chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
16 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Vorkreist - Sigil Whore Christ

Chronique

Vorkreist Sigil Whore Christ
J’ai tellement la bave aux lèvres en attendant les nouveaux opus de Blacklodge et Merrimack que j’en ai presque oublié de vous parler du nouveau Vorkreist. Pourtant le lien paraissait évident : St Vincent de Blacklodge au chant (et à l’écriture), et A.K. et EsX de Merrimack aux guitares. On peut dire que la scène Black Française ne chôme pas et ce n’est certainement pas moi qui vais m’en plaindre… Vorkreist est un super-groupe, formé de membres qui viennent eux aussi de plusieurs groupes. On repérera la fameuse LSK connue pour ses travaux dans Hell Militia ou Antaeus, mais aussi D.Terror lui aussi dans Hell Militia. Enfin bref, le Black Français c’est un peu comme une cérémonie de récompense du milieu porno : tout le monde copule avec tout le monde, ou plutôt tout le monde fait un groupe avec tout le monde dans le cas qui nous intéresse.

Enfin l’important ce n’est pas vraiment ça, c’est plutôt la musique gravée sur le CD. Vorkreist avait déjà du se présenter une fois au tribunal correctionnel des tueries pour son « Sublimation XXIXA », grand disque s’il en est. Après un « Sickness Sovereign » un tantinet en dessous, j’attendais ce Vorkreist avec une impatience non dissimulée, certes moins forte que pour le Blacklodge ou le Merrimack mais quand même. Il faut également savoir que Vorkreist à construit son succès sur la recette de « Sublimation XXIXA », à savoir un black-death possédé et sans interruption, mais également bien branlé et très loin d’être lassant.

Un beau-matin, « Sigil Whore Christ » a donc déboulé dans ma boîte aux lettres (enfin pas vraiment, j’ai été obligé d’aller le chercher à La Poste, hein salaud de facteur qui vient jamais sonner !). Le moins que l’on puisse dire c’est que l’artwork est joli. Anthracite, or et rouge sang, vraiment rien à dire : l’objet envoie la purée. De plus le packaging est complet avec un livret plié qui fait office soit de poster sur la cabbale ou de recueil de paroles liées à un concept visiblement bien fouillé. En plus, les fans d’humour à la Raymond Devos auront sans doute remarqués que « Whore Christ » sonne un peu comme « Vorkreist ». Bon, je ne sais pas si c’est moi qui fais de la capillo-traction ou si c’est volontaire, mais bon c’est tout de même remarquable.

Autant aborder tout de suite le sujet qui fâche car ce nouveau Vorkreist va susciter des divisions parmi les amateurs du combo. Vorkreist revient et même si c’est toujours le même genre, Vorkreist revient en plus rock’n’roll. Alors on se calme, on évite de trop vite hurler à l’infamie et de bruler son CD fraîchement reçu ou d’annuler sa commande en cours. Vorkreist est plus « heavy » que ce qu’il a pu être, c’est un fait mais pour autant le pari est risqué et il mérite qu’on s’y intéresse un peu.

Déjà le premier gros changement, ce sont des solis nombreux et heavy au possible. Alors des solis mélodico-heavy, ça fait tout drôle dans du Black-Death au début, mais finalement on s’y fait je trouve. Surtout qu’ils apportent parfois un petit feeling pas dégueulasse, voire sympatoche. Alors on est tous d’accord sur le fait que Vorkreist n’est pas vraiment fait pour être sympathique. Rassurez-vous un tantinet, l’album conserve un côté Orthodox Black/death prononcé, à savoir que le groupe sait toujours balancer des parties violentes et agrémenter ses titres de samples bien immatriculés dans le style Satan.

Alors ce parti pris ? Réussi ou pas ? Bah oui et non en fait, mais quand même plutôt oui.

Dans les réussites assurées, on nommera « Dominus Illuminatio Mea » la réussite avec un grand « R » de ce disque, gonflée de ses riffs 100% efficaces, de son feeling heavy réussi et de ses ambiances finales géniales. En gros c’est le titre qui tue et c’est aussi la synthèse parfaite de ce que Vorkreist a voulu faire ici. On citera aussi l’excellent dernier titre « Scalae Gemoniae » ou le simple mais constant et brut de décoffrage « Maledicte ». Si il n’y a pas de mauvais titres dans ce « Sigil Whore Christ », le problème réside dans la sensation de redondance d’autant plus surprenante que Vorkreist évitait sans difficulté ce piège sur le –pourtant plus jusqu’au-boutiste- « Sublimation XXIXA ». Parfois on se perd un peu dans quelques longueurs et même si ce n’est pas bien méchant, l’intensité globale en prend forcément un coup.

