chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
61 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Sepultura - Schizophrenia

Chronique

Sepultura Schizophrenia
Trois ans après sa formation à Bello Horizonte et après avoir réussi à se faire un nom au niveau national grâce aux premières rafales « Bestial Devastation » et « Morbid Visions », Sepultura (qui aura alors ouvert pour Venom et Exciter) recharge son barillet et s’apprête à faire exploser les frontières brésiliennes avec ce qui sera le premier vrai succès commercial et international du groupe : « Schizophrenia ». Sortis tout d’abord chez les incontournables Cogumelo Records avant d’être réédité en 1990 via Roadrunner (agrémentés du réenregistrement survitaminé de « Troops Of Doom »), les neufs titres assénés ici propulseront Max, Igor, Paulo et Andreas sur le devant de la scène thrash mondiale annonçant la carrière que l’on connaît aujourd’hui. Malgré une implication minime dans le processus d’écriture (Jairo Guedz aura composé une bonne partie de l’album avant de quitter le navire) c’est également la première apparition d’Andreas Kisser – débarqué de son ancien groupe Pestilence et raodie pour Max à l’occasion – au sein du combo sud-américain. Il enregistrera les parties de basse pour l’album et y apportera tout de même lors de l’enregistrement ses qualités de soliste (en plus d’une compo de Pestilence, « Escape Into The Mirror » devenue ici « Escape To The Void » ).

Après une petite intro (« aaaaainerhpozihcs !! »), « From The Past Comes The Storm » engage les hostilités avec son riff inspiré du fameux « Chemical Warfare » à l’image de ce qui se faisait à l’époque : simple et efficace. Et si l’entente n’a pas toujours été au mieux entre les deux frontmen, Slayer et Sepultura partagent au moins sur leurs premiers efforts cette approche très primaire (l’influence heavy en moins pour les Brésiliens). Approche primaire pour une accroche immédiate car quand bien même les compos de « Schizophrenia » ne possèdent pas autant de groove que pourront en avoir par la suite celles de « Beneath The Remains » ou « Arise », difficile pourtant de résister à un album dont l’entame demeure encore aujourd’hui d’une efficacité à toute épreuve (« From The Past Comes The Storm » - « To The Wall » - « Escape To The Void » feront l’unanimité chez n’importe quel thrasheux digne de ce nom). La complexité technique n’ayant jamais été le but ici, la paire Cavalera/Kisser mettra donc son talent au profit de riffs couperets dont bon nombre feront mouche dès la première lecture, ce dernier gratifiant l’ensemble de soli dans le même esprit faisant primer le rendu à l’étalage ostentatoire. Les Brésiliens s’autoriseront même quelques écarts au cahier des charges thrash virulent avec la longue instrumentale « Inquisition Symphony » et son intro tout en arpèges précédant une mélodie plutôt envoutante (avant d’envoyer la sauce pendant les cinq minutes restantes, faut pas pousser non plus !) ou encore « The Abyss », démontrant ainsi l’envie d’éviter les œillères tant que cela reste au service de compos tranchantes comme des rasoirs. Même les paroles de Max auront déjà quelque peu gagné en maturité, s’éloignant des clichés ‘’satan/la mort’’ de « Morbid Visions » et s’aventurant sur des terrains plus sociaux voire politiques (« To The Wall »), crachant son rejet de la dictature militaire et sa répression policière. Ce dernier gagne également beaucoup en terme d’intensité et de placement vocal.

Parvenant à éviter toute baisse de régime en deuxième partie de parcours en ayant bien recentré le propos (sept ‘’vrais’’ titres, pas de superflu), l’album se clôturera sur une « R.I.P. (Rest In Pain) » aux forts accents slayeriens une nouvelle fois et sur laquelle Igor fera comme tout au long de l’album étalage de son précoce talent (17 ans à l’époque le bougre !) : tchouka-tchouka dévastateur et descentes de toms en série sur son lit de double pédale. Classique mais d’une efficacité et d’une régularité qui imposent le respect (pas de retouche à l’époque…). C’est d’ailleurs persuadé du talent de son groupe que le jeune Max partira à New York bien décidé à revenir avec une signature sur un label international en main. Il n’en sera rien sur le moment mais la persévérance finira par payer, le nom de Sepultura ayant fini par retenir l’attention des célèbres Roadrunner Records.

Album de transition à plusieurs titres, musical (glissement vers un thrash moins teinté des influences death voire black des débuts) et commercial (début du succès international du groupe) « Schizophrenia », malgré un artwork douteux, imposera Sepultura comme les leaders incontestés de la scène brésilienne et comme espoir montant sur le plan international, on connait la suite… Même vingt-six ans après sa sortie et avec sa prod un peu poussiéreuse mais au cachet old school tellement appréciable, « Schizophrenia » conserve une force de frappe imparable. Bref, un classique !

