec ses cymbales ou par des descentes de toms plus que convaincantes.

La batterie est donc à la base de se qui rend Vomit The Soul vraiment intéressant : une faculté impressionnante à varier rythmique et tempo tout en restant incroyablement brutal et accrocheur. Chaque chanson comporte de nombreux changements de rythme, passant sans arrêt d'un break à une accélération fulgurante. Le tempo général de l'album reste tout de même assez élevé et seul "Overcrowd"est réellement plus lent que les autres morceaux, ce qui le rend d'autant plus accrocheur, les accélérations soudaines posées çà et là nous mixant littéralement le cerveaux.
Le groupe possède d'ailleurs une facilité déconcertante à nous surprendre que ce soit par ces petites accélérations, par des riffs saccadés (surtout dans les trois derniers titres) ou par de petits leads de gratte inattendus. Le passage à 1'35'' de "Extirpation from Absurdity" est particulièrement réussi passant d'un de ces petits leads surprenants et qui casse complétement la dynamique de la chanson, à un riff casseur de cervical dantesque. A noter également des petits soli de basse pas désagréables et quelques passages Drum'n'Bass bien sympathiques.
Cette non linéarité dans la structure des morceaux fait extrêmement plaisir à voir pour un groupe de Brutal Death et permet à Vomit The Soul de se placer bien au dessus de la plupart des groupes de cette scène. De plus la magnifique pochette qui sort agréablement des stéréotypes gores du genre nous prouve que le groupe a réellement cherché à sortir un album qui ne ressemble pas à tous les autres. Sage décision quand on voit à quel point la scène Brutal Death est saturée ces dernières années.

Pas la peine de vous faire un dessin je pense, Vomit The Soul a signé ici un album dantesque, et montre que ces italiens ont tout compris au Brutal Death Metal. Une puissance de feu phénoménal, des compositions riches et des musiciens talentueux, la galette comporte en fait que peu de défauts... On peut noter toutefois que le chant est un peu trop monocorde, Max Santarelli n'abandonnant son chant guttural que quelques secondes à la fin de "Self Perception Veil". On a également du mal à distinguer les chansons les unes des autres, malgré les efforts faits par le groupe pour les rendre toutes différentes. Pas de quoi gâcher l'écoute toutefois, le son mammouth et la maîtrise des musicos comblant totalement ces petits défauts. Bref je conseille l'écoute de cette véritable bombe à tous les aficionados de la scène Brutal Death, vous ne serez pas déçus du voyage !
Notice: Object of class QueryTemplate could not be converted to int in /srv/www/deadEngine/class/Thrasho/StatPub/Collection.php on line 13

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

3 COMMENTAIRE(S)

Keyser citer
Keyser
29/04/2014 09:21
Desanusor a écrit : Keyser on a compris que t'aimais pas le Brutal à tendance Slam... Pour les amateurs du style c'est un des meilleurs cds de ces dernières années. La prod est juste phénoménale ! Bondiou cette basse !

Faux! Juste que 95% des groupes sont mauvais. Molesting The Decapitated reste une référence pour moi. Et je ne dis pas non aux 1ers Cephalotripsy et Abominable Putridity ou à des trucs comme Severed Remains ou Dyscrasia.

Vomit The Soul je n'aime pas parce que c'est à tendance slam (ce qui n'est pas tout à fait le cas d'ailleurs). Je n'aime pas parce que les riffs sont mauvais et que la prod plastique ne me procure rien.
Invité citer
Desanusor
28/04/2014 20:40
Keyser on a compris que t'aimais pas le Brutal à tendance Slam... Pour les amateurs du style c'est un des meilleurs cds de ces dernières années. La prod est juste phénoménale ! Bondiou cette basse !
Keyser citer
Keyser
14/06/2012 08:17
Je l'avais trouvé chiant moi cet album...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Vomit The Soul
Brutal Death
2009 - Unique Leader Records
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (6)  7.51/10

plus d'infos sur
Vomit The Soul
Vomit The Soul
Brutal Death - Italie
  

tracklist
01.   Prototypes of Values' Incarnation
02.   Self Perception Veil
03.   Extirpated from Absurdity
04.   Overcrowd
05.   Apostles of Inexpression
06.   Unrecognized Elements Presence
07.   Decay of an Inviolable Dogma
08.   Inconsistent Delta

Durée : 32min 5

parution
28 Juillet 2009

Essayez aussi
Hate Eternal
Hate Eternal
Conquering The Throne

1999 - Wicked World
  
Deranged
Deranged
III

1999 - Listenable Records
  
Near Death Condition
Near Death Condition
The Disembodied - In Spiritual Spheres

2011 - Unique Leader Records
  
Beyond Mortal Dreams
Beyond Mortal Dreams
From Hell

2008 - Autoproduction
  
SCID
SCID
Fucked Beyond Recognition

2005 - Undergrind
  

chronique Chronique
Manes
Be All End All
report Live report
Beastmilk + Daniel Bay + In Solitude
chronique Chronique
Jean Jean
Symmetry
chronique Chronique
Acid Bath
Paegan Terrorism Tactics
chronique Chronique
Tarnkappe
Tussen Hun en de Zon
chronique Chronique
Kruger
Adam And Steve
chronique Chronique
Anaal Nathrakh
Desideratum
chronique Chronique
Le Pré Où Je Suis Mort
Le Pré Où Je Suis Mort (EP)
chronique Chronique
Dawohl
Potestas.Ratio.Iustitia (EP)
chronique Chronique
Loma Prieta
I.V.
chronique Chronique
Grave Digger
Return Of The Reaper
chronique Chronique
Thou / The Body
Released from Love (Coll.)
chronique Chronique
From the Vastland
Temple of Daevas
chronique Chronique
Velnias
Sovereign Nocturnal (Rééd.)
chronique Chronique
Koozar
Koozar / Bangi Vanz Abdul
chronique Chronique
Deathcult
Pleading For Death... Choking On Life (EP)
report Live report
Helvete Underground Festival
Bölzer + Darkspace + Rorcal
chronique Chronique
Omnihility
Deathscapes of the Subconscious
chronique Chronique
Auroch
Taman Shud
chronique Chronique
Interment / Brutally Deceased
Glory Days, Festering Years (Split-CD)
chronique Chronique
Jesus Cröst
1986
chronique Chronique
Expire
Pretty Low
chronique Chronique
Winterfylleth
The Divination of Antiquity
chronique Chronique
Bloodsoaked
Religious Apocalypse (EP)
chronique Chronique
Diapsiquir / Peste Noire
Le Rat des Villes et le Rat des Champs (Split 12")
interview Interview
The Haunted pour l'album ''Exit Wounds''
chronique Chronique
Occultation
Silence in the Ancestral House
chronique Chronique
Machinae Supremacy
Phantom Shadow
report Live report
Bullet + Stallion + Striker
chronique Chronique
Holdaar
Времена Уходящие В Небо
(Times stretching i...