chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
57 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Impiety - Kaos Kommand 696

Chronique

Impiety Kaos Kommand 696
Impiety. Sujet assez épineux tant la formation de Singapour a tour à tour alterné entre le très bon et le très moyen. Un parcours fait d'errances donc (« Worshippers Of The Seventh Tyranny » pas inintéressant mais très mal exploité) et un groupe qui peine à retrouver son lustre d'antan, malgré quelques tentatives couillues (l'EP « Advent of the Nuclear Baphomet » envoyait le bois). En effet, leur dernier disque affiche sans complexe une tendance pour aller vers le Death, ce qui ne me convient vraiment pas. Impiety s'est adouci et a incorporé dans son rendu sonore une forte dose de modernité et de polissage. Bref, peu me chaut puisque de toute manière, il est toujours possible de retourner jeter une oreille sur les disques plus anciens du combo. Parmi eux, le plus culte, le plus direct et celui qui a assis Impiety sur le trône de la brutalité : « Kaos Kommand 696 ». Et ça commence dès l'artwork avec cette omniprésence des fusils d'assaut sur l'album. Franchement pas loin de ce qu'on pourrait trouver sur une mixtape de Gucci Mane, le but affiché d'Impiety dans ses paroles est de « Shoot At 'Em » et pourquoi pas « Fuck Some Hoes » si l'occasion se présente, vu la teneur parfois sexuelo-satanique des paroles.

Dès l'introduction du premier titre, on voit le concept se poursuivre en musique. Des chants grégoriens bientôt coupés par la déferlante des balles. Impiety sort les Kalash comme à Marseille (ouais, un peu facile...). Un sample franchement « direct dans le tas » qui peut faire rire ou pleurer mais qui a le mérite d'être clair : « Kaos Kommand 696 » ne va surtout pas se poser de questions. Et il le fait tellement bien qu'on pourrait limite appeler ça « l'art d'être primitif ». Si j'ai explosé l'année dernière mon quota de guimauves-coeurs-poney-licorne, ce disque est un de ceux qui fait pencher la balance de l'autre côté. Du sang, des balles, des chrétiens égorgés et vas-y que je te rafale dans la populace en random façon Daesch. Genghis Kahn, les Huns, la politique de la Terre brulée : oui, Impiety sur ce disque c'est une armée qui dévaste les villages, pille les biens et égorge femmes et enfants. Oulà, ça fait peur ça, hein ?

On est prévenu dès le premier titre de ce qui va suivre : boucherie. Et encore, le terme est faible : boucherie-charcuterie-traiteur plutôt et surtout en ce qui concerne la production. Clean et puissante certes, mais conservant une racine un peu sale, un peu coupée au hasard sur certains passages (des micros-silences d'une demi-seconde font souvent leur apparition au milieu des titres) ce qui permet de ne pas laisser la bestialité inhérente au combo sur le bord de la route. Shyaithan et ses petits amis du jour ne s’embarrassent pas franchement de mélodies. Bon d'accord, on peut observer quelques riffs un poil plus épiques, notamment sur « Apokalyptik Nuclear Battlebeasts » qui permettent à l'album de sur-passer un peu son statut bas-du-front. Nonobstant ces quelques détails qui surprennent l'auditeur (« Wah ! Un riff touchant ? »), nous sommes tout de même devant un monument à la gloire de Mars ou autre divinité guerrière. Ouais, j'avais la flemme d'aller chercher un Dieu Maya en référence sur Wikipédia pour paraître cultivé, je chronique Impiety.

Mais alors, allez vous me dire chers lecteurs toujours avides de questions et d'échanges avec votre webzine favori : « Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ? ». C'est vrai que ce cocktail de Death/Black sauce Bestial a été pratiqué par un grand nombre de formations plus ou moins cotées. La réponse est simple : la régularité. C'est cette constance dans la qualité du riffing, dans l'exécution nette et précise des compositions et dans la prestation vocale de Shyaithan – il y croit à son délire, le bougre ! - qui forme le petit plus de « Kaos Kommand 696 ». Alors d'aucun pourront toujours dire que si c'est propre et calé, ce n'est plus vraiment primaire. Je peux comprendre ce point de vue mais je vous assure que cette ogive n'est pas un vulgaire petit obus ridicule mais bel et bien un missile sol-air à la puissance démesurée. « Atomic Wrath Of Azazel », « Abominate, Fornicate, Desecrate ! », « Wardaemonic Overkill » sont autant de morceaux de bravoure qui feront taire les mauvaises langues. Il n'y a rien à jeter dans ces quarante minutes de pulvérisation en règle. Sincèrement, c'est tellement énervé que si il y a curé dans un rayon de cinquante kilomètres pendant que vous écoutez ce skeud, il implose sur place.

