chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
35 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

The Faceless - Akeldama

Chronique

The Faceless Akeldama
En charge des sorties du décrié Sumerian Records depuis 2009, beaucoup m’avaient reproché d’avoir omis un célèbre groupe de deathcore technique, le premier du label d’ailleurs, The Faceless. Entre ceux vénérant le jeune (« tête à claque ») Michael Keene et ceux lui jetant des cailloux (vous devinerez aisément à quel chroniqueur je fais allusion), il fallait faire un choix… A vrai dire je n’avais écouté que quelques morceaux des Américains à l’époque et le chant « vocodé » m’avait de suite braqué, je n’avais pas fait l’effort d’aller plus loin… Il est temps de corriger le tir. The Faceless se forme en 2004 et sort une première démo deux ans plus tard, le récent Sumerian Records (fondé la même année) les recrutera de suite. Akeldama (« champ du sang » en araméen, lié à Judas Iscariot) peut se dévoiler.

A cette époque le genre (influencé par le « death technique » j’entends) se veut très discret, plus souvent associé à une musique chaotique (Animosity) ou brutale (The Red Chord ou les prémices québécois de Despised Icon et Beneath The Massacre). The Faceless lance la nouvelle tendance (reprise par tous les groupes deathcore technique de Sumerian Records, tout particulièrement Veil Of Maya et Born Of Osiris). Au-delà d’une base moderne et commune inspirée par The Black Dahlia Murder (chant modulé et riffs death/thrash US/Scandinaves) et une polyrythmie poussée (Meshuggah), Michael Keene, compositeur attitré et producteur renommé (responsable d’une grande partie des sorties Sumerian Records), a été bercé par les grands noms du death technique (Necrophagist, Cynic, Atheist) mais aussi par des groupes plus progressifs (Between The Buried And Me, Dream Theater). En résulte une musique hybride plutôt rafraîchissante alternant entre une musique « directe » et quelque chose de plus « raffinée ». Le groupe excelle d’ailleurs dans ce premier registre. Le hit d’ouverture « An Autopsy », l’oriental « Pestilence » (qui a dit Nile ?), le très mélodique « Leica » ou « Ghost Of A Stranger » sauront rapidement accrocher nos tympans et cervicales. Le frontman aux hurlements caricaturaux se démène plutôt bien (surtout dans ses vocaux death) mais une des particularités de cet album, c’est la présence de quatre batteurs de session ! Etant moi-même batteur à mes heures perdues, impossible de ne pas les comparer. Difficile de les classer, mais on retiendra surtout le jeu riche à la fois subtil et peu raffiné de Navene Koperweis (Animals As Leaders, ex-Animosity) sur « Horizons of Chaos I: Oracle of the Onslaught » ou d’un autre genre, les frappes lourdes et sans concession de Brett Batdorf (ah ce « An Autopsy » !). Les lignes de basse groovy de Brandon Giffin (bassiste live de Cynic, excusez du peu) sont tout autant jouissives !

Bizarrement ce sont ces morceaux et passages très convenus (ce style commence à s’engorger) que l’on retiendra le plus sur Akeldama. Hormis quelques très bons passages (« Horizons of Chaos I: Oracle of the Onslaught » en tête), les virées technico-progressives ont un arrière-goût d’inachevé, jouées sans trop de convictions, la technique de jeu de Michael Keen est bien palpable mais rien ne s’en dégage… Comme si elle était présente pour combler les trous… Le clavier (membre à part entière) donne pourtant une saveur presque « symphonique » pas franchement déplaisante malgré quelques passages méchamment kitsch (façon années 90 sur « Akeldama » et « Leica »). Quant aux virées au chant clair (« Pestilence ») ou « vocodées » (« Akeldama »), ce n’est pas ma tasse de thé… Ah l’écoute est déjà terminée ? Une durée d’à peine une demi-heure difficilement acceptable (défaut qui suivra sur Planetary Duality) pour le style pratiqué. Au final on ne retiendra que ces passages « bas du front » et des expérimentations bien trop inégales et surtout bien avares… On reste indubitablement sur sa faim.

