chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
65 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Sepultura - Roorback

Chronique

Sepultura Roorback
Curieusement sous représenté sur Thrasho en terme de chroniques, SEPULTURA a sans doute pâti d’un désintérêt croissant des membres de la team envers un groupe à multiples facettes, du thrash death des débuts combinant le meilleur de POSSESSED et SODOM (l’excellent « Schizophrenia », le chef d’œuvre « Arise ») au world death metal connu de tous (le classique « Chaos A.D. » et un « Roots » aux accents néo qui continue de diviser, malgré un énorme succès à l’époque), en passant par … par quoi au juste ? Car au-delà du flou artistique qui caractérise la période Derrick Greene – sorte de hardcore tribal ponctué d’adjuvants mélodiques inédits jusqu’alors – c’est surtout le caractère très inégal de chaque sortie qui a précipité la chute des Brésiliens. Le solide « Kairos » sorti l’année dernière ayant enfin ravivé une flammèche chez ceux qui y croient encore un minimum, penchons nous le temps de quelques lignes sur « Roorback », bon album un peu oublié (beaucoup, ok !) qui s’il n’est pas exempt de faiblesses, contient mine de rien quelques très bons titres.

Car si « Nation » corrigeait le tir au rayon carences de production du pâlot « Against », cet album concept trop ambitieux dispersait ses bonnes intentions dans la nature et 15 titres (jusqu’à 20 pour l’édition limitée !) donnant un avant goût prononcé de l’interminable. Autre défaut rédhibitoire, un sacré manque d’impact avec la seule « Revolt » et ses 56 misérables secondes de thrash débridé à se mettre sous la dent ! SEPULTURA qui pêche par manque d’agressivité, c’était du jamais entendu et sur ce point, « Roorback » rassure d’emblée avec un opener frontal à souhait, une « Come Back Alive » qui rend coups pour coups en caressant les thrashers dans le sens de la veste à patches ; toupa toupa endiablé, chant en cadence de Derrick, solis sauvages bien balancés par un Andreas Kisser qui semble bien décidé à recadrer tout le monde, tout y est, y compris la puissance ! Et si l’on peut déplorer le son un peu trop propret des guitares, on se réjouit vite de retrouver nos petits à travers les brutales « Leech », « The Rift » et « Activist », avec un bémol pour cette dernière qui manque un peu de consistance. Héritage attendu de la pierre angulaire « Chaos A.D. », le SEPULTURA mid tempo combinant power à l’américaine avec une bonne dose de groove est également de sortie avec les entrainantes « Corrupted » et « Mindwar » mais là où les Brésiliens emportent le bout de gras, c’est finalement sur les titres les plus posés de la galette. Car si l’on est parfois tenté de ressortir « Roorback » du placard au détriment d’un bon vieux « Beneath The Remains », c’est essentiellement pour l’atout charme d’un « As It Is » et de « Bottomed Out », deux petites merveilles de rage contenue sur lesquelles Derrick Greene troque ses gueulantes d’écorché vif pour un chant clair envoûtant au possible. Ajoutez à cela une montée en puissance imparable à 2:45 sur « Bottomed Out » (le solo de Kisser est juste somptueux !), et vous obtenez au moins deux bonnes raisons de vous pencher sur cet opus, malgré la présence des défauts habituels du SEPULTURA mark III.

Car l’inspiration fluctuante, conjuguée aux errances stylistiques amorcées suite au départ de Max Cavalera, donne malheureusement lieu à des sautes de rythme dommageables, à l’image d’une première partie d’album où le groupe ne parvient pas à enchainer après le brûlot thrash death « Come Back Alive ». Et c’est pas moins de quatre titres mi figue mi raisin qu’il faut se coltiner (« Godless », « Apes Of God », « More Of The Same », « Urge ») avant la relance « Corrupted ». Des morceaux sans réelle ligne directrice, s’achevant bien souvent en queue de poisson, qui alternent maladroitement riffs dissonants avec des parties plus sombres, limite mélancoliques, sans qu’à aucun moment SEPULTURA ne donne le sentiment de maîtriser son nouveau sujet. Dans le même ordre d’idée, l’ « Outro » affligeante de fin de programme et la reprise dispensable du « Bullet The Blue Sky » de U2 (FEAR FACTORY s’en est mieux sorti avec sa cover de « I Will Follow ») laissent une désagréable sensation d’inachevé. Mais restons positifs, « Roorback » a suffisamment d’atouts à faire valoir pour mériter un petit détour, au contraire d’un « Dante XXI » d’une insigne faiblesse, pour ne citer que lui. Car bien qu’inégal et parfois frustrant, « Roorback » reste ce qui ce rapproche le plus d’un solide album de SEPULTURA, dans une période récente comptant bien plus de déceptions que de réussites.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Ant1 citer
Ant1
23/09/2012 16:56
Personnellement, je trouve que le départ du gros Max a été la meilleure chose qui pouvait arriver à Sepultura : quand on voit ce qu'il a fait ensuite, ça n'aurait été que mauvais (encore que j'adore Sepu' jusqu'à Roots, hein).
Mais bref, tout ça pour dire que Greene a apporté un sacré renouveau dans le style du groupe et que pour sa période, Roorback est un de mes albums favoris, avec Nation et Kairos (j'ai pas écouté Against). Ils sont partis trop loin avec Dante et A-Lex.
Roorback, c'est un bon mélange.
Keyser citer
Keyser
23/09/2012 15:23
note: 7.5/10
Un bon album efficace au son de guitare sec comme un coup de trique. J'avais bien accroché à l'époque. Mais j'avais bien aimé aussi Against et Dante faut dire. Il n'y a que Nation qui m'avait laissé sur ma faim dans la période Greene, et le nouveau Kairos, répétitif au possible.
Invité citer
Crom-Cruach
23/09/2012 12:23
Je reste un indécrotable intégriste de la période qui s'est achevé avec le chef d'oeuvre ROOTS.
Pourtant je leur ai tous donné leur chance depuis. Même le dernier qui a été globalement apprécié par les "critiques" m'a laissé froid comme les bourses d'un ours polaire.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sepultura
Thrashcore
2003 - SPV
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (3)  7.5/10
Webzines : (19)  6.22/10

plus d'infos sur
Sepultura
Sepultura
Thrashcore - 1984 - Brésil
  

tracklist
01.   Come Back Alive
02.   Godless
03.   Apes Of God
04.   More Of The Same
05.   Urge
06.   Corrupted
07.   As It Is
08.   Mind War
09.   Leech
10.   The Rift
11.   Bottomed Out
12.   Activist
13.   Outro
14.  Bullet The Blue Sky

Durée : 40:03

line up
voir aussi
Sepultura
Sepultura
Under A Pale Grey Sky (Live)

2002 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Chaos DVD (DVD)

2002 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Beneath The Remains

1989 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Arise

1991 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Schizophrenia

1987 - Cogumelo Records
  

Essayez aussi
Demonbreed
Demonbreed
Closer To God

2005 - Casket Music
  
Full Blown Chaos
Full Blown Chaos
Heavy Lies The Crown

2007 - Ferret Music
  
Arise And Ruin
Arise And Ruin
The Final Dawn

2007 - Victory Records
  
Lamb Of God
Lamb Of God
Ashes Of The Wake

2004 - Epic Records
  
Austrian Death Machine
Austrian Death Machine
Total Brutal

2008 - Metal Blade Records
  

Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique