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Symphony X - Paradise Lost

Chronique

Symphony X Paradise Lost
Après avoir (re)découvert les patrons du metal progressif sur un « Iconoclast » sans failles, reprise de discographie obligatoire en ce qui me concerne, pour un des rares groupes de heavy encore capable de me faire vibrer sur les mètres étalon « The Odyssey » (2002) et « V – The New Mythology Suite » (2000), avec des attentes particulières vis-à-vis d’un « Paradise Lost » qu’on m’avait volontiers présenté comme une petite merveille. Evidemment, ce qui devait arriver arriva, et ce septième full length librement inspiré du poème du même nom de John Milton, un poète Anglais du 17ème siècle, ne m’a pas autant séduit que ses fantastiques devanciers.

La raison tient autant dans l’agencement du tracklisting, qui regroupe les meilleurs titres de l’album dans sa deuxième partie, que dans la direction artistique, légèrement différente de celle à laquelle SYMPHONY X nous a habitué par le passé. Car si comme de coutume, le combo de Middletown s’appuie sur un morceau d’ouverture au refrain ô combien mémorable (« Set The World On Fire ») de l’impeccable Russell Allen, la suite directe décontenance quelque peu, pas tant en terme de style pratiqué que par le jeu de montagnes russes qualitatif qui s’opère ; si le soufflé retombe direct avec une « Domination » dont on ne retiendra que le riff néoclassique principal, « Serpent’s Kiss » souffle le chaud (superbes solis à mi parcours) et le plus tiède avec un mid tempo agréable mais pas pour autant essentiel. Place ensuite à la power ballad de service « Paradise Lost » – vous me pardonnerez l’analyse track by track, mais la montée en puissance de « Paradise Lost » l’impose – qui revêt peu ou prou les mêmes qualités et défauts que le titre précédent, si ce n’est un break encore plus remarquable. A ce stade donc, le démarrage en fanfare de la speedée « Set The World On Fire » ne trouve guère de prolongement et il faut patienter jusqu’à « Eve Of Seduction » pour trouver enfin trace d’un SYMPHONY X brûlant la chandelle par les deux bouts.

Et paradoxalement, voilà ce qui m’a troublé aux premières écoutes d’un « Paradise Lost » que j’espérais à la fois plus inspiré (les titre 1 à 5) et plus subtil (tout le reste). Jamais content ? Il y a un peu de ça mais je dois reconnaître que l’option full frontal speed metal de la deuxième partie de programme a de quoi surprendre, malgré l’étalage des qualités techniques habituelles d’un SYMPHONY X ayant pris le temps d’accoucher de la bête, plus ou moins en développement hell depuis 2005. Revanchards Michael Romeo et consorts ? Vu le feu d’artifice rythmique auquel nous sommes soumis lors de la dernière demi heure (exception faite de la sympathique ballade "The Sacrifice"), on a le sentiment que le groupe a voulu faire la nique à SONATA ARCTICA en pulvérisant les Finlandais su leur propre terrain de jeu (« Eve Of Seduction », « Seven »). Evidemment, compte tenu du potentiel très largement supérieur des Américains, on frôle le K.O. technique dès les premières mesures et il n’y a jamais match, d’autant que Russell Allen tire ses meilleures cartouches sur les refrains hautement addictifs de « The Walls Of Babylon » et « Revelation », pour n’en citer que deux.

Pas si évident d’aborder un album plus classiquement heavy metal sur la forme, même si l’on retrouve par séquence le SYMPHONY X alambiqué que l’on connait sur « The Walls Of Babylon » ou « The Sacrifice », mais le final extraordinaire d’une « Revelation » ressuscitant le dieu MALMSTEEN neuf minute durant vaut bien qu’on s’accroche aux branches plus speed metal que symphoniques, d’autant que comme souvent, la grande richesse des compositions et l’équilibre savant entre guitares et claviers valent bien plus qu’un simple détour. Au final, un album d’une durée de vie conséquente, pas forcément facile à appréhender mais qui force souvent la décision : une fois validé l’option heavy tout terrain de musiciens provisoirement descendus de leur piédestal metal prog, on passera volontiers sur le caractère inégal de certaines parties pour ne retenir que les coups d’éclats, mais SYMPHONY X trouvera le juste point d’équilibre entre puissance et emphase sur un « Iconoclast » parfait en tous points.
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1 COMMENTAIRE(S)

Henrik citer
Henrik
03/07/2012 18:42
Album sublime, je te trouve un peu dur sur l’enchaînement Domination où le chant plus hargneux de Russell Allen fait mouche, The serpent's kiss n'est pas la meilleure de l'album mais j'aime bien sont ambiance et sur la classique power ballad Russell montre encore la subtilité de ses vocaux, il est numéro 1 dans le style. Après ok avec toi ça monte énormément en puissance sur la deuxième partie. Ce groupe écrase la concurrence sans aucune difficulté.

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Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Symphony X
Metal Prog
2007 - InsideOut Music
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  9/10
Webzines : (29)  8.47/10

plus d'infos sur
Symphony X
Symphony X
Heavy prog - Etats-Unis
  

tracklist
01.  Oculus ex Inferni
02.  Set the World on Fire (The Lie of Lies)
03.  Domination
04.  Serpent's Kiss
05.  Paradise Lost
06.  Eve of Seduction
07.  The Walls of Babylon
08.  Seven
09.  The Sacrifice
10.  Revelation (Divus Pennae ex Tragoedia)

Durée : 61:06

line up
parution
26 Juin 2007

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Symphony X
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Iconoclast

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