chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
41 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Winterburst - The Mind Cave

Chronique

Winterburst The Mind Cave
Si l’on vous dit black sympho français, vous pensez bien évidemment à... à... à... SCARS OF CHAOS, LATRODECTUS, LOVE LIES BLEEDING et MALEVOLENTIA ? Euh, oui, pourquoi pas... Je m’attendais plutôt à ANOREXIA NERVOSA, qui a été un ambassadeur de la France pendant ses années d’activité et qui continue à rester dans la mémoire de bon nombre de fans du genre mais c’est vrai qu’on a eu une scène assez riche. Tout le monde ne sera peut-être pas d'accord mais depuis qu'ANOREXIA NERVOSA est au repos - 5 ans déjà - aucune relève tricolore n’est parvenue à l’égaler. C’est que la tâche est ardue et l’époque différente. Même parmi les groupes étrangers rares sont ceux qui se sont frottés au style depuis la moitié des années 2000 et les différentes modes passées. Il y en a encore heureusement qui persistent comme CARACH ANGREN, CHTHONIC et quelques autres. WINTERBURST par exemple, un groupe de région parisienne composé de 4 personnes au moment de l’enregistrement de cet album et passé à 6 depuis l’intégration d’un bassiste régulier et d’un deuxième guitariste.

Pour tout de suite cerner WINTERBURST, disons que c’est un groupe ambitieux qui n’a pas encore tous ses moyens mais qui fait de son mieux avec ce qu’il a. Formé en 2009, il a sorti en 2010 une demo autoproduite mais surprenante de maîtrise. Ce premier album fait encore mieux et il ne lui manque qu’un peu de finition pour être meilleur. Par exemple c’est déjà le cas visuellement : la pochette est originale et soignée avec des statues entrelacées qui semblent un léger clin d’oeil au Redemption Process d’ANOREXIA NERVOSA. Mais le livret ne suit pas, et au lieu d’être tout aussi fouillé, il est d’une simplicité déconcertante, avec les textes sur fond noir et très peu d’illustrations si ce n’est une photo centrale présentant un paysage naturel nocturne sans lien avec la pochette et une photo du groupe en vêtements de ville. Je ne réclame pas nécessairement les grimaces et grimages théâtraux de CARACH ANGREN, mais l’imagerie est importante dans le black sympho, qui joue beaucoup sur les ambiances. Là, le manoir déserté et perdu dans les montagnes disparait bien vite à la vue des photos... Bref, le livret méritait plus de travail.

Par contre, la musique en elle-même a été extrèmement peaufiné. On est presque tenté de dire « trop » peaufiné tellement il y a de richesses dans les 12 morceaux. Et quand on dit 12, ce n’est pas 5 entrecoupés d’intermèdes inutiles ou de parties au piano interminables ! Ce sont des morceaux complets, naviguant entre 4.30 et 8.50. L’intro de l’album est courte et intégrée au 1er morceau et la conclusion est en fait une version « Orchestral » sans vocaux (mais avec choeurs) de « Beyond the Wall » (9ème piste). Malgré la longueur de l’ensemble (70mn), il n’y a pas de répétitions, ni de grands espaces pour souffler. Une fois la musique lancée, plus rien ne l’arrête et l’auditeur est emporté par un black rapide où les guitares sont mises en avant et continuellement supportées par des claviers déchainés. Et non, ce ne sont pas des nappes sirupeuses ou gothiques mais de véritables typhons qui se mêlent à la batterie pour faire valdinguer les titres. Il y a bien quelques ralentissements, des choeurs, des vocaux clairs ou du piano qui viennent donner un peu d’aération, mais cela ne dure jamais bien longtemps. Généralement ces éléments sont superposés au reste et ajoutent en tension.

Le résultat donne un florilège de tous les grands groupes du style et, selon le morceau, on retrouve une louche d’ANOREXIA NERVOSA par-ci (« Mind Cave », « Beyond the Wall »), une trace d’EMPEROR par-là (« Legions of Soul »), un filet de DIMMU BORGIR ailleurs (« The Ancestral Ritual ») et une pincée de CRADLE OF FILTH encore ailleurs (« The Stray »). Les mélanges sont efficaces et plaisants, faisant mouche fréquemment et rien que pour cela cet album est une bonne découverte qui mérite l’attention des amoureux de black sympho.

