chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
21 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Iron Dogs - Free And Wild

Chronique

Iron Dogs Free And Wild
Ce que j'avais écouté de Cold Bitch, le premier album de Iron Dogs, m'avait bien émoustillé. Et pas que grâce à la pochette sexie. Malgré tout, je n'étais pas entré plus en profondeur dans l'univers des Canadiens. Mais voilà que le désormais duo (le guitariste Aidan Donovan laisse la place à la paire Dan Lee/Jo Capitalicide) récidive fin 2013 avec un nouvel album à nouveau illustré par une demoiselle nue et pleine de sang brandissant une épée d'un air vengeur et entourée de têtes coupées empalées sur des branches. Ça sent le bon rape & revenge à l'ancienne! Il n'en fallait pas plus pour m'exciter et me pousser à pénétrer dans ce Free And Wild débarqué sur Iron Bonehead (LP) et Dying Victims Productions (CD), même équipe que pour Cold Bitch en 2012.

À la vue de la photo promo du groupe, je ne peux m'empêcher de penser à la pochette de Metal Anarchy de Warfare, dont un morceau de l'opus suivant faisait d'ailleurs référence à des chiens. Mais ceux-ci étaient affamés et c'est chez leurs compatriotes d'Exciter qu'on pouvait trouver ceux en fer. Si Iron Dogs se fait cependant moins raw que les Anglais, les deux formations partagent bien un point commun. Celui d'insuffler une dose de punk dans leur heavy metal.

Ce n'est donc pas une surprise si je vous dis que Iron Dogs s'adonne à une sorte de NWOBHM punky. Pour faire simple, prenez les deux premiers albums de Iron Maiden, surtout l'éponyme, et vous aurez une bonne idée de ce qui vous attend sur ce Free And Wild, hommage vibrant au tout début des années 1980. Mais plus typé Metalucifer qu'Enforcer. Si vous préférez les productions soignées et les musiciens carrés, passez votre chemin. Car ici, ça sonne plutôt amateur. Attention, amateur dans le bon sens. Les Iron Dogs ne sont pas les plus fins techniciens du monde mais ils jouent avec le plus important: le cœur et les tripes (et du talent bien entendu!). À l'image du chant à l'arrache de Jo Capitalicide qui pourrait paraître bancal et presque faux mais qui n'en fait pas moins le boulot puisque ces lignes se révèlent des plus catchies et dynamiques, donnant même à l'opus du caractère et un certain charme qu'il n'aurait pas eu avec un chanteur heavy plus classique.

Catchies et dynamiques, les parties de guitares le sont aussi. Mine de rien, Iron Dogs sait manier le manche en alternant/superposant riffs mélodiques sautillants et riffs punks plus simplistes. Le tout sur des rythmiques souvent entraînantes (seul "Kingdom Of Steel" traîne un peu la patte) sur lesquelles il est difficile de rester stoïque. Rajoutez aussi des solos à la cool et de la basse pas farouche qui ressort régulièrement entre les lignes. Simplicité, efficacité, groove et mélodie sont ainsi les maîtres-mots des neuf morceaux de Free And Wild dont il émane une fraîcheur et une sincérité qui donnent une pêche d'enfer. 28 minutes, c'est peu mais le duo d'Ottawa évite ainsi toute redondance, ennui ou remplissage en allant à l'essentiel avec que des petites bombes heavy d'homme ("Kingdom Of Steel" et "Storm Warning" pètent juste un peu moins). Certains titres se démarquent toutefois, en particulier "Free And Wild" dont le refrain fédérateur donne envie d'aller courir tout nu dans les bois, "Cannibal Death Cult" et ses mélodies imparables ainsi que l'ultra efficace "Island Of The Dead" qui clôt l'album de la plus jouissive des façons avec ses élans speed metal et ses chœurs "oh oh oh oh oh" qu'on se voit déjà reprendre en live. Sans oublier bien sûr la géniale "Firebird" qui sert d'introduction au disque et premier extrait mis en ligne qui m'a convaincu d'aller plus loin. Outre la qualité de ce morceau old-school à mort, c'est aussi la vidéo série Z qui a réussi à m'endoctriner. Tout Iron Dogs est résumé dans ce clip, de la musique de connaisseur à l'attitude pas prise de tête.