Avec « Sigil Whore Christ » Vorkreist a joué à un jeu dangereux : incorporer un feeling classique à un Black/Death satanique. Si je pense que Vorkreist va perdre quelques fans en route (mais sûrement en gagner des nouveaux par la même occasion…), je me range dans la catégorie des gens qui accueillent bien ce nouvel opus. Malgré les quelques longueurs, le Vorkreist nouveau reste pour ma part un disque agréable et correct. Une semi-réussite qui aurait gagné beaucoup à être partiellement raccourcie.

Vorkreist a joué à un jeu dangereux et Vorkreist a sûrement perdu quelques jetons dans la course, mais ce dernier quitte la table la tête haute. Ouf !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
18/06/2012 18:17
note: 7/10
Merci, je note hé hé !
Je ne peux que te conseiller Vorkreist sur l'ensemble de leur disco, un très bon groupe, avec des pics et quelques descentes ce qui est bien normal, mais globalement le jeu en vaut la chandelle
Invité citer
Crom-Cruach
18/06/2012 18:01
J'aime beaucoup tes petites disgressions qui ont peu de rapport avec la musique mais qui rende la lecture agréable.
Je note le nom de ce groupe au cas où...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Vorkreist
Black / Death
2012 - Agonia Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (18)  6.54/10

plus d'infos sur
Vorkreist
Vorkreist
Black / Death - France
  

écoutez
tracklist
01.   De Imitatione Christi
02.   Maledicte
03.   Deus Vult
04.   Dominus Illuminatio Mea
05.   Memento Mori
06.   Ecce Homo
07.   Per Aspera Ad Astra
08.   Ad Nauseam
09.   Scalae Gemoniae

Durée : 47.23 min.

line up
parution
19 Avril 2012

Essayez aussi
Grotesque
Grotesque
In The Embrace Of Evil (Compil.)

1996 - Black Sun Records
  
Akercocke
Akercocke
Antichrist

2007 - Earache Records
  
Chthonic Cult
Chthonic Cult
I Am The Scourge Of Eternity

2015 - Necroshrine Records
  
Hyems
Hyems
Antinomie

2007 - Restrain Records
  
Unanimated
Unanimated
Ancient God Of Evil

1995 - No Fashion Records
  

Unearthly Trance
Stalking the Ghost
Lire la chronique
Motörhead
Motörizer
Lire la chronique
Absolvtion
Obscure Catharsis (Démo)
Lire la chronique
Charlotte the Harlot
Agamogir (EP)
Lire la chronique
Ozzy Osbourne
Blizzard Of Ozz
Lire la chronique
Taphos
Demo MMXVI (Démo)
Lire la chronique
Throane
Derrière-Nous, La Lumière
Lire la chronique
Oathbreaker
Rheia
Lire la chronique
Manetheren
The End
Lire la chronique
Bekëth Nexëhmü
De Dunkla Herrarna
Lire la chronique
Lock Up
Demonization
Lire la chronique
Benighted
Lire le live report
Pestifer
Execration Diatribes
Lire la chronique
Black Metal Japonais - L'homme qui en savait trop
Lire le podcast
Diablerie
The Catalyst Vol. 1: Control
Lire la chronique
Sale Freux
Vindilis
Lire la chronique
Atomikylä
Keräily
Lire la chronique
Infamovs
Under The Seals Of Death
Lire la chronique
Sinmara / Misþyrming
Ivory Stone / Hof (Split 10")
Lire la chronique
Bear Mace
Butchering The Colossus
Lire la chronique
Impious
Terror Succeeds
Lire la chronique
Malevolent Creation
Retribution
Lire la chronique
Machinae Supremacy
Into the Night World
Lire la chronique
Goûter d'anniv'Asile !
Atavisma + Grusterror
Lire le live report
Mordbrand
Wilt
Lire la chronique
Omnizide
NekroRegime
Lire la chronique
Satan
Un Deuil Indien
Lire la chronique
Cnoc An Tursa
The Forty Five
Lire la chronique
Power Trip
Nightmare Logic
Lire la chronique
Code Orange
Forever
Lire la chronique