chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
22 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Woodtemple - Forgotten Pride

Chronique

Woodtemple Forgotten Pride
« T’as copié ! ».
« Nan j’ai pas copié, c’est toi qu’as copié ! »


Copier, c’est mal. Alors si vous écoutez WOODTEMPLE vous allez justement vous dire que le groupe autrichien est très, très, très mauvais ! Je vous entends déjà murmurer : « Mais c’est une copie conforme du GRAVELAND actuel ! Il vole la formule pagan épique envolé à la sauce Valkyrie du Polonais ! ». Oui, mais voilà, il faut être un peu mesuré, pour plusieurs raisons. Tout d’abord il faut se souvenir qu’Aramath, l’unique membre de WOODTEMPLE, ne s’est pas mis à faire ce style d’un coup d’un seul avec ce nouvel opus. Il avait déjà ce style de composition en 2006, alors que Rob Darken (de GRAVELAND bien entendu) n’en était pas encore au même rendu sonore. Il était sur la voie mais il n’avait pas encore plongé dans le tout majestueux. Certains futés se disent alors : « Ah, ce serait donc lui le réel copieur ? D’autant que les deux groupes étaient sur le même label en ce temps-là ! Oh oh oh ! ». Et bien là encore, restez méfiant ! C’est vrai que les deux hommes se connaissent bien et ils ont même affirmé leur amitié dans le passé, mais rien ne permet d’assurer que l’un ou l’autre a volé la formule de son comparse. Il est même plutôt possible qu’ils se soient inter-influencés. Mais comme GRAVELAND a sorti des albums à la pelle, on a tendance à lui délivrer le trophée du créateur du style, alors qu’il n’en serait que le plus célèbre représentant.

Quoi qu’il en soit, les discussions vont couper court grâce à cette nouvelle sortie puisque Rob Darken se retrouve désormais membre de WOODTEMPLE. Il n’en assure que la basse, mais c’est un message suffisamment clair et fort. Cela ne signifie-t-il pas que Monsieur GRAVELAND estime devoir quelque chose à son camarade ? Et Amarath, en partageant l’affiche, montre quant à lui qu’il a effectivement des liens indéniables avec son aîné. Tout le monde avoue et assume donc les similitudes. C’est un beau pied de nez.

Alors qu’est-ce que cela donne quand WOODTEMPLE accueille GRAVELAND ? Un résultat bien convaincant. Sans être parfait, l’album parvient à créer les ambiances et les images qu’on attendait. C’est la guerre des dieux, le choc des Titans, le épées célestes qui se croisent et froment des étincelles de la force de la foudre. Bref, exactement ce que l’auditeur averti attendait. La musique épique voit voler les guitares, les vocaux ronchonnent et grattent fortement sur les consonnes, les chœurs féminins en arrière font office de nappes mélodiques… C’est exactement ce que les 4 derniers albums de GRAVELAND. Enfin, attention, c’est exactement ce que le Polonais fait sur ses morceaux moins rapides. Car ici c’est principalement mid tempo alors que chez GRAVELAND on trouve encore des moments plus excités. Peu de choses séparent ainsi les deux formations. Il y a bien quelques vocaux clairs, d’ailleurs très bons, mais ils ne font que deux apparitions et uniquement quelques secondes. On en redemande.

Du côté des défauts, certains seront choqués par la batterie qui est aussi la même que chez GRAVELAND, au son programmé, distant et « inhumain ». Je n'ai jamais rien eu contre les claviers et les BaR, donc moi je ne me plaindrais pas. Par contre, la fin de l’album est assez étrange, avec deux morceaux instrumentaux courts, dépassant timidement les deux minutes. Un intermède suivi d’une « outro ». Ordre un peu bancal... Il aurait fallu en placer un entre les trois vrais titres. Oui, trois seulement. C’est là l’autre problème. Une intro, un intermède et une conclusion, donc il ne reste que trois titres, et ils ne cumulent que 25 minutes. Pour un groupe qui n’avait pas sorti d’album depuis 6 ans, on s’attendait à plus.

Fan de GRAVELAND et déçu que le groupe se concentre plus à ressortir ses anciens albums dans des versions actualisées qu’à composer des nouveautés ? Eh bien achetez WOODTEMPLE en vous attendant à avoir la même chose. Exactement la même chose.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Woodtemple
Black pagan épique sauce Valkyrie
2014 - Sacrilege Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (8)  5.43/10

plus d'infos sur
Woodtemple
Woodtemple
Black pagan épique sauce Valkyrie - 1998 - Autriche
  

tracklist
01.   Intro
02.   Forgotten Pride
03.   Sign of the Sun
04.   So Far Away
05.   Eternal Silence
06.   Outro

Durée : 31:03

line up
parution
30 Septembre 2014

At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique
Gontyna Kry
Ignipoten
Lire la chronique
Cult Of Occult
Anti Life
Lire la chronique
Ulver
The Assassination of Julius...
Lire la chronique
Pryapisme
Epic Loon
Lire la chronique
NORTH OF THE WALL 2018
Abyssal + Bismuth + Bölzer ...
Lire le live report
Nervosa
Downfall of Mankind
Lire la chronique
Nuit Macabre
Perversion de Dieu (EP)
Lire la chronique
Hideous Divinity + Origin + Rings Of Saturn + Graveslave
Lire le live report
Gravehill
The Unchaste, The Profane &...
Lire la chronique