chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
84 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Afgrund - The Age Of Dumb

Chronique

Afgrund The Age Of Dumb
Je ne suis pas fan de grind à la base. Du moins, pas de grind pur et dur. Parce que des groupes au grind fortement métallisé comme Afgrund ou les plus connus Rotten Sound qui ont pris le relais de Nasum, ça ça me va! Les Scandinaves font ainsi partie de mes groupes de choix dès qu'on cause grind moderne aux teintes death, au même titre que Sayyadina ou Jigsore Terror. Autant dire qu'un large sourire a accueilli l'annonce d'un nouvel album du combo finno-suédois. Toujours fidèle au label Willowtip Records qui n'est pas le dernier à prendre sous son aile des formations de la sorte (Defeatist, Magrudergrind, Kill The Client, Maruta...) à côté de groupes de death plus techniques, Afgrund sort donc fin juillet son troisième album, The Age Of Dumb, sous la forme d'un quatuor cette fois. Panu Posti reste à son poste de mitrailleur en chef, Enrico Marchiori conserve la basse mais Andreas Baier s'est retiré du chant et de la guitare. Pour le remplacer, deux musiciens viennent renforcer le line-up: Olli Nokkala (Feastem) à la guitare et Armin Schweiger au micro. The Age Of Dumb est aussi le premier opus intégralement en anglais puisque le groupe nous avait habitué à beugler dans sa langue natale. Un peu dommage pour le coup mais cela ne change en rien la qualité de la musique.

Car une nouvelle fois, Afgrund fait mal. Sans dévier de sa trajectoire initiale, le groupe a radicalisé son propos pourtant déjà peu enclin aux concessions. En résulte des titres encore plus expéditifs (seul "He Who Plants Sorrow" dépasse deux minutes) et brutaux. Dix-huit morceaux pour vingt-six minutes de carnage auditif, voilà à quoi nous convient ces poètes des temps modernes, décidément bien remontés contre le système. L'excellente pochette, montrant un individu la tête dans le cul et soulevant un haltère orné d'une croix et du symbole dollar, résume bien la chose. Dans les faits, cela se traduit par un festival jouissif de blast-beats portés par une production moderne et puissante qui, si elle ne satisfera pas les purs grindeux car trop métallique et propre, nous fait bien comprendre que le quatuor n'est pas là pour rigoler. Le son épais des guitares a d'ailleurs un grain très death metal suédois tout en gardant une certaine abrasivité indispensable à tout album de grind. Là-dessus, Agrund se démarque par une grande qualité de riff. Rien de révolutionnaire ou d'ultra technique mais ceux-ci sont suffisamment élaborés, avec ce qu'il faut de "mélodie", pour qu'on retienne quelque chose de l'écoute et qu'on y prenne vite goût (l'excellente "Carniwars" comme meilleur exemple). Le tout étant bien sûr auréolé d'atours sombres, influences death metal oblige.

Et les 10% du temps où la formation ne blaste pas? Afgrund se rappelle à ses racines punk/crust en envoyant les rythmiques entraînantes sur des riffs basiques. Ou alors il ralentit le tempo et balance du bon gros mid-tempo pour travailler les cervicales. Celui du titre final, "The Carrier", aussi simpliste que transcendant, donne d'ailleurs envie de tout péter. Dans tous les cas, difficile de faire plus efficace! Le groupe essaye même d'instaurer, avec réussite, une ambiance menaçante par du down-tempo au début de "He Who Plants Sorrow", morceau le plus long de l'œuvre qui attend presque une minute avant de blaster, un exploit pour un batteur à la gâchette si facile! Quant au chant et au nouveau hurleur Armin Schweiger, on retrouve les cris des précédentes œuvres mais plus ou moins arrachés et avec davantage de growls. Personnellement, ça me convient tout à fait, bien que cela enlève une certaine fureur au combo. Et la basse? Elle vrombit comme il faut, notamment sur "Le Grand Illusion", très efficace en dépit de la faute de français qui prouve une nouvelle fois que les groupes ne devraient pas utiliser une langue qu'ils ne parlent pas.

Ce qu'il y a de bien aussi, c'est qu'Afgrund sait s'arrêter avant d'ennuyer. Les vingt-six minutes se révèlent ainsi amplement suffisantes. Car malgré des riffs plus travaillés que dans le grind de base, la musique des suédo-finlandais tourne vite en rond. Une impression de répétition plus présente sur ce The Age Of Dumb que sur le précédent album Vid Helvetets Grindar pour lequel je garde une préférence. Comme quoi la radicalisation n'a pas que des avantages, ce nouvel album s'avérant moins varié et marquant que son prédécesseur. Mais ne vous y trompez pas. À dose homéopathique, The Age Of Dumb fait un effet bœuf pour qui aime quand ça tartine du début à la fin, quitte à rendre le pavé plus indigeste.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Efelnikufesin citer
Efelnikufesin
06/02/2013 13:47
note: 3.5/10
Grosse, grosse, grooooosse déception... La magie qui faisait du précédent album une énorme tuerie à été troquée contre des riffs anémiques, un son d'une platitude assez dingue (mon dieu ce son de gratte, ils les ont chopées chez Leader Price ?), un chant redondant et ennuyeux... Pas grand chose à sauver, écoutez-vous plutot le dernier Feastem, c'est la même chose mais en 4000 fois mieux.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Afgrund
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  3.5/10
Webzines : (8)  7.43/10

plus d'infos sur
Afgrund
Afgrund
Grind - 2006 - Suède / Finlande
  

tracklist
01.   Life And Death Of A Broiler
02.   Living The Nightmare
03.   The Might Of A Nation
04.   H.A.A.R.P.Y.
05.   Beaurocrap
06.   Carniwars
07.   Genocide To Glorify
08.   Repaint The Truth
09.   An Aggregation Of Misfortune
10.   Discorporate
11.   The War On Drugs
12.   Planet Monsanto
13.   Le Grand Illusion
14.   Nuclear Hazard
15.   Life Banned
16.   Bullets Are Forever
17.   He Who Plants Sorrow
18.   The Carrier

Durée : 26'33

line up
parution
31 Juillet 2012

voir aussi
Afgrund
Afgrund
Vid Helvetets Grindar

2009 - Willowtip Records
  

Essayez aussi
Leng Tch'e
Leng Tch'e
The Process Of Elimination

2005 - Relapse Records
  
Ultra Vomit
Ultra Vomit
M. Patate

2004 - Sacral Productions
  
Nasum
Nasum
Shift

2004 - Relapse Records
  
Warfuck
Warfuck
This Was Supposed to be Fun

2018 - Lixiviat Records
  
Lock Up
Lock Up
Pleasures Pave Sewers

1999 - Nuclear Blast Records
  

Gutter Instinct
Heirs Of Sisyphus
Lire la chronique
Iron Angel
Hellbound
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 12 - Corrosion of Snippysnapeusnapisnap et le Paradis Perdu.
Lire le podcast
Wiegedood
De Doden Hebben Het Goed III
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Eximperitus - Projecting the Singular Emission...
Lire le podcast
Antimateria
Valo Aikojen Takaa
Lire la chronique
Thou
Inconsolable (EP)
Lire la chronique
Gutted
Bleed For Us To Live
Lire la chronique
Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique