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Saor - Aura

Chronique

Saor Aura
Vous savez peut-être que je m’obstine à ne parler que des albums sortis dans les 12 derniers mois, afin de coller à l’actualité et me mettre des limites. Il est rare que je fasse des entorses à mes décisions, mais en voilà une. Aura est sorti en juin 2014. Trois raisons principales expliquent mon envie d’en parler maintenant.

La première, c’est que j’avais chroniqué l’album précédent, et que je vais faire le prochain, qui arrive dans quelques semaines. Enfin, j’ai du mal à parler de « précédent » quand je pense à Roots parce qu’en 2013 il est sorti sous le nom de groupe ÀRSAIDH. C’est début 2015 qu’il a été reproposé sous une nouvelle version. Comme ma chronique l’expliquait, l’unique membre Andy Marshall regrettait le nom de groupe qu’il jugeait finalement ne pas avoir une typographie et une prononciation adéquate. Du coup il passait à SAOR, qui signifie « liberté » en langue gaélique et qui fait référence au mouvement d’indépendance écossaise. Roots avait de beaux avantages, mais il ne laissait pas présager la qualité de l’album qui allait suivre.

C’est d’ailleurs la deuxième raison qui me pousse à en parler. Je me l’étais procuré en retard, quelques mois après sa sortie, et je me souviens bien d’un lecteur qui regrettait qu’il n’ait pas été chroniqué lorsqu’était venue l’heure de faire les comptes de l’année. Je m’efforçais tout de même de créer une page pour que ceux qui le désirent votent pour lui. J’ai ensuite reçu Aura. Je n’ai pas décroché depuis. C’est effectivement l’un des meilleurs albums de 2014. Sans en rajouter, je dois admettre que le meilleur terme qui le définit est « miraculeux ». Tout y est parfait. Des compositions au son, des ambiances à la durée, des vocaux aux divers ajouts. Aura est composé de 5 pistes, qui ont une moyenne de 11 minutes. Des morceaux longs, sur le papier, mais qui sont des œuvres riches, magistrales, irrésistibles. C’est un black metal atmosphérique dévoué aux terres de son créateur. Et donc presque entièrement accompagné de mélodies, d’instruments et de vocaux secondaires liés à l’Écosse. Des flûtes, des cordes, des percussions (plus rares), des chœurs, et même des vocaux féminins qui emmènent loin, très loin. Pas nécessairement loin d’un point de vue territorial, mais loin dans le sens temporel et surtout spirituel. Les émotions sont fortes et peuvent carrément valoir celles de SUMMONING, AGALOCH ou ROTTING CHRIST, trois groupes qui sont à la fois très différents, et très similaires à SAOR. Car étonnamment je placerais cet album à la croisée des chemins de ces trois formations. Émotions. Force et douceur qui se côtoient. Images qui s’installent instantanément dans l’esprit... Il y a vraiment tout ce qu’il faut sur cette petite heure de jeu, et aucun moment, véritablement aucun moment, n’est faible. Les ingrédients ont beau être tous employés dès les premières minutes de l’album et se répéter sur les suivants, aucune lassitude ne pointe son nez grâce à ces mélodies parfaites, et à ces ajouts distillés excellemment.

La dernière raison qui me force à parler de SAOR, c’est d’être tombé sur des commentaires critiquant le côté « hype ». Un terme sur lequel nous discutions justement récemment entre chroniqueurs de Thrashocore. Bien évidemment, on a du mal à prendre au sérieux celui qui aime un groupe parce qu’il est de bon goût de l’apprécier, mais que penser de celui qui n’aime pas un groupe pour la simple raison qu’il est hype ? Il juge un album non plus en fonction de ses propres goûts, mais selon les commentaires extérieurs. Finalement il reproduit la même chose que ce qu’il critique, son opinion étant tout autant parasitée par la hype. Il me semblait donc important de partager mon avis extrêmement favorables sur Aura, auquel je n’ai qu’un seul reproche à faire, et encore il n’y est pour rien, c’est de me faire apercevoir par moment Jack et Rose sombrant de leur Titanic... Maintenant il faut attendre la suite, ce sera le 11 novembre 2016, avec Guardian.

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5 COMMENTAIRE(S)

Batu citer
Batu
29/10/2016 01:52
D'ailleurs le nouvel album sorti cette année continue davantage dans cette veine atmosphérique (utilisation presque constante d'instruments folkloriques) et est bien lourd aussi, en plus d'avoir une magnifique pochette.

Définitivement un groupe qui me parle.
AxGxB citer
AxGxB
21/09/2016 11:26
Goodnacht a écrit : Et ben c'est du tout bon ! Bien moins chiant qu'un Fuath en tout cas...

Oh bah carrément...

Goodnacht a écrit : (Si le new Darkthrone prend plus de 4/10, je me pends !)

Haha, tu vas me détester alors. Il aura probablement bien plus que 4.
Neurocatharsis citer
Neurocatharsis
20/09/2016 21:32
Goodnacht a écrit : D'ailleurs j'attends la chro du dernier Moonsorrow depuis 6 mois. Pitié !

Pas d'inquiétudes, elle arrive bientôt Clin d'oeil
Dysthymie citer
Dysthymie
20/09/2016 19:32
Goodnacht a écrit :
(Si le new Darkthrone prend plus de 4/10, je me pends !)



Prépare la corde ! Mr Green
Goodnacht citer
Goodnacht
20/09/2016 15:24
Et ben c'est du tout bon ! Bien moins chiant qu'un Fuath en tout cas...

J'y ai trouver moins d'émotions que le chroniqueur mais c'est plus que plaisant à l'écoute.

J'adore ce son. adapté et donnant un cachet authentique au truc. Ca reste quand même du sous-Panopticon quand même.

Du bon black metal paysagiste !


(top 2016 : Forteresse, Inquisition, Throane et Moonsorrow)

(Si le new Darkthrone prend plus de 4/10, je me pends !)

D'ailleurs j'attends la chro du dernier Moonsorrow depuis 6 mois. Pitié !


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Saor
Black metal atmosphérique
2014 - Northern Silence Productions
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (3)  7.83/10
Webzines : (10)  8/10

plus d'infos sur
Saor
Saor
Black atmosphérique des Highlands - 2013 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   Children of the Mist
02.   Aura
03.   The Awakening
04.   Farewell
05.   Pillars of the Earth

Durée : 56:37

line up
parution
6 Juin 2014

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