chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
47 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Thirst Of Revenge - Annihilation Of Races

Chronique

Thirst Of Revenge Annihilation Of Races
Il y a encore quelques mois de cela, avant de poser mes oreilles sur ce « Annihilation Of Races », je n'avais jamais entendu parlé de Thirst Of Revenge. Le groupe espagnol (anciennement connu sous le nom de Cerebral Torture) n'en est pourtant pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà sorti en 2010 un premier opus intitulé « The Beginning Of The End » sur le label ibérique Pathologically Explicit Records, s'en était suivi un EP, « The Instinct Of Evil Is Near » l' année suivante. Et le gus derrière tout cela, puisqu'il s'agit d'un one man band, n'est pas non plus un total inconnu étant donné que Carlos Mejias officiait au chant sur les deux premiers efforts de Human Mincer (« Embryonized » en 2002 et « Devoured Flesh » en 2005) avant de quitter le groupe en septembre 2006 et fait également partie des plus confidentiels Mind Holocaust et Engorged With Decadence. Sorti il y a maintenant presqu'un an, ce deuxième effort se révèle être une belle petite boucherie de death metal des familles, brutal à souhait et ficelé de riffs tranchants aux accents mélodiques certains.

Et pour ce qui est de la brutalité vous pouvez faire confiance à Carlos! Car passé une courte intro saccadée et un brin mélodique illustrant assez bien l'expression le calme avant la tempête attendez-vous à une déferlante de blasts pendant une bonne demie heure. En effet si la musique du gus possède d'autres atouts, son côté ultra brutal est la première chose qui saute aux oreilles dès le départ et si quelques passages plus lourds ou groovy viennent aérer le propos (« Devouring Human Scum » à 2'10, « Annihilation Of Races » à 1'05, « Spectral Sounds On A Quiet Night » à 1'20, « Rest In Pieces » à 1'29, « Death Does Not Forgive » à 2'24) ils se comptent sur les doigts d'une main tant le tempo reste bloqué en mode blast beat la plupart du temps. Heureusement que le drum programming est de qualité que ce soit dans le son comme dans son utilisation raisonnée, tout juste aura-t-on droit à de courts gravity blasts mais le reste pourrait parfaitement passer pour du jeu humain (d'un sacré bon batteur ceci dit!). Le seul défaut étant son mixage un peu trop en avant mais rien de bien méchant. En revanche concernant les guitares Carlos Mejias n'a besoin d'aucun artifice. Qualité première de ce « Annihilation Of Races », les riffs assénés par l'Espagnol témoignent d'une maîtrise et d'un talent de composition évidents. Toujours brutaux, façonnés de tremolos acérés, ils gardent pourtant quasi systématiquement une part de mélodie tantôt inhérente au riff lui même tantôt apportée par une ligne de guitare supplémentaire superposée au riff principal (l'excellente fin du titre éponyme en est un bon exemple ou encore « The Spell Of Evil » à 1'04). Difficile en tout cas de faire la fine bouche devant un tel travail de six cordes, certains riffs se révélant même particulièrement jouissifs (je pense en particulier à celui sur « Deprecated Homicide » à 28'' qui est un vrai orgasme pour les tympans!), le patron ayant également la bonne idée de ne pas abuser des harmoniques que l'on ne retrouve que sur le titre sus-cité. Mais les riffs ne sont pas le seul facteur de satisfaction puisque l'autre gros point fort de Thirst Of Revenge c'est le chant. Carlos Mejias possède en effet un growl étonnant et détonnant, d'une puissance remarquable (parfois doublé), bien grassouillet mais presque compréhensible et émaillé de quelques pig squeals heureusement assez rares. Il participe en tout cas grandement à l'impression de puissance dégagée par l'album et on peut également saluer le fait que le gus s'éloigne des lyrics gore/misogynes tellement nuls, dépeignant plutôt l'attaque de l'humanité par une entité extra-terrestre aux intentions visiblement peu amicales.

