chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
78 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Wrathprayer - The Sun Of Moloch: The Sublimation Of Sulphur's Essence Which Spawned Death And Life

Chronique

Wrathprayer The Sun Of Moloch: The Sublimation Of Sulphur's Essence Which Spawned Death And Life
Décidément, l'Amérique du Sud veut me faire payer mon ethnocentrisme musical. Alors que Perversor était déjà venu bousculer mes idées d'Européen sur l'état de santé de la scène Metal en Amérique du Sud, voilà que Wrathprayer vient littéralement exploser en mille morceaux ce qu'il pouvait rester de cette vision étriquée basée sur... Bah, plus grand chose en fait!
Formé au Chili en 2006 dans la ville de Rancagua, à même pas cent kilomètres au sud de Santiaguo, Wrathprayer s'est naturellement fait la main sur quelques démos avant la sortie, cette année, de ce premier album. Ces démos sont au nombre de deux. La première, intitulée In Utter Darkness, est parue en 2009 alors que la seconde, The Annunciation (Promo MMX A.S.), est sortie l'année suivante. Deux démos qui auront permis au groupe Chilien de trouver refuge chez le label Nuclear War Now! pour la sortie d'un premier album au titre le plus long de l'année 2012, The Sun Of Moloch: The Sublimation Of Sulphur's Essence Which Spawned Death And Life.

Derrière ce titre à rallonge et cette pochette particulièrement réussie que l'on doit à Forkas Kostromitin et Manuel Tinnemans se cache un groupe de Black/Death occulte et blasphématoire qui se paie le luxe pour son premier essai longue durée de venir marcher avec nonchalance sur les plates-bandes de formations modernes telles que Witchrist, Diocletian, Antediluvian, Pseudogod, Teitanblood ou encore Black Witchery. Soit des groupes avec lesquels on n'aime pas trop déconner. Et pour le coup, Wrathprayer ne fait vraiment pas sourire.

Le trio chilien impressionne dès les premières écoutes par la noirceur et la maturité de son propos. Wrathprayer nous livre ici une œuvre suffocante et intense, habitée par une aura maléfique à couper au couteau. Le sceau du Malin étant apposé d'emblée sur la musique des Chiliens, le ton est très vite donné. Là où Witchrist, Antediluvian ou Teitanblood nous proposent des albums difficiles d'accès pour lesquels il faut se donner beaucoup de peine pour en saisir la quintessence, Wrathprayer réussit le tour de force d'attraper directement l'auditeur sans pour autant sacrifier à l'atmosphère dense et abyssale qui suinte le blasphème. Cela en partie grâce à une production qui, si elle ne fait aucun compromis, laisse tout de même les guitares s'exprimer avec beaucoup plus de clarté que chez ses collègues cités plus haut. Ainsi, les riffs implacables et d'une qualité redoutable, accrochent rapidement l'oreille ("In Visceribus Bestiae", "From The Depths Of The Phlegethon", "Ritualization (Rev. XIII)", "Sun Of Moloch"...) et permettent alors à l'auditeur de s'immerger plus facilement dans cet album aussi violent et malsain que peu subtil.
Wrathprayer cultive en effet un côté sale et primaire (souvent de mise avec les groupes issus de la scène Sud-Américaine) particulièrement jouissif, ne cessant quasiment pas de bourrer pendant toute la durée de l'album. Quelques passages bien sentis viennent toutefois nous permettre de relever la tête non sans un certain groove ("In Visceribus Bestiae" à 2:54, "Ritualization (Rev. XIII)" à 1:41, "Devourers Of Light" à 2:04). Il faut dire aussi que la batterie se montre particulièrement expressive avec des successions de plans incisifs et dynamiques (frappes sur les cloches, roulement de tomes en descente, blasts incessants...) qui donnent à The Sun Of Moloch un caractère hyper nerveux et lui permettent surtout d'être suffisamment varié rythmiquement pour ne jamais lasser. Cette batterie est clairement un élément fort de la musique des Chiliens au même titre que la voix bestiale et démoniaque de God Of Torment.
Une voix haineuse et malsaine placée légèrement en retrait dans le mix avec un effet de réverb' souvent utilisé dans ce genre de Black/Death à tendance War. Ce type de chant sifflé possède quelque chose de ritualistique et d'incantatoire particulièrement fort, insufflant à l'atmosphère générale toute sa crédibilité. Tel un parasite, la voix de God Of Torment s'insinue dans notre tête, faisant de la folie notre quotidien pendant près de quarante minutes. Une voix perfide et sournoise, profonde et insidieuse qui déclame ses incantations aussi bien avec violence qu'avec calme. Un vrai schizophrène.