Si vous n'accrochez pas ou la trouvez carrément ridicule, n'insistez pas, Iron Dogs n'est pas pour vous. Iron Dogs, ce n'est de toute façon par pour tout le monde, même en ces temps de revival. Les fans de NWOBHM obscur surtout devraient y trouver leur compte tant les morceaux de Free And Wild me semblent gorgés des meilleures choses que le genre pouvait offrir, entre rythmiques entraînantes, mélodies de riff mémorables, chant rock 'n roll, esprit punk et insouciance bad-ass. Tout n'est pas parfait bien sûr mais heureusement, j'ai envie de dire. Parce que la perfection, c'est chiant!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
02/02/2014 16:30
Il faut que je l'achete celui-la, j'aime beaucoup le heavy de ce genre !
KPM citer
KPM
20/01/2014 13:08
Haha bon effectivement comme tu le dis je ne vais peut-être pas insister, terrible impression d'entendre le groupe de metal qui vient jouer pour le Bal des Pompiers. Par contre ce clip, presque du niveau de Call of the Wintermoon !
AxGxB citer
AxGxB
20/01/2014 12:21
Le clip vaut en effet le détour, après... Mr Green

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Iron Dogs
Punkish Heavy Metal
2013 - Iron Bonehead Productions
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (10)  6.25/10

plus d'infos sur
Iron Dogs
Iron Dogs
Punkish Heavy Metal - 2011 - Canada
  

écoutez
vidéos
Firebird
Firebird
Iron Dogs

Extrait de "Free And Wild"
  

tracklist
01.   Firebird
02.   Kingdom Of Steel
03.   Free And Wild
04.   Adversity
05.   Evil In The Keep
06.   Cannibal Death Cult
07.   Storm Warning
08.   Island Of The Dead

Durée : 28'58

line up
parution
2 Décembre 2013

MoM - Poésique Hors-Série : Du jeu vidéo au Metal Partie 2
Lire le podcast
Antagonism pour l'EP "Thrashocalypse"
Lire l'interview
Portal
ION
Lire la chronique
Uada
Cult Of A Dying Sun
Lire la chronique
Blood Red Fog
Thanatotic Supremacy
Lire la chronique
Sacred Reich
The American Way
Lire la chronique
Sadistik Forest
Morbid Majesties
Lire la chronique
The Beast of Nod
Vampira: Disciple of Chaos
Lire la chronique
Unearthly Trance
In the Red
Lire la chronique
Wyrms
Altuus Kronhorr - La monarc...
Lire la chronique
Bloody Hammers
The Horrific Case of Bloody...
Lire la chronique
Depravity
Evil Upheaval
Lire la chronique
Fuzzgod
Meet Your Maker (Démo)
Lire la chronique
Into Coffin
The Majestic Supremacy Of C...
Lire la chronique
Sun Of The Sleepless
To the Elements
Lire la chronique
Necros Christos
Domedon Doxomedon
Lire la chronique
Fragments Of Unbecoming
Perdition Portal (Chapter VI)
Lire la chronique
Dio
Holy Diver
Lire la chronique
Sleep + Sofy Major
Lire le live report
MoM Poésique - Regarde les Hommes Tomber
Lire le podcast
Warfuck
This Was Supposed to be Fun
Lire la chronique
Vacivus
Temple Of The Abyss
Lire la chronique
Satan présente GORGOROTH : de modèle à risée générale
Lire le podcast
Revel In Flesh
Relics Of The Deathkult (Co...
Lire la chronique
Stromptha
Odium Vult
Lire la chronique
Monolithe
Nebula Septem
Lire la chronique
Thou
The House Primordial (EP)
Lire la chronique
Lonewolf
Raised On Metal
Lire la chronique
Hot Knives
Static Bloom (EP)
Lire la chronique
MoM Hors-Série : Top 4 Prog
Lire le podcast