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Dødheimsgard (DHG) - 666 International

Chronique

Dødheimsgard (DHG) 666 International
Cette chronique concerne la ré-édition de l'album

Dodheimsgard est définitivement un de ces rares groupes qui réussit à satisfaire deux catégories d'auditeurs de Black Metal.

Soyons clair, bon nombre de « trve-fans » aimant vibrer au son de la deuxième vague et de ses guitares grésillantes ne cracheront jamais sur un « Kronet til Konge » ou sur un « Monumental Possession ». Deux disques au demeurant bien sympathiques et marqués par un feeling 100% d'époque couillu qu'il serait difficile d'enfoncer et ce même avec toute la mauvaise foi dont je sais faire preuve quand ça m'arrange. Mais jusque là, rien ne pouvait laisser deviner ce qu'allait nous sortir DHG à la suite de ces deux premiers disques... La métamorphose du combo commence en 1998, lorsque que le groupe sort « Satanic Art », un EP qui commence à montrer un penchant expérimental. Lors de l'écoute de cet EP, on sent bien que chez ces norvégiens quelque chose est en train de se préparer, mais je pense que personne n’aurait eu le culot - à l'époque- de parier un billet sur la prévision de ce que serait « 666 International ».

« 666 International » est un missile lâché dans la face du Black Metal. Il est non seulement un précurseur du Black Industriel (avec le premier Aborym, ou les œuvres de Mysticum), mais pas seulement car il incarne aussi une vision totalement avant-gardiste et différente du style. Ces corpse-paint fluos, cette esthétique futuriste couplée à une police d'écriture d'inspiration asiatique... Pour faire simple, à l'instant T ou sort ce disque, il ne ressemble à personne... Si c'est évident sur le plan visuel, le rendu musical confirme bien sûr cette constatation. Ici, vous trouverez ni plus ni moins que la Bande Originale de l'apocalypse. Un futur agressif, martial, dictatorial mais aussi profondément spirituel et émotionnel.

La bande à Vicotnik aura relevé ce pari fou, celui de mixer l'aérien et l'ancré, le pur et le sale : une sorte de profondeur à trouver en grattant la couche craquelée et partiellement acariâtre de folie furieuse. Grâce à cette remise en cause totale de leur son -sans toutefois en renier l'essence-, Dodheimsgard réussi tout simplement à modifier une perception générale, à donner leur vision du Black Metal et ça, dans la musique en général, c'est plutôt rare. Tout ceci en passant rapidement sur le concept relativement fouillé dans plusieurs directions qui mêlent -entre autres- Satan, le monde spirituel et un brassage global de références plutôt subtiles.

Vous l'aurez sans doute compris, je vénère ce disque, mais ce qui vous intéresse, ce n'est pas ma vie (même si elle est au demeurant intéressante par moment...), mais ce que contient cet opus. Alors ne vous alarmez pas trop vite, ce n'est pas parce que DHG a changé, que vous n'allez rien retrouver de Black Metal ici. En témoigne l'excellent riff Black et très mélodique qui débarque subitement après un martelage industriel en règle sur « Ion Storm ». Vous pourrez aussi apprécier le fait que le groupe place l'air de fin de « Satanic Art » sur « Shiva Interfere », premier titre de ce disque. Il est donc clair que « 666 International » ne crache pas dans la soupe Black Metal, bien au contraire, il en conserve quelques inspirations judicieuses. Ceci dit, il est clair que ce qui va retenir votre attention sera certainement plus lié aux autres aspects musicaux de ce disque...

La voix par exemple : elle n'est plus criée pendant tout le disque, mais parfois posée, poussée, robotisée,... On peut aussi parler de la rythmique -parfois mécanique, parfois organique- possédant bien souvent des variantes de son au sein d'un même titre. Un rendu très particulier, qui pourrait déstabiliser... Pourtant non, cet aspect audio étrange se remarque en tant que qualité mais jamais en tant que défaut. Je me dois aussi de vous parler des interludes au piano qui sont très simples mais très belles (Citons « Logic » ou « Magic »). Par ailleurs, ce même piano revient souvent dans la partie pour illuminer des titres comme « Regno Potiri » -et sa sublime outro dérangeante tout en étant empreinte de douceur- ou le formidable titre de conclusion bonus (sur lequel revient cet air de piano) disponible sur la réédition : « Proton Navigator ». Bref, on pourrait continuer longtemps à nommer les imprévisibles et nombreux raffinements auditifs de cet album sans toutefois que ceci soit forcément utile.

