chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
26 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Condor - Condor

Chronique

Condor Condor
L'année dernière, thrash metal a rimé avec Norvège grâce au quarté gagnant Aura Noir, Nekromantheon, Tantara et Deathhammer. En 2013, le thrash est beaucoup moins à la fête. Les autres styles aussi vous me direz mais je crois que le thrash est vraiment le parent pauvre ces derniers temps. Condor allait-il relever le niveau dans un style bien UG comme j'aime? Je l'espérais d'autant plus que les Norvégiens seront au Live Evil à Londres la semaine prochaine.

Et qui dit Live Evil dit "band of the week" de Feinriz qui a donc honoré le trio originaire de sa ville natale Kolbotn sur son blog pour l'EP Speedwagon (2011) qui succédait à la démo Facing The First Winter (2010). Franchissant les étapes une à une, c'est donc tout logiquement que 2013 voit la sortie du premier full-length éponyme de Condor par le biais duquel je découvre le groupe. Mais Condor, ce n'est pas bien compliqué. Vous voyez Deathhammer? Hé bien c'est pareil, en moins bestial. On se bouffe donc du thrash de la première moitié des années 1980 qui pue le early Destruction, le old Slayer, le Metallica de Kill 'Em All et les débuts de Whiplash, le tout porté par une voix arrachée qui me rappelle parfois les Singapouriens de Xanadoo en plus bancale (quelques élans aigus à la Schmier qui partent en couille). La production se veut minimaliste, pas loin d'une démo, tout comme la pochette dessinée au crayon entre deux bitures. Et si les musiciens savent, je n'en doute pas, très bien se servir de leurs instruments, ils se contentent de jouer comme leurs aînés à l'époque. C'est à dire avec la fougue et la naïveté d'une jeunesse qui n'avait cure des notions de technique. Bref, plus old-school c'est des os de mammouth sur des rochers!

Niveau travail de reconstitution, Condor fait donc un boulot admirable, si bien qu'on se croirait revenu vers 1982-1983 quand le thrash et le metal extrême naissant fricotaient encore avec le heavy et le punk. En ce qui concerne la musique en elle-même, les Norvégiens s'en sortent aussi plutôt pas mal, sans non plus atteindre les sommets. Le combo joue pied au plancher 90% du temps, ce qui ravira les fans de tchouka-tchouka endiablé, et se pose de temps en temps sur du mid-tempo headbangant, voire du plus lent pour instaurer un soupçon d'ambiance comme sur l'intro toutefois longuette. Sur quelques morceaux ("Blood Fever", "Prophecies Of Death And Destruction", "The Possessor" dès le démarrage, l'"Outro" avec en guest Arlid Myren Torp de Nekromantheon/Obliteration), les meilleurs d'ailleurs, la formation sort les solos, activité dans laquelle elle se montre très adroite (comme le FN).

Alors tout ça, c'est plutôt pas mal, simple, efficace et entraînant mais ça ne vole pas non plus très haut. Ça ne se prend pas la tête, ça a bien compris l'attitude de l'époque mais ça manque de passages mémorables. C'est même assez répétitif côté rythmique, ce que la qualité des riffs, correcte sans plus, ne compense pas suffisamment. Par chance, les 32 courtes minutes de Condor évitent le vrai ennui et le disque passe en fait assez vite. Même si je lui préfère ses compatriotes de Deathhammer, Condor reste à conseiller aux amateurs de la vieille scène teutonne et des plus aiguisées des lames rouillées nord-américaines. Et puis j'ai tendance à me montrer indulgent face à ce genre de groupes UG qui a bien compris qu'on ne fera jamais mieux que les années 1980. Condor est un groupe ultra cliché, ultra passéiste (pas étonnant pour un combo au nom d'oiseau charognard de se nourrir de vieilles carcasses!) mais plutôt attachant et malgré la qualité "bien mais pas top" de ce premier opus, je me ferais une joie de les voir au Live Evil. Car je ne doute pas que sur scène ce soit une boucherie. Je finirais sur une blague géniale que le nom des Norvégiens m'a rappelé, parce que c'est marrant de rigoler. Comment s'appelle la femelle du condor? La chambre à coucher, parce que c'est là qu'on dort!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Condor
Thrash Metal
2013 - Demonhood Productions
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (2)  7.59/10

plus d'infos sur
Condor
Condor
Thrash Old-School - 2009 - Norvège
  

tracklist
01.   Intro
02.   Rising Terror
03.   Blood Fever
04.   Pagan Ritual
05.   Prophecies Of Death And Destruction
06.   The Possessor
07.   Sacrifice
08.   Chant Of Madness
09.   Outro

Durée : 32'02

line up
parution
27 Septembre 2013

voir aussi
Condor
Condor
Unstoppable Power

2017 - High Roller Records
  

Essayez plutôt
H2SO4
H2SO4
British Bangla Testament (EP)

2017 - Indépendant
  
Anthrax
Anthrax
The Greater Of Two Evils (Compil.)

2004 - Nuclear Blast Records
  
Witching Hour
Witching Hour
Rise Of The Desecrated

2009 - Evil Spell Records
  
Exodus
Exodus
Bonded By Blood

1985 - Torrid Records
  
Warfect
Warfect
Exoneration Denied

2013 - Cyclone Empire Records
  

MoM - Poésique Hors-Série : Du jeu vidéo au Metal Partie 2
Lire le podcast
Antagonism pour l'EP "Thrashocalypse"
Lire l'interview
Portal
ION
Lire la chronique
Uada
Cult Of A Dying Sun
Lire la chronique
Blood Red Fog
Thanatotic Supremacy
Lire la chronique
Sacred Reich
The American Way
Lire la chronique
Sadistik Forest
Morbid Majesties
Lire la chronique
The Beast of Nod
Vampira: Disciple of Chaos
Lire la chronique
Unearthly Trance
In the Red
Lire la chronique
Wyrms
Altuus Kronhorr - La monarc...
Lire la chronique
Bloody Hammers
The Horrific Case of Bloody...
Lire la chronique
Depravity
Evil Upheaval
Lire la chronique
Fuzzgod
Meet Your Maker (Démo)
Lire la chronique
Into Coffin
The Majestic Supremacy Of C...
Lire la chronique
Sun Of The Sleepless
To the Elements
Lire la chronique
Necros Christos
Domedon Doxomedon
Lire la chronique
Fragments Of Unbecoming
Perdition Portal (Chapter VI)
Lire la chronique
Dio
Holy Diver
Lire la chronique
Sleep + Sofy Major
Lire le live report
MoM Poésique - Regarde les Hommes Tomber
Lire le podcast
Warfuck
This Was Supposed to be Fun
Lire la chronique
Vacivus
Temple Of The Abyss
Lire la chronique
Satan présente GORGOROTH : de modèle à risée générale
Lire le podcast
Revel In Flesh
Relics Of The Deathkult (Co...
Lire la chronique
Stromptha
Odium Vult
Lire la chronique
Monolithe
Nebula Septem
Lire la chronique
Thou
The House Primordial (EP)
Lire la chronique
Lonewolf
Raised On Metal
Lire la chronique
Hot Knives
Static Bloom (EP)
Lire la chronique
MoM Hors-Série : Top 4 Prog
Lire le podcast