Véritable monolithe de brutalité, « Annihilation Of Races » souffre simplement d'un manque de variété sur la longueur, le maître à bord appliquant la même recette tout au long de ces neuf titres (« The End Of Existence » n'étant qu'une outro sonore sans grand intérêt) sauvés de l'indigestion par une durée bien calibrée de trente deux minutes. Ne vous laissez pas en tout cas rebuter par l'utilisation d'une batterie programmée dont le son est ici tout à fait acceptable (peut-être juste un poil trop mise en avant dans le mix) et qui ne gâche absolument pas l'écoute (elle est était déjà beaucoup plus irritante sur les extraits que j'ai pu écouter du premier opus « The Beginning Of The End »). Thirst Of Revenge est donc, vous l'aurez compris, une très bonne découverte et cet album aurait certainement figuré parmi les bonnes surprises de mon bilan 2011 si je l'avais découvert à temps. Mais vieux motard que j'aimais comme on dit dans le Gers, alors je ne peux que vous recommander l'écoute de ce « Annihilation Of Races » dont vous ne sortirez probablement pas indemne. A vos risques et périls!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour donner votre avis.

1 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Darkmorue
17/07/2012 18:58
Très bon en effet, pour moi la meilleure sortie du label avec le Malebolgia !
One-man-band Espagnol, la méga base Cool

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Pseudo :
Question anti-spam :
Dans quel groupe mythique joue Tom Araya ?
Commentaire :

Thirst Of Revenge
Brutal Death
2011 - Comatose Music
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Thirst Of Revenge
Thirst Of Revenge
Brutal Death - Espagne
  

tracklist
01.   The Beginning of the End
02.   I Will Remain Silent When I Die
03.   Devouring Human Scum
04.   Annihilation of Races
05.   Spectral Sounds on a Quiet Night
06.   Deprecated Homicide
07.   Rest in Pieces
08.   The Spell of Evil
09.   Death Does Not Forgive
10.   The End of Existence

Durée : 32'43

line up
parution
8 Novembre 2011

Essayez aussi
Cyanic
Cyanic
Litanies Of Lust Unholy

2012 - Ghastly Muic
  
Disgust
Disgust
Slicing And Bleeding Until The Bones Crack (Compil.)

2006 - Big Metal Records
  
Suffocation
Suffocation
Breeding The Spawn

1993 - Roadrunner Records
  
Dead Congregation
Dead Congregation
Graves Of The Archangels

2008 - Nuclear War Now! Productions
  
Hate Eternal
Hate Eternal
King Of All Kings

2002 - Earache Records
  

Winterfront
Northwinds
Lire la chronique
Bring Me The Horizon
Suicide Season
Lire la chronique
Fen
Carrion Skies
Lire la chronique
Necrowretch
Bestial Rites 2009-2012 (Co...
Lire la chronique
Wolfkrieg
Another Battle
Lire la chronique
Thaw
Earth Ground
Lire la chronique
Mizery
Survive The Vibe (EP)
Lire la chronique
Jesus Chrüsler Supercar
Among The Ruins And Desolat...
Lire la chronique
Stallion
Rise And Ride
Lire la chronique
The Deathtrip
Deep Drone Master
Lire la chronique
Electric Wizard
Time to Die
Lire la chronique
Varathron
Untrodden Corridors of Hades
Lire la chronique
Mors Principium Est
Dawn Of The 5th Era
Lire la chronique
Pure
Kingdom of Wrath
Lire la chronique
Skelethal
Interstellar Knowledge Of T...
Lire la chronique
Bastard Sapling
Instinct Is Forever
Lire la chronique
Eternal Sex And War
Negative Monoliths
Lire la chronique
13th Moon
Abhorrence Of Light (EP)
Lire la chronique
Sacrificia Mortuorum / Orthanc
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Maybeshewill
Fair Youth
Lire la chronique
Ancient Crypts
Devoured By Serpents (Démo)
Lire la chronique
Overkill
White Devil Armory
Lire la chronique
Deathronation
Hallow The Dead
Lire la chronique
Pornography : interview à l'occasion de la sortie de leur compilation
Lire l'interview
Horrendous
Ecdysis
Lire la chronique
The Duskfall
Where The Tree Stands Dead
Lire la chronique
Khold
Til Endes
Lire la chronique
''Betty'' 20th Anniversary Tour
Helmet
Lire le live report
Absentia Lunae
Vorwärts
Lire la chronique
Mudvayne
L.D. 50
Lire la chronique