Il n'y a pas besoin de preuves ou d’énumérations superflues : si vous vous posez des questions sur ce disque, il répondra de lui-même en vous donnant une boîte vide mais pleine de sens et sertie de diamants. « 666 International » se justifie tout seul, il se glisse en vous tranquillement, il s'insinue lentement dans votre esprit, il paraît clair, il paraît simple comme un tout, complexe comme une multitude et il vous appelle immédiatement à la ré-écoute. Il y a des albums comme celui-ci qui modifient tout simplement votre vision de tout un style, voire même de la musique en général. Des disques qui résonnent en vous comme une onde choc surpuissante, soufflant littéralement votre perception et vous laissant béat d'admiration. Personne ne peut rester de marbre devant « 666 International », que ce soit en bien ou en mal. Alors certes, la note est subjective mais je ne peux pas juste « mettre la moyenne au cas où certains n'aimeraient pas ».

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il est parfait pour moi. C'est tout.

« Transmit this remedy ! »

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8 COMMENTAIRE(S)

Lyderic citer
Lyderic
12/10/2017 14:59
note: 10/10
Un album terrible, à mi-chemin entre l'EP précédent (Satanic Art) pour la brutalité et l'album "Written in Waters" de Ved Buens Ende (qui était composé en partie de membres de DHG) pour la sonorité globale de l'album.

Cet album est si particulier qu'il ne prendra probablement jamais de rides, ce qui est une qualité très rare.

Je le conseille vivement !
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
14/10/2012 13:16
note: 10/10
Bah écoute, bienvenue, c'est très sympa de ta part ! SI j'ai pu susciter un intérêt avec ma chronique, je suis très content, c'est bien le but premier de la chronique !

Bon sinon, je tiens quand même à dire que je ne suis pas vraiment d'accord avec la chronique de Thrashocore pour "Supervillain Outcast", même si il est en dessous de ce fabuleux "666 Internat.", il reste quand même un album correct, or la chronique qui est publiée ici est selon moi un peu trop dure.
Hypnotic_corruption citer
Hypnotic_corruption
13/10/2012 19:15
note: 10/10
salut! (chu nouveau)
je me suis inscrit, juste pour pouvoir te dire merci!
Le black indus c'est pas forcément ma came,mais alors là......je comprends mon erreur....et ma douleur (et oui je connaissais pas!).
Merci encore,thrashocore et FleshOv Satan, c'est carrément énorme (des vrais tarés!).
En revanche j'ai du coup écouté aussi le suivant, "Supervillain Outcast" et j'ai été un poil déçu par rapport à celui çi.
Mais bon 666 est un disque que je vais garder pas loin de mes oreilles pour un bon moment .
gulo gulo citer
gulo gulo
03/10/2012 07:53
note: 10/10
m'enfin ! ce disque est le naturel et la fluidité incarnés !
Momos citer
Momos
03/10/2012 03:18
note: 8/10
Je me suis réécouté quelques morceaux (j'ai pas l'album avec moi actuellement), en particulier ceux qui m'ont marqués le plus: le premier et le dernier.

C'est bien ce dont je me souvenais: des bonnes idées, mais über-complexe et donc très hermétique.

On se revoit dans 10 écoutes.
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
02/10/2012 13:11
note: 10/10
Gulo : Oh OUI !

Morvan : Fonce, tu dois absolument écouter ce disque, m'est avis que ça va prendre un peu de temps, mais au bout de 5 ou 6 écoutes, tu devrais en toute logique tomber amoureux.
Momos citer
Momos
02/10/2012 11:40
note: 8/10
Il m'avait paru complètement fou quand je l'ai écouté à l'époque.

C'était du positif, mais je ne saurais avoir de jugement dessus là, maintenant.

Réécoutons-le.
gulo gulo citer
gulo gulo
02/10/2012 10:39
note: 10/10
OUI

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Dødheimsgard (DHG)
Black Industriel / Avant-garde
1999 - Moonfog Productions
2011 - Peaceville Records
notes
Chroniqueur : 10/10
Lecteurs : (16)  9.28/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Dødheimsgard (DHG)
Dødheimsgard (DHG)
Black Metal Industriel / Progressif - 1994 - Norvège
  

tracklist
01.   Shiva-Interfere
02.   Ion Storm
03.   Carpet Bombing
04.   Regno Potiri
05.   Final Conquest
06.   Logic
07.   Sonar Bliss
08.   Magic
09.   Completion

+ Bonus track sur la ré-édition :

10.   Haemorrhage-Era One Reconstructed
11.   Proton Navigator

Durée : 49.02 (63.10 - Ré-éd.)

line up
voir aussi
Dødheimsgard (DHG)
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Supervillain Outcast

2007 - Moonfog Productions
  
Dødheimsgard (DHG)
Dødheimsgard (DHG)
A Umbra Omega

2015 - Peaceville Records
  
Dødheimsgard (DHG)
Dødheimsgard (DHG)
Kronet til Konge (Rééd.)

2015 - Peaceville Records
  

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