Wrathprayer livre ici avec The Sun Of Moloch: The Sublimation Of Sulphur's Essence Which Spawned Death And Life un premier album en forme de chef d'oeuvre. Un avis, certes dithyrambique, mais qui devient de plus en plus évident au fil des écoutes successives. Ce disque vous possède et finit par ne plus vous lâcher. Le seul regret à l'heure qu'il est, qu'il ne soit disponible qu'en vinyle (une version CD est actuellement en cours de conception). Pour le reste, Wrathprayer se place d'entrée de jeu comme un sérieux concurrent à tous les groupes cités un peu plus haut. Et si les Chiliens continuent sur leur lancée avec autant d'aisance et de facilité, nul doute qu'ils finiront rapidement par être considéré comme l'une des références dans le genre. Un des disques concourant clairement pour le titre d'album de l'année 2012.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

6 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
ellestin
02/10/2012 14:47
"du black bestial propre et générique" - j'aime beaucoup :-)
gulo gulo citer
gulo gulo
01/10/2012 19:38
note: 6.5/10
on attend incessamment une intervention en duplex de LoD, qui nous parlera de Vassafor, et vous expliquera que vous avez rien pigé à Diocletian et que vous les méritez pas, bandes de plébéiens impies et de pourceaux popeux invertis
Deathrash citer
Deathrash
01/10/2012 19:13
Vite revendu la galette pour moi...
Aucune spontanéité, aucune folie, ça joue tranquillement en utilisant les codes du genre.
Invité citer
venom
01/10/2012 16:28
D'accord avec gulo gulo. Ce disque est une sacré deception pour moi. Autant leur démo In Utter Darkness était vraiment sympa, bien crade et malsaine, autant ici, Wrathprayer suit cette mode actuelle dans le milieu du black bestial qui est soit de se death metallisé (le dernier Pseudogod) soit de nous faire un truc bien propre et rond sur les côté, tout ça avec une bonne production bien lisse.
Bien sûr, c'est bien fait; mais au niveau des ambiances c'est zéro, la folie c'est zéro. Qu'est-ce qu'on s'ennuie !
On ne peut pas comparer Diocletian à ça !
Attention, ce n'est pas une attaque contre le chroniqueur, mais je ne supporte plus tous ces groupes propres et carré sans aucune idéologie.
Je ne sais pas si vous connaissez leur compatriotes chilien ET VERBI SATHANUS. Eh bien, ils suivent la même voie. Des permières démos énormes (surtout Total Exterminate !) primitives et bestiales qui sentent le bouc, le groupe nous fait maintenant du black bestial propre et générique.
J'ai vu aussi que vous avez dit du bien du dernier Pseudogod. Alors, celui-là je le supporte encore moins.... A l'époque de leur démo Illusion Of Salvation, Pseudogod c'était pour moi les Archgoat russes. J'avais placé tous mes espoirs dans ce groupe et la deception a été encore plus grande que pour Wrathprayer.
Malheureusement cette tendance se confirme avec tous ces groupes génériques à la con qui sortent par wagons entiers (Baphovomit, The Haunting Presence, Radioactive Vomit, etc.). Il est bien loin le temps où ce genre black bestial faisait vraiment peur.
AxGxB citer
AxGxB
28/09/2012 08:44
note: 9/10
Une question de ressenti j'imagine. Autant j'apprécie l'école Néo-Zélandaise, autant l'immédiateté des riffs de Wrathprayer, la voix du chanteur et l'ambiance hyper occulte ont eu rapidement fait de me convaincre là ou Diocletian et cie demandent plus d'engagement.
gulo gulo citer
gulo gulo
28/09/2012 07:05
note: 6.5/10
personnellement, c'est justement le côté plus primaire et lisible des riffs qui les met automatiquement en déficit d'ambiance et de menace, par rapport aux néozèd

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Wrathprayer
Black / Death Metal
2012 - Nuclear War Now! Productions
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (4)  6/10
Webzines : (1)  5/10

plus d'infos sur
Wrathprayer
Wrathprayer
Black / Death Metal - 2006 - Chili
  

tracklist
01.   Prayer I (Rev. X:VII)
02.   In Visceribus Bestiae
03.   From The Depths Of The Phlegethon
04.   Ritualization (Rev. XIII)
05.   The Darkest Fyre
06.   The Annunciation I:I (Vermis Precatus)
07.   Devourers Of Light
08.   Sun Of Moloch
09.   Prayer II (למלך)

Durée : 40:26

line up
parution
13 Juin 2012

Essayez aussi
Belphegor
Belphegor
Blood Magick Necromance

2011 - Nuclear Blast
  
Schammasch
Schammasch
Contradiction

2014 - Prosthetic Records
  
Withered
Withered
Folie Circulaire

2008 - Prosthetic Records
  
Predatory Light
Predatory Light
Predatory Light

2016 - Invictus Productions
  
Emptiness
Emptiness
Nothing But The Whole

2014 - Dark Descent Records
  

Album de l'année
Dismal
遺·白
Lire la chronique
Krolok
Flying Above Ancient Ruins
Lire la chronique
Përl
Luminance (EP)
Lire la chronique
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
R.I.P.
Street Reaper
Lire la chronique
Fugazi
13 Songs (Compil.)
Lire la chronique
Midnight
Sweet Death And Ecstasy
Lire la chronique
Meyhnach
Non Omnis Moriar
Lire la chronique
Crypts Of Despair
The Stench Of The Earth
Lire la chronique
Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report