NB : la réédition de Roadrunner de 1990 (et celle de 1997) comporte, en plus du réenregistrement de « Troops Of Doom », trois versions démo/rough mix (« The Past Reborns The Storm », « Septic Schizo » et « To The Wall »).

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

8 COMMENTAIRE(S)

Dark Nico citer
Dark Nico
20/04/2013 11:13
"No regret ....from The Past .... Comes ...The Storm" : 25 ans je le chante encore régulièrement sous la douche ce refrain !
Niktareum citer
Niktareum
09/04/2013 13:57
note: 8.5/10
hurgh a écrit : Un album que j'ai écouté un nombre incalculable de fois et que je ressorts toujours avec les mêmes frissons. J'aime TOUT, la prod cradingue, les vocaux bien plus rauques qu'après, les riffs et les solo habités, tout est génial. Et moi je suis gros fan du son de la batterie, ça c'est de l'authentique !
J'aime bien aussi la prod old school de manière générale, mais j'avoue que le son des toms est quand même un poil ligneux.
hurgh citer
hurgh
09/04/2013 09:16
Un album que j'ai écouté un nombre incalculable de fois et que je ressorts toujours avec les mêmes frissons. J'aime TOUT, la prod cradingue, les vocaux bien plus rauques qu'après, les riffs et les solo habités, tout est génial. Et moi je suis gros fan du son de la batterie, ça c'est de l'authentique !
Mitch citer
Mitch
08/04/2013 19:59
Mörk Gryning s'est bien inspiré de la pochette.

/Monsieur Patel
Deathrash citer
Deathrash
08/04/2013 14:42
note: 10/10
L'un de mes albums préféré, tout genre de Metal confondus.
Chaque riff tue, de l'intro jusqu'à R.I.P
Et Sepultura conserve son atmosphère étouffé et sombre en plus de ça.
Putain l'intro de "Screams Behind the Shadows " et le riff qui arrive à 0:22 secondes aaargh !
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
08/04/2013 08:41
Pas écouté depuis au moins dix ans, faudrait que je le chope en remaster vu que le vieux son m'avait rebuté à l'époque. Souvenir d'avoir bien accroché aux compos par contre. Bon, mon préféré restera à jamais "Arise" tout de même!
TyrannyForYou citer
TyrannyForYou
08/04/2013 02:14
To the wall, mais putain, aaahh.
Je vais me le remettre, trop écouté à l'époque, mais ça reste un excellent album, primaire et brutal, que je rapprocherai plus (de mon point de vue) du Pleasure To Kill de qui vous savez.
L'instumentale m'ennuie et casse le rythme.
Le reste, ras, ça envoie !
Keyser citer
Keyser
07/04/2013 19:45
note: 8.5/10
Rien à ajouter, tuerie!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sepultura
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (14)  8.68/10
Webzines : (9)  7.11/10

plus d'infos sur
Sepultura
Sepultura
Thrashcore - 1984 - Brésil
  

tracklist
01.   Intro
02.   From the Past Comes the Storms
03.   To the Wall
04.   Escape to the Void
05.   Inquisition Symphony
06.   Screams Behind the Shadows
07.   Septic Schizo
08.   The Abyss
09.   R.I.P. (Rest in Pain)

Réédition Roadrunner :

10.   Troops Of Doom
11.   The Past Reborns the Storms (Demo version)
12.   Septic Schizo (Rough mix)
13.   To the Wall (Rough mix)

Durée : 56'45

line up
voir aussi
Sepultura
Sepultura
Under A Pale Grey Sky (Live)

2002 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Chaos DVD (DVD)

2002 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Arise

1991 - Roadrunner Records
  
Sepultura
Sepultura
Kairos

2011 - Nuclear Blast Records
  
Sepultura
Sepultura
Beneath The Remains

1989 - Roadrunner Records
  

Essayez aussi
Testament
Testament
The Legacy

1987 - Megaforce Records / Atlantic Records
  
Rumpelstiltskin Grinder
Rumpelstiltskin Grinder
Living for Death, Destroying the Rest

2009 - Relapse Records
  
Exodus
Exodus
Bonded By Blood

1985 - Torrid Records
  
Annihilator
Annihilator
Carnival Diablos

2001 - SPV
  
Overkill
Overkill
Bloodletting

2000 - SPV
  

FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique
Thorium
Blasphemy Awakes
Lire la chronique
Sacred Reich
Independent
Lire la chronique
Atavisma
The Chthonic Rituals
Lire la chronique
Gaerea
Unsettling Whispers
Lire la chronique
Throane + Wolves In The Throne Room
Lire le live report
Yob
Our Raw Heart
Lire la chronique
Extremity
Extremely Fucking Dead (EP)
Lire la chronique
Eternal Valley
The Falling Light
Lire la chronique