Vous l'aurez compris, Impiety a frappé très très fort à l'automne 2002 avec ce « Kaos Kommand 696 » qui s'impose pour moi comme un incontournable de la scène Black/Death Bestial (aussi appelée War Metal, mais je trouve ça ridicule comme terme...). Amateurs de brutalité, soyez au rendez-vous car si vous appréciez quand un groupe tape dur sans faire de chichis, les habitants de Singapour sauront vous combler. Pour les curieux un peu moins habitués à ce genre de déflagration sonore, sachez que ce full-lenght a été le déclencheur qui m'a poussé à aller creuser cette partie du Black/Death essentiellement composée de fous-furieux. Une bonne porte d'entrée pour ce genre de son sans pitié. Et pour une fois, même si je ne suis pas du genre à faire ce genre de conneries, j'aurais presque envie de lâcher un « All Hail Impiety ». Allez, et merde...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

6 COMMENTAIRE(S)

Kedran citer
Kedran
12/12/2017 00:07
dantefever a écrit :
Vu au Ferrailleur à Nantes, c'était complètement à chier. Le groupe était à fond, pas de soucis, mais le son était simplement immonde. D'ailleurs ça m'a foutu hors de moi, une des salles réputées pour le metal en France pas foutue de donner un son correct à un groupe culte ... Affligeant.


J'imagine ta déception, pour le coup à Nancy c'était vraiment infernal mais dans le bon sens du terme, c'était cru mais audible, aucun problème pour discerner les instruments. Et comme le groupe était à fond comme tu dis je ne regrette pas de m'être déplacé.
AxGxB citer
AxGxB
11/12/2017 14:50
A Paris c'était excellent et le son était plus que correct. Avant Impiety, Necrowretch et Ritualization ont mis les points sur les i. Omnious Shrine c'était pas mal mais ça manquait un poil de rythme.
dantefever citer
dantefever
11/12/2017 13:22
FleshOvSatan a écrit : Vu dans un bar à Nancy Samedi, c'était quand même au top.
Majoritairement une Set-list Terroreign, Kaos Kommand et Formidonis.


Vu au Ferrailleur à Nantes, c'était complètement à chier. Le groupe était à fond, pas de soucis, mais le son était simplement immonde. D'ailleurs ça m'a foutu hors de moi, une des salles réputées pour le metal en France pas foutue de donner un son correct à un groupe culte ... Affligeant.
FleshOvSatan citer
FleshOvSatan
11/12/2017 11:14
note: 9/10
Vu dans un bar à Nancy Samedi, c'était quand même au top.
Majoritairement une Set-list Terroreign, Kaos Kommand et Formidonis.
dantefever citer
dantefever
06/12/2017 12:46
Bizarrement je l'adore pas celui-ci ... Je préfère de loin Terroreign
Kedran citer
Kedran
24/03/2015 21:11
Ben tiens c'est l'occasion de m'y mettre, je ne connaissais Impiety que de nom, les 2 morceaux et la chronique me donne envie d'en savoir plus.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Impiety
Black-Death Bestial
2002 - Osmose Productions
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (3)  6.83/10
Webzines : (7)  6.89/10

plus d'infos sur
Impiety
Impiety
War metal - 1990 - Singapour
  

tracklist
01.   Christfuckingchrist  (04:53)
02.   Apokalyptik Nuklear Battlebeasts  (03:17)
03.   Wardaemonic Overkill  (04:47)
04.   Atomic Wrath of Azzazzel  (05:36)
05.   Bestial Genocidal Goatvomit  (04:43)
06.   Bloodred Angelshred  (05:23)
07.   Abominate, Fornicate, Desecrate!  (04:31)
08.   Kaos Kommand 696  (06:14)

Durée : 39.24 min.

line up
voir aussi
Impiety
Impiety
Formidonis Nex Cultus

2007 - Agonia Records
  
Impiety
Impiety
Dominator (EP)

2008 - Pulverised Records
  

Urn
The Burning
Lire la chronique
Sombre Croisade
Balancier des âmes
Lire la chronique
Rebaelliun
Bringer Of War (The Last St...
Lire la chronique
Morse
Pathetic Mankind
Lire la chronique
Canine
The Uprising
Lire la chronique
Limbonic Art
Spectre Abysm
Lire la chronique
Degial
Predator Reign
Lire la chronique
Rude
Remnants
Lire la chronique
Anatomia
Cranial Obsession
Lire la chronique
Dawn Ray'd
The Unlawful Assembly
Lire la chronique
Embittered Spunk Cadaver
The Final Throes of our Dyi...
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Eldamar
A Dark Forgotten Past
Lire la chronique
Heir pour l'album "Au Peuple De L'abîme"
Lire l'interview
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
The Faceless
In Becoming A Ghost
Lire la chronique
Necrovorous
Plains Of Decay
Lire la chronique
Impureza
La Caída de Tonatiuh
Lire la chronique
Loading Data
Double Disco Animal Style
Lire la chronique
Also Sprach Zarathustra
LAIBACH
Lire le live report
Paradise Lost
Medusa
Lire la chronique
W.E.B.
Tartarus
Lire la chronique
Havukruunu
Kelle surut soi
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique
Fretmiden
Omen
Lire la chronique
Air Raid
Across The Line
Lire la chronique
Les concepts dans le BM ! Pffffffffff.
Lire le podcast
Venere
Venere (Démo)
Lire la chronique
Foreseen
Grave Danger
Lire la chronique
Black Rainbows
Holy Moon (EP)
Lire la chronique