Cependant, s’il évite d’être une pale copie, il ne parvient pas non plus à se créer une patte personnelle et il est ainsi difficile de dire quelle est la particularité de WINTERBURST. Heureusement cela ne gâche en rien leur musique... Par contre, un autre point améliorable, ce sont les vocaux trop linéaires. Il y a bien des tentatives de changement et des vocaux clairs sur quelques parties (« The Upcoming Chaos », assez HIMINBJORGiens), mais la grande majorité des hurlements manque de conviction et ne délivre pas assez d’émotions, qu’ils soient chantés en anglais ou en français sur un titre (« D’Ombres et d’Infinis »). On attend une amélioration de ce côté-là pour que WINTERBURST dépasse son niveau actuel. Au final, cette formation est prometteuse et donne envie d’écouter une suite rapidement. C’est déjà un travail exceptionnel pour un premier essai, autoproduit qui plus est !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

citer
(ancien membre)
24/07/2012 12:20
une autoprod ? Respect !
Tu sais au moins où va ta tunes !!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Winterburst
Black Metal Symphonique Orchestral
2012 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (8)  8.13/10

plus d'infos sur
Winterburst
Winterburst
Black Metal Symphonique Orchestral - France
  

tracklist
01.   A Mirror's Game
02.   The Mind Cave
03.   The Immortals
04.   Insanitarium
05.   D'Ombres Et D'Infini
06.   Circus Of Freaks
07.   The Stray
08.   The Ancestral Ritual
09.   Beyond The Wall
10.   Legion Of Souls
11.   The Upcoming Chaos
12.   Beyond The Wall (Orchestral)

Durée : 69mn

Essayez aussi
Carach Angren
Carach Angren
Where the Corpses Sink Forever

2012 - Season of Mist
  

Witherscape
The Northern Sanctuary
Lire la chronique
Isgärde
Jag enslig skall gå
Lire la chronique
16
Lifespan of a Moth
Lire la chronique
Ghoul
Dungeon Bastards
Lire la chronique
La photo mystère du 27 Juillet 2016
Jouer à la Photo mystère
Ragnard Rock 2016
Forteresse + Graveland + He...
Lire le live report
Satyricon
Nemesis Divina
Lire la chronique
Wederganger
Halfvergaan Ontwaakt
Lire la chronique
Cobalt
Slow Forever
Lire la chronique
Baptism
V: The Devil's Fire
Lire la chronique
Profanatica
The Curling Flame of Blasphemy
Lire la chronique
Centinex
Doomsday Rituals
Lire la chronique
Starofash
Skógr
Lire la chronique
Hunok
Megrendíthetetlenség
Lire la chronique
Lacuna Coil
Delirium
Lire la chronique
Primalfrost
Prosperous Visions
Lire la chronique
Dark Funeral
Where Shadows Forever Reign
Lire la chronique
De Karl Sanders à Mark Greenway
Jouer à The Small Metal World Experiment
Karcavul
Intersaône
Lire la chronique
Vanhelgd
Temple Of Phobos
Lire la chronique
Mizery
Absolute Light
Lire la chronique
Au revoir Monsieur le chroniqueur ! La mort de VS Webzine ! Du pipi qui gicle !
Lire le podcast
Fistula
Longing for Infection
Lire la chronique
Hermóðr
The Darkness of December
Lire la chronique
Blut Aus Nord à l'occasion de la sortie de Codex Obscura Nomina
Lire l'interview
Alkerdeel
Lede
Lire la chronique
Sink
Ark of Contempt and Anger
Lire la chronique
Winterlore
Winterlore
Lire la chronique
Disincarnate
Dreams Of The Carrion Kind
Lire la chronique
Dawn Of Disease
Worship The Grave
Lire la chronique