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Direwolves - Me From Myself, To Banish

Chronique

Direwolves Me From Myself, To Banish (EP)
Je suis Breton donc je suis chauvin. Et en bon Breton que je suis, même exilé à la capitale depuis maintenant quelques années, je ne pouvais pas ne pas apporter mon soutien, aussi modeste soit-il, à quelques jeunes compatriotes. Ces camarades se nomment Direwolves et jouent ensemble depuis 2011. Après des heures à répéter, le groupe sort la même année sa première démo intitulée à juste titre Demo MMXI avant d'être repéré en 2012 par le presque Breton Throatruiner Records (oui, comme le Mont Saint Michel). De cette collaboration résulte un premier EP paru l'année dernière et intitulé Me From Myself, To Banish. Jusque là uniquement disponible en vinyle, ce EP vient de se voir donner un traitement CD pour mon plus grand plaisir. Money, money, money...

Première chose, et les Bretons le savent bien, on n'attrape pas les mouettes avec du chouchen. Aussi, pour s'assurer d'être écouté par les plus curieux, Direwolves s'est alloué les services des deux illustrateurs parisiens derrière l'entité Førtifem. Un résultat particulièrement convaincant, sombre et épique qui dans son illustration et ses couleurs rappelle le Lawless Darkness de Watain. Bref, un intérêt d'abord visuel qui se transforme rapidement en intérêt musical.

Originaire de Lorient, Direwolves puise ses influences principalement de l'autre côté de l'Atlantique, dans le Hardcore moderne et sombre de l'oncle Sam. Un Hardcore moderne aux réminiscences Crust désabusés plutôt bien amenées qui confèrent aux six titres de ce EP son lot de mélodies épiques et noires. Et si la recette semble plutôt manquer d'originalité, au moins sur le papier, il faut reconnaître à Direwolves un sens de la composition assez personnel et plutôt bien foutu. Vous voulez une preuve de ce que j'avance, alors il vous suffit d'écouter les premières notes de l'excellent "Growing Defeat". La construction rythmiques des riffs avancé par le groupe Breton me fait baisser les armes dès les premières secondes de ce titre aussi désabusé que convaincant. Mais Direwolves ne saurait en rester là, avançant pas à pas dans chacun de ses titres pour que jamais on ne devine là où il nous emmène. Une musique riche, construite intelligemment et généreusement chargée en émotions grâce à l'apport de riff amers au cœur tendre ("Growing Defeat", "Reach This Hand", "Diving And Struggling"...). Difficile donc d'être catégorique sur le style pratiqué ici par ce jeune groupe de Lorient. Hardcore, Crust, Screamo... Direwolves c'est un peu tout ça à la fois. Un savoureux mélange parfaitement équilibré alliant fraîcheur, vivacité, amertume, passion et efficacité. Il y a tout sur ce disque pour l'amateur de Crust / Hardcore des temps modernes: des riffs noirs, âpres et désabusés, d'autres beaucoup plus lumineux qui redonnent espoir l'espace d'un instant, une excellent dynamique générale faite de passages rapides et d'autres plus en retenus, un chant arraché et sincère mais pas dénué de finesse et enfin une production signée Amaury Sauvé une fois de plus très naturelle et équilibrée.

Même si Direwolves n'avait pas été originaire de Bretagne, le groupe aurait de toute façon mérité toute mon affection. Les six morceaux proposés ici par la formation reflète déjà une grande cohérence et une parfaite maîtrise du sujet. Direwolves réussi à faire le pont entre Crust, Hardcore et Screamo d'une manière tout à fait naturelle malgré, c'est certain, un léger manque d'originalité dans le fond. La forme se veut elle plus personnelle grâce, comme je le disais, à un sens de composition très intéressant et sortant quelque peu des sentiers battus. Quoi qu'il en soit, Me From Myself, To Banish est et restera l'une des bonnes surprises de 2012 grâce à une musique servit avec passion et honnêteté. Il n'en faut pas forcément plus pour séduire et convaincre et Direwolves le prouve ici d'une bien belle façon. Aussi, je vais conclure cette chronique par une citation de Kickback fort à propos: "Kenavo les bouseux!".

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6 COMMENTAIRE(S)

damhxc citer
damhxc
14/03/2013 13:04
note: 4/5
trés bon petit ep.... je trouve qu'il y a une fraicheur dans les morceaux tres proche de nine eleven.
Krokodil citer
Krokodil
13/03/2013 15:50
note: 4/5
une des premières fois qu'un produit throatruiner me file la trique. j'aime beaucoup ce petit ep, hâte d'entendre un long
AxGxB citer
AxGxB
13/03/2013 13:59
note: 4/5
A toi de voir, évidemment Clin d'oeil
Momos citer
Momos
13/03/2013 13:49
Citation : dans son illustration et ses couleurs rappelle le Lawless Darkness de Watain. Bref, un intérêt d'abord visuel qui se transforme rapidement en intérêt musical.
J'espère que le second intérêt surpasse largement celui du comparant, tout de même!
Backstaber citer
Backstaber
13/03/2013 13:24
note: 3.5/5
C'est breton.
AxGxB citer
AxGxB
13/03/2013 08:38
note: 4/5
En écoute intégrale sur Bandcamp

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Direwolves
Crust / Hardcore
2012 - Throatruiner Records
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (8)  3.81/5
Webzines : (4)  4.06/5

plus d'infos sur
Direwolves
Direwolves
Hardcore emo - 2011 - France
  

vidéos
Relief
Relief
Direwolves

Extrait de "Me From Myself, To Banish"
  

tracklist
01.   Growing Defeat
02.   Dialogue Of No Light
03.   Reach This Hand
04.   Diving And Struggling
05.   Me From Myself, To Banish
06.   Relief

Durée : 17:00

line up
  • P. / Chant
  • M. / Guitare
  • J. / Guitare
  • B. / Basse
  • Y. / Batterie

parution
15 Octobre 2012

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