chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
65 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Kawir - Isotheos

Chronique

Kawir Isotheos
Bien que j’aie suivi leur carrière avec attention, je ne suis pas fan du KAWIR des 17 premières années. Ses 4 premiers albums étaient indéniablement intéressants mais ils m’ont toujours donné l’impression de ne pas aller au bout de leur concept. La thématique des divinités grecques était bien intégrée dans les textes, mais pas assez bien rendue dans la musique. J’attendais plus de chœurs, plus d’instruments traditionnels et plus de samples qui me feraient plonger plus profondément encore dans leur monde. Arai avait beau être bourré de claviers, ils ne sonnaient pas « Grèce Antique », Ophiolatreia quant à lui mettait trop l’accent sur l’agressivité et les compositions étaient trop fouillis pour me satisfaire. Il contenait pourtant un « Rhea » impeccable qui prouvait que le groupe avait les moyens de faire un excellent BELENOS à la sauce grecque. Le potentiel était bien là, mais le fait qu’il n’explose pas commençait à me désespérer lorsque l’EP To Uranus est sorti en 2010 ! Enfin KAWIR m’offrait les titres que j’espérais avec trois nouvelles créations : « To Uranus », « Sword of Dardanus » et « Kourites », des morceaux à la batterie qui martèle, aux riffs entêtants et à la touche « grecque » qui donnaient envie de sortir les armes et d’aller combattre au nom de dieux qui ne sont même pas les nôtres. Ça y était, j’étais fan de KAWIR !

Mais c’était juste un EP, et il allait falloir patienter encore deux ans pour savoir si le groupe décidait d’enfoncer le clou ou de faire un nouveau retour en arrière. Eh bien cela ne commence pas vraiment du bon pied vu que le premier titre, « Daemon », est bien timide et trop passe-partout. Il offre une longue introduction instrumentale consacrée à la mélodie et enchainée par 4 minutes très excitées. C’est bien fait mais absolument pas inspiré par les mythes et légendes comme je le désirais. Il est suivi d’un « Hymn to Winds » qui fait le chemin inverse. Il commence par du black metal rageur, se poursuit par un break où des riffs mélodiques prennent les rennes, et enfin, à 3mn52, mon attente est enfin récompensée ! Des choeurs viennent remplacer le chant typé black de Phaesphoros et ils lancent l’album sur les rails désirés, qu’ils ne quitteront plus pour un bon moment !

Les ambiances retrouvent alors celles de l’EP précédent grâce à une abondance de choeurs, de flûtes et de Qanûn (appelé ici Kanonaki, sorte de cithare sur table). La mélodie à la flûte sur « To Demeter » est d’une simplicité déconcertante mais inoubliable. « Hymn to Apollo » qui parvient à hypnotiser avec sa douce lenteur voit ses instruments se taire peu avant la 5ème minute pour ne plus laisser qu’une flûte, des paroles susurrées et des bruits de gouttes d’eau qui tombent directement sur notre nuque. 10 minutes cultes ! Arrive ensuite « Hail Bacchus » qui n’est pas un BELENOS, mais plutôt un HIMINBJORG à la grecque. Le riff y est encore simple et utilisé en boucle, mais il offre surtout des vocaux intéressants. On retrouve le chant black mais aussi des déclamations, des choeurs masculins et féminins qui se chevauchent et surtout sur la fin une voix féminine qui zozote... Oui, c’est vrai que ça, on aurait pu s’en passer, mais qui sait si ce n’est pas fait exprès, d’autant qu’ils ont leur charme... « Hades » met toujours autant l’accent sur l’ambiance et c’est un choeur marmonné qui nous met en transe sur les 5 premières minutes, avant un nouvel effet déjà utilisé, facile comme tout et pourtant réussi : les instruments qui disparaissent pour laisser la place à une voix masculine envoûtante avant de refaire repartir la musique avec un gars qui chantonne des "Wohohohoh" certes niais mais tellement jouissifs !