Géniteurs du « Sumeriancore » à savoir un deathcore technique aux accents mélodiques et progressifs, les Californiens de The Faceless ont le mérite de proposer certainement l’une des musiques deathcore les plus riches et poussées à une époque « MySpace attardé » (nous sommes en 2006). « Technique » certes sauf que Akeldama sera malheureusement sorti la même année que des The Conductor’s Departure, Noctambulant ou autre Feeding The Abscess. La comparaison sera assez dure… Sa durée ainsi que ses passages techniques et progressifs sous-exploités (au profit d’une musique moderne peu originale mais redoutable) l’empêcheront de réellement marquer le courant. Le deuxième opus Planetary Duality répondra (en partie) aux détracteurs.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

von_yaourt citer
von_yaourt
24/07/2012 14:33
Salopiot, merci de retourner le couteau dans la plaie ! Moqueur
Mitch citer
Mitch
24/07/2012 14:26
note: 7.5/10
von_yaourt a écrit : C'est à toi que je vais jeter des cailloux Mitch si tu commences à dire du bien de ce groupe de jeunes arrivistes. Mr Green

Pas trop tôt ! J'ai quand même mentionné le bassiste live de Cynic pour atténuer la chose. Mr Green
von_yaourt citer
von_yaourt
24/07/2012 14:17
C'est à toi que je vais jeter des cailloux Mitch si tu commences à dire du bien de ce groupe de jeunes arrivistes. Mr Green

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
The Faceless
Deathcore technique
2006 - Sumerian Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (5)  7.3/10
Webzines : (6)  7.58/10

plus d'infos sur
The Faceless
The Faceless
Death technique moderne et progressif - Etats-Unis
  

tracklist
01.   An Autopsy
02.   Pestilence
03.   All Dark Graves
04.   Horizons of Chaos 1: Oracle of the Onslaught
05.   Horizons of Chaos 2: Hypocrisy
06.   Leica
07.   Akeldama
08.   The Ghost of A Stranger

Durée : 33:14

line up
voir aussi
The Faceless
The Faceless
Autotheism

2012 - Sumerian Records
  
The Faceless
The Faceless
Planetary Duality

2008 - Sumerian Records
  

Essayez aussi
Dying Fetus
Dying Fetus
Stop At Nothing

2003 - Relapse Records
  
Within The Ruins
Within The Ruins
Invade

2010 - Victory Records
  
With Passion
With Passion
What We See When We Shut Our Eyes

2007 - Earache Records
  
Within The Ruins
Within The Ruins
Omen (EP)

2011 - Victory Records
  
Conducting From The Grave
Conducting From The Grave
Conducting From The Grave

2013 - Autoproduction
  

Ende
Emën Etan
Lire la chronique
Motörhead
The Wörld Is Yours
Lire la chronique
Sordide / Satan
Split (Split 7")
Lire la chronique
Venenum
Trance Of Death
Lire la chronique
Whitechapel
Our Endless War
Lire la chronique
Black Willows
Samsara
Lire la chronique
Deinonychus
Ark of Thought
Lire la chronique
Atavisma + Blood Incantation + Cruciamentum
Lire le live report
Netherlands Deathfest II
Lire le dossier
God Mother
Maktbehov
Lire la chronique
Woe
Hope Attrition
Lire la chronique
Cacophonous Records : de Cradle of Filth à Old Corpse Road
Lire le podcast
Chambre Froide
Rouges Chapelles (Démo)
Lire la chronique
Ende / Sorcier Des Glaces
Le Puits des Morts (Split-CD)
Lire la chronique
Entartung
Baptised into the Faith of ...
Lire la chronique
Malkavian
Annihilating The Shades
Lire la chronique
Lantern
II: Morphosis
Lire la chronique
Inferno
Gnosis Kardias (Of Transcen...
Lire la chronique
The Gathering
Blueprints (Compil.)
Lire la chronique
Cut Up
Wherever They May Rot
Lire la chronique
Saille
Gnosis
Lire la chronique
Creeping Fear pour l'album "Onward To Apocalypse"
Lire l'interview
The Moon And The Nightspirit
Metanoia
Lire la chronique
Fange
Pourrissoir
Lire la chronique
Ungfell
Tôtbringære
Lire la chronique
W.A.S.P.
The Last Command
Lire la chronique
Miserist
Miserist (EP)
Lire la chronique
Table ronde youtubeurs metal (2Guys1TV / Enjoy the Noise / Max Yme / Eniok / Sakrifiss)
Lire le podcast
Within The Ruins
Halfway Human
Lire la chronique
Neoheresy
Obława
Lire la chronique