Alors si ce que vous aimiez chez KAWIR c’était les morceaux agressifs, vous allez être sacrément déçus, ou alors devoir vous contenter de peu, de l’avant dernier titre par exemple (« Godlike ») puisque c’est l’un des seuls avec les deux premiers où la batterie et les vocaux se lâchent. Là, c’est fini le monde des divinités, nous revoilà sur Terre et c’est pas joli joli. Les oiseaux, les vignes, les moments d’apaisement des 5 morceaux passés n’ont plus leur place ici, ce ne sont plus qu’un souvenir qui se rappelle à nous sur les 50 dernières secondes où une flûte translucide apparaît. Oui, cet album est destiné à ceux qui veulent faire voyager leur âme plus que guerroyer, c’est la principale diffénce désormais entre KAWIR qui nous plonge dans le mysticisme et ROTTING CHRIST qui nous entraine au contraire sur les champs de bataille des divinités. L’album se termine avec un instrumental, un final qui fait office de générique de fin. On imagine très bien les crédits s’afficher sur l’écran de notre esprit, et ses 3 minutes viennent nous rappeler quel moment plaisant, distrayant et agréable nous venons de passer. Que souhaiter de plus ? Une meilleure production surtout parce que sur ce Godlike le son est moins bon que sur To Uranus . Il faudrait aussi encore plus de variations et de surprises. Surtout il faudrait que les paroles continuent d'être chantées en grec mais disponibles dans une autre langue dans le livret car il est frustrant de ne pas pouvoir profiter pleinement des thèmes abordés.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Jotun35 citer
Jotun35
04/04/2013 01:26
Acheté les yeux fermé il y a des mois... Et un peu déstabilisé au début. Cela dit j'ai fini par énormément apprécié ce souffle épique qui parcoure l'album. En plus on sent bien l'influence Bathory et ça, j'aime !
Sakrifiss citer
Sakrifiss
31/03/2013 05:47
note: 8.5/10
Ajout d'un extrait, To Demeter, pour donner envie de s'interesser a ce bon album...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Kawir
Pagan Black Metal
2012 - Deathrune Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Kawir
Kawir
Black Metal - 1993 - Grèce
  

tracklist
01.   Daemon
02.   Hymn to Winds
03.   To Demeter
04.   Hymn to Apollo
05.   Hail Bacchus
06.   Hades
07.   Isotheos
08.   Panspermia

Durée : 55mn

line up
parution
11 Octobre 2012

voir aussi
Kawir
Kawir
Exilasmos
(Εξιλασμός)

2017 - Iron Bonehead Productions
  
Kawir
Kawir
Father Sun Mother Moon

2016 - Iron Bonehead Productions
  

Essayez aussi
Kampfar
Kampfar
Kvass

2006 - Napalm Records
  
Enslaved
Enslaved
Ruun

2006 - Tabu Recordings
  
Zgard
Zgard
Spirit of Carpathian Sunset
(Дух Кар&...

2012 - Darker Than Black
  
Kroda
Kroda
GinnungaGap GinnungaGaldr GinnungaKaos

2015 - Purity Through Fire
  
Belenos
Belenos
Yen Sonn Gardis

2010 - Northern Silence Productions
  

Attic
Sanctimonious
Lire la chronique
Converge
The Dusk In Us
Lire la chronique
Gods of Space
Gods of Space (EP)
Lire la chronique
Fall Of Seraphs pour l'EP "Destroyer Of Worlds"
Lire l'interview
Vardan
Nostalgia - Archive of Fail...
Lire la chronique
King Bee
All Seing Eye (EP)
Lire la chronique
Presumption
Presumption
Lire la chronique
The Spirit
Sounds From The Vortex
Lire la chronique
River Black
River Black
Lire la chronique
Enslaved
E
Lire la chronique
Kanashimi
Inori
Lire la chronique
Beastmaker
Lusus Naturae
Lire la chronique
Perihelion
Örvény
Lire la chronique
Monarch!
Never Forever
Lire la chronique
Maze Of Sothoth
Soul Demise
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Under The Church
Supernatural Punishment
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Sacroscum
Drugs & Death
Lire la chronique
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Black Country Communion
BCCIV
Lire la chronique
The Wrong Tour To Fuck With Europe 2017
Beyond Creation + Disentomb...
Lire le live report
Damnation Defaced
Invader From Beyond
Lire la chronique
Mjölnir
Magnet Vektor
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
Aetherian
The Untamed Wilderness
Lire la chronique
Forn Valdyrheim
Reminisce Eternity (Rééd.)
Lire la chronique
FennrLANE : Le pourquoi du one-man-band
Lire l'interview
No Return
The Curse Within
